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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:53
11 juin, 25 juin en grève contre les mortelles équations de nos gouvernants

Travail en 12h, 35h transformées en ARTT, suppressions de jours de repos... en poussant à la productivité les zélés serviteurs du gouvernement imposent des conditions de travail de plus en plus morbides.

Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas

La conclusion des deux experts, invités à la dernière session de la sous-commission du CHSCT du Conseil Supérieur de la FPH sur l’organisation du travail en 12h est claire : cette organisation du travail est à éviter parce que morbide... tout comme le travail de nuit. Dans tous les cas il faut éviter le travail en alternance jour/nuit.

La seule réaction, hypocrite pour nous de la FHF à cette réunion a été de demander comment faire avec les agents qui veulent travailler en 12h...

Maintenant, c’est officiel, au-delà des personnels qui finissent par quitter le secteur du soin et celles et ceux qui plongent en dépression ou pire attentent à leurs jours, les rythmes de travail imposés tuent.
L’occurrence du cancer du sein chez les femmes travaillant de nuit est largement démontrée, les personnels travaillant en alternance ont une durée de vie diminuée, jusqu’à 7 ans

Mathématiques sordides

En transformant les 35h en ARTT (Aménagement et Réduction du Temps de Travail), les gouvernant-es nous ont imposé un marché de dupe.

Le "A" de "aménagement", en réduisant la durée de la journée de travail, en imposant la flexibilité et l’annualisation, sans compenser en personnel le temps de travail libéré, les salarié-es se trouvent obligé-es de travailler autant qu’avant l’ARTT avec du personnel en moins.
Le projet actuel du ministère de ramener le nombre de jours RTT à 15, sur les 20 initialement prévus par la loi, produira un gain de « productivité » facile à calculer pour la FPH : ce seront 21780 équivalent temps pleins qui seront économisés sur le dos des personnels.
Comme cela ne suffit pas pour nos « économes patron-nes », ils cherchent à nous supprimer les temps de repas, les temps d’habillage, les jours spécifiques locaux, ralentir les avancements d’échelons, les passages de grade…

Conditions de soins dégradées

Si les personnels sont pressés comme des citrons, la qualité des soins et le sens du travail en pâtissent.
Cette nouvelle réduction du temps de travail quotidien va entraîner la suppression du temps nécessaire aux transmissions entre équipes, l’accumulation d’heures supplémentaires... et conduiront à l’usure professionnelle, à la mécanisation (taylorisation) des actes.

Si cela ne suffisait pas encore, les techniques de management moderne viennent enfoncer le clou.

Qu’elle s’appellent :
Benchmarking, contrôle par comparaison de temps d’activité entre professionnels, services ou établissements, pour imposer des cadences toujours plus infernales
ou lean management visant par des études à gommer tous les temps morts et concentrer les agent-es sur des tâches de plus en plus ciblées,
toutes conduisent à une déshumanisation totale du système.

Déshumanisation des personnels et déshumanisation des soins.

Les conséquences se chiffrent en usure professionnelle, dépression, suicide, ou rejet du métier pour sauver sa peau.
ça se chiffre aussi pour la population par ce qui est appelé cyniquement par nos gestionnaires une « perte de chance » pour les patients.

Ca suffit ! Il faut reprendre la main.

Il est plus que temps que tous les personnels du secteur sanitaire se révoltent, pour leur propre survie et pour la qualité des soins auxquels les patient-es et les résident-es ont droit.

Pour faire face à la morbidité du travail en alternance ou de nuit, pour retrouver des organisations de travail maitrisées par les professionnels sur le terrain et retrouver le temps de la relation avec les patients, pour penser le soin ou l’activité quelle quel soit, pour pouvoir enfin récupérer de l’intensité de la charge physique et psychologique du travail, il est nécessaire de reprendre la main sur nos organisations de travail.

  • Cela passe par le retour à une journée de travail de référence en 8 heures le jour et 10h la nuit ce qui permet de ménager des temps de transmission.
  • Cela passe par une semaine avec trois RH pour les équipes de jour et quatre pour les équipes de nuit.
  • Cela passe aussi et surtout par une embauche correspondante et le retour à des effectifs de nature à lâcher la pression.
  • Cela passe enfin par un encadrement de proximité et non managérial.
Cela passera par la lutte pour l’obtenir.

Tous nous avons à y gagner, personnels soignants ou non pour notre qualité de vie et les citoyen-nes pour la qualité de soin et de prise en charge qu’ils sont en droit d’exiger. Toutes et tous nous avons à gagner à la création d’emplois qualifiés.

A l’hôpital y’a trop de travail, à l’extérieur y’a trop de chômeurs, embauchez !

Nous n’aurons que ce que nous prendrons et pour le dire et le faire savoir, nous prendrons la rue le 11 juin, et encore le 25 juin et à la rentrée s’il le faut.
Professionnel-les, usager-ères, toutes et tous uni-es pour imposer une autre politique, pour en finir avec une austérité qui ne rapporte qu’aux banques et à la finance, pour retrouver le chemin de la construction politique d’une société au service de l’humain.

le 11 juin toutes et tous en grève toutes et tous en manifestation
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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 09:49
 Hôpitaux en lutte:Tract d'appel au 11 juin 2015

Pour faire du 11 juin le " Jeudi noir" de la santé !

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 09:37
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 13:20
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 11:18

 

Contre l'austérité, trois syndicats, la CGT, FO et Solidaires, ont appelé mardi l'ensemble des salariés, du public et du privé, à observer une journée de grève nationale le 9 avril. "Le pacte de responsabilité, la rigueur budgétaire, nombre de dispositions du projet de loi libéral Macron aggravent la situation des salariés", ont estimé les représentants de ces trois organisations réunis en intersyndicale au siège parisien de FO, dans une déclaration commune.

 

Selon ces syndicats, "de nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d'ores et déjà engagées dans les entreprises". "Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu'ils y répondent, la CGT, FO et Solidaires s'engagent dans un processus de mobilisation", expliquent-elles.

 

"Une première étape importante"

 

 

Pascal Pavageau, membre de la direction de FO, a précisé à l'issue de la rencontre que l'initiative se concentrait autour de l'appel à "une grève interprofessionnelle" et permettait, "autour de cette date du 9 avril, de faire converger les actions engagées dans les différentes filières et branches" professionnelles. "Il s'agit d'une première étape importante", a ajouté Virginie Gensel-Imbrecht, membre de la nouvelle direction de la CGT.

 

"Après ce qui s'est passé avec le projet de loi Macron" mardi où le gouvernement a décidé de recourir à l'article 49-3 de la Constitution pour le faire adopter, "il est nécessaire de proposer la mobilisation des salariés dans leur ensemble", a-t-elle ajouté. Toutefois, a précisé M. Pavageau, "le 9 avril n'est pas une journée de grève interprofessionnelle contre la loi Macron", mais cette loi "renforce une situation extrêmement dégradée et intenable".

 

Pour Verveine Angéli, porte-parole de Solidaires, cette mobilisation est "positive et attendue par les salariés". Bernadette Groison, numéro un de la FSU, présente à cette intersyndicale, a affirmé que son syndicat déciderait au mois de mars s'il allait rejoindre cette action.

 

 

Différences d'analyse

 

 

Les modalités précises de cette initiative - notamment concernant les appels à des manifestations - seront décidées prochainement par les organisations concernées. L'intersyndicale avait été proposée par le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, qui avait un mandat de son congrès réuni à Tours, début février, pour proposer aux autres syndicats d'organiser ensemble une journée de grève contre l'austérité.

 

Mais les centrales réformistes CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa ne se sont pas montrées au diapason. Elles ont décliné l'invitation, faisant état de différences d'analyse, notamment sur le pacte de responsabilité. Le 9 avril sera donc une nouvelle fois une initiative à l'appel de Force ouvrière, de la CGT et de Solidaires, qui ont déjà battu le pavé ensemble à plusieurs reprises depuis deux ans , notamment contre la réforme des retraites et le pacte de responsabilité.

 

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:45

Les Urgences adultes du CHU de Rennes sont dimensionnées, en taille et en effectifs, pour pouvoir accueillir en même temps 41 personnes physiques. Et comme chaque hiver, les urgences sont débordées, frôlant régulièrement les 200% d’occupation ! Jusqu’à 79 patients le 20/1, 73 le 3 février, 72 les 5 et 6 février, et même 86 patients le 9/2.

 

La Direction accuse l’épidémie de grippe pour expliquer les difficultés à désengorger les Urgences. Pourtant, cette situation était prévisible : rien qu’en 2014, le CHU a sciemment fermé 46 lits d’aval des Urgences au cours de différentes restructurations, se privant volontairement de ces soupapes de sécurité au profit de places de chirurgie plus rentables. Elle a alors beau jeu de rouvrir ponctuellement 12 lits à l’Hôpital Sud lorsque la situation devient trop critique

 

Ce faisant, la Direction du CHU est donc directement responsable de la dégradation de la prise en charge des patients en Urgence, qui ne tient que par la conscience professionnelle de soignants épuisés, travaillant dans des conditions d’insécurité totale, en l’absence de toute dignité pour les patients qui sont relégués en nombre dans les couloirs, en chemisette, sur de simples brancards.

 

Le syndicat SUD Santé Sociaux dénonce cette situation qui n’a rien d’une fatalité hivernale, mais qui est bien plutôt le résultat d’une politique concertée qui privilégie des logiques économiques, fort contestables par ailleurs, aux objectifs de prise en charge de la population dignes d’un service public moderne.

Source: Sud CHU Rennes
toute ressemblance avec une situation existante ne serait être purement fortuite

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 11:56

Publié le 07/02/2015; ladepeche.fr

Réunis hier à l'Ehpad de Castelsarrasin, l'ensemble des représentants syndicats de l'hôpital de Montauban et de Castelsarrasin - Moissac (CGT, CFDT et FO), ont lancé un véritable cri d'alarme, la direction de l'hôpital de Montauban ayant annoncé la suppression du tiers de ses capacités de chirurgie orthopédique. «Ce sont 11 lits sur les 32 existants qui sont, purement et simplement, supprimés d'ici le 27 avril, déclarait Yannick Petitou, le secrétaire CGT du CH Montauban auquel s'était joint Anne-Catherine Alaux (CFDT) et Isabelle Lacombe (FO). «Cette fermeture va engendrer une dizaine de suppressions de postes d'infirmières et d'aides soignantes.»

 

Une situation qui devrait accroître tant les délais d'attente des patients que le taux d'occupation. «Ce dernier va atteindre une moyenne de 97 % avec des pics certains jours à 110 % de taux d'occupation, certifiaient de concert les représentants syndicaux. C'est-à-dire que nous serons plus en capacité de prendre en charge toute la population telle qu'aujourd'hui d'autant que ce qui se prépare également au centre hospitalier de Castelsarrasin - Moissac, va accroître les patients à se diriger vers le privée ou à se soigner hors du Tarn-et-Garonne (ce qui est déjà le cas pour 25 % de la population).» Une étude demandée par la direction hospitalière au cabinet Mapping consulting ayant filtré, préconise, en effet, pas moins que la fermeture de la chirurgie orthopédique de l'hôpital de Moissac avec la suppression de 13 lits.

 

Face à cette situation d'urgence dans un contexte de déficit chronique - le dernier exercice de l'hôpital de Montauban s'élevant à 3 millions d'euros (malgré l'aide exceptionnelle de 3 M€ de l'ARS) - a obligé le directeur à transmettre récemment, par courriel, aux médecins et à ses cadres, des consignes de crise. Un e-mail que nous sommes parvenus à nous procurer et dont nous vous livrons le contenu : «L'établissement se trouve aujourd'hui en grande tension en matière de disponibilité de lits. Une cellule de crise a été réunie en urgence (...) Nous vous demandons de bien vouloir, dès aujourd'hui, chaque fois que cela est possible de favoriser les sorties de patients et de retarder les entrées prévues. De plus, compte-tenu de la fermeture des 12 lits de l'aile de chirurgie orthopédique et de l'hôpital de semaine dès ce vendredi soir, nous vous remercions d'anticiper la déprogrammation des hospitalisations, chaque fois que cela semble possible.»

 

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 09:49




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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 10:45

 

 

Pour lire le tract, en PDF, cliquez ci dessous

 

 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 15:55

 

 

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