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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:55

Bonjour,

 

Je me permets de vous écrire pour vous faire part de mon indignation et de mon inquiétude quant à la situation du service des urgences du CHU de Caen.

 

En effet, le mardi 27 janvier dernier, j'ai eu la surprise de constater que le personnel des urgences était en grève et informait les personnes passant devant le CHU de la situation préoccupante de leur service:

manque de lits, de locaux, de confidentialité, d'hygiène, de personnel, et par conséquent dégradation de leurs conditions de travail et de celles d'accueil des personnes se présentant aux urgences.

 

Ces informations sont recoupées par bien d'autres qui me parviennent par différentes voies, et confirment le fait que le CHU de Caen, comme plus globalement le service public de santé français, est en train de subir une baisse de moyens qui le tue à petit feu. Ceux qui en pâtissent le plus sont les personnels les moins qualifiés, et c'est pour cela que je les soutiens ardemment dans leur action.

 

Il faut que vous mettiez tout en œuvre pour permettre au personnel des urgences de pouvoir faire leur travail dans des conditions normales. Il en va de votre mission de service public.

 

Cordialement,

 

J.C

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:31

Il est 20 heures, je sors des Urgences du CHU de Caen.

 

J'ai 27 ans, c'était la première fois de ma vie que j'ai eu recours à un service urgentiste.

 

J'espère ne plus y retourner car, comme tout le monde, je préfère une vie loin des coups douloureux qu'elle nous réserve parfois. Mais surtout, parce que je soupçonnais à peine dans quel état d'urgence humaine et matérielle se trouve les Urgences.

 

A 16h30, je me présente à l'accueil. Jusqu'à 17h45, j'attends d'être reçu par une infirmière déjà très sollicitée.

On me fait patienter à l'angle d'un couloir entre courants d'air, portes qui claquent, allées et venues incessantes de brancards.

Je suis debout pendant une bonne heure, puisque nous sommes trois à attendre et il n'y a qu'une chaise dans le couloir (à la fin d'un entretien, sortant de son cabinet, l'infirmière, aimable et dévouée, qui s'est aperçue de ce détail, se charge illico de m'amener un fauteuil à roulette inoccupé pour personne à mobilité réduite).

 

17h45 donc. J'entre enfin dans le petit bureau, expose mon problème (un rapport sexuel de moins de 48h avec prise de risque involontaire). Bien que je la sente pressée par le temps, l'infirmière m'écoute avec attention, m'expose le protocole à suivre pour le traitement "PPE".

 

18h10. L'entretien est terminé ; une prise de sang est nécessaire. Je suis accompagné vers un grand hall, sorte de zone d'attente de transfert avant la répartition des patients dans les secteurs de soins spécialisés. Une heure supplémentaire à patienter pendant laquelle j'ai pu observer avec stupéfaction la détresse, à des degrés divers, des personnes souffrantes, du personnel hospitalier et des visiteurs présents.

 

Du côté des patients (âgés pour la plupart) : complaintes de douleur ; sons inarticulés ; plaintes fusant de toutes parts ("Melle ! Melle! Je veux faire pipi!", insiste une vieille dame auprès de la première blouse blanche qui passe devant ses yeux, "Cacaaa! Cacaaa!", croasse à s'en étouffer un vieil homme, à intervalles réguliers).

 

Du côté du personnel : évoluant dans ce vacarme lugubre, les femmes et les hommes en charge de la zone ressemblent à des équilibristes chevronnés. Mais toute la difficulté de l'art de l'équilibriste tient au fait qu'il n'a pas droit au faux pas, menacé par la chute dans le vide. En l'espace d'à peine 10 minutes, j'ai vu un infirmier rationaliser l'espace en déplaçant des brancards, puis aider au changement d'une couche, puis enregistrer des données informatiques, puis à nouveau des brancards à ordonner, puis répondre au mieux aux sollicitations de souffrants alités.

Même type de scénario avec l'infirmière venue me faire ma prise de sang. Entre deux coups de feu, elle m'invite à la suivre dans une salle à part pour pratiquer dans le calme. Pas de salle disponible. La prise de sang se fera donc sur les chaises pour visiteurs dans le hall, devant tout le monde. Comme pour la première infirmière, une certaine tension est palpable dans ses paroles et ses gestes. Gants, piqûre, coton, on en voit le bout quand même. Elle vient tout juste de retirer l'aiguille qu'un monsieur âgé, sorti d'un box avec rideaux, déambule dans le hall avec une main ensanglantée. Il n'avait pas remarqué qu'il était sous perfusion et a arraché à son insu le matériel... Je n'existe déjà plus (je comprends parfaitement) : l'infirmière se rue vers lui pour le secourir. Quelques minutes avant, deux infirmières aident une dame immobilisée à uriner. Elles échangent quelques mots : "Pourquoi y a-t-il autant de gens alités qui sont encore là alors qu'en haut, les chambres sont prêtes?" "Oui, c'est n'importe quoi. Mais ça, c'est les cadres... J'en ai marre.", lui répond sa collègue.

J'ai du mal à croire que cette "organisation" puisse fonctionner à flux tendus en permanence, sans qu'il n'y ait jamais d'erreurs bénignes ou graves, de "faux pas", de "chute dans le vide"...

 

Les quelques visiteurs, quant à eux, sont tout aussi stupéfaits par ce qui se déroule. Certains parfois détournent les yeux devant telle ou telle scène rebutante. D'autres sont trop absorbés par le mal qui touche celui ou celle qu'ils visitent pour prêter attention à ce (et ceux) qui les entoure.

 

En attendant (et oui, encore...) de pouvoir ressortir avec les médicaments du PPE, je prends l'air, j'appelle des amis pour me changer les idées. Ce sera l'occasion d'une dernière scène ubuesque mais à l'extérieur cette fois. Une dame au bras emplâtré quitte le bâtiment en rage alors qu'il lui faut des soins supplémentaires. Elle crie à sa fille qu'elle ne supporte plus d'attendre aussi longtemps aux Urgences, ce qu'elle a fait plusieurs fois dans la semaine. La mère s'en va, la fille monte chercher illico le médecin. Ce dernier déboule à toute allure puis s'en va courir à l'extérieur pour rattraper la dame, qu'il finira par convaincre...

 

Il est 20 heures. J'ai mon traitement et un petit tract syndical dans mon sac.

 

Je monte dans le tramway, m'assois, réfléchit. Ne rien dire de tout ce qui vient de se dérouler en si peu de temps reviendrait, indirectement, à cautionner cette situation aberrante. Je suis conscient aussi que des centaines d'autres personnes ont vécu au moins ce que j'ai vécu et même pour beaucoup d'autres, des situations bien plus insupportables. La boîte mail du standard doit regorger de courriels incendiaires et la boîte aux lettres de courriers critiques. Mais je pense aussi à toutes ces personnes dont la santé publique en général et les Urgences en particulier est le métier. Et quel dur métier, même dans des conditions plus clémentes!

 

Jusqu'où va-t-on descendre dans l'échelle des soins? Car il ne s'agissait pas d'un hospice miteux réquisitionné faute de mieux pour une mission humanitaire dans un pays sous-développé. Non, il s'agissait du CHU de Caen, en France, au XXIème siècle.

Je soutiens de toute évidence les revendications du personnel des Urgences caennaises. La Santé est en mauvaise santé...

 

Source: N.....

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:11

pour-dire-non.JPG

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 12:05

DATUDATU (2)

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 09:47
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Le mardi 27 janvier 2015, le personnel des urgences du CHU de CAEN était en grève.
Il s’adressait aux usagers pour dénoncer les conditions indignes dans lesquelles ceux-ci étaient accueillis aux urgences.
Manque de lits pour vous hospitaliser dans les services,
Manque de respect dû à votre intimité dans des locaux saturés,
Manque de confidentialité, manque d’hygiène,
Risque d’erreurs, tension permanente,
Le personnel interpelait la direction et les pouvoirs publics afin qu’ils mettent en place sans délai un dispositif permettant de réguler l’accueil et d’assurer une prise en charge de toute personne se présentant aux urgences.
Sollicitant les usagers pour que ceux-ci les soutiennent dans leur action, le personnel des urgences invite ceux-ci à adresser leurs protestations à la direction par mail à :
 
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 22:37

Colère aux urgences du CHU de Caen: préavis de grève pour le 27 janvier

Les représentants des salariés du service des urgences du CHU de Caen dénoncent des conditions de travail "révoltantes pour le personnel et les patients". L'intersyndicale Sud-CFDT a déposé un préavis de grève pour la journée du mardi 27 janvier.

"La crise est assez profonde", dénonce Nelly jean, secrétaire générale CFDT du CHU de Caen. Depuis plusieurs semaines, la colère gronde au sein du personnel de l'établissement hospitalier et notamment dans le service des urgence. L'intersyndicale CFDT-Sud dénonce des conditions de travail "révoltantes" qui "ne respectent ni la dignité ni l'intimité des patients" et qui "posent des problèmes de sécurité". Les syndicats évoquent des cas de patients ayant attendu jusqu'à 27 heures avant de se voir enfin attribuer un lit. Selon Nelly Jean, quatre postes ne sont actuellement pas remplacés au sein de ce service: "Le personnel se fatigue, ça devaient dangereux pour les patients". L'intersyndicale a donc déposé un préavis de grève pour la journée du mardi 27 janvier. Les négociations avec la direction de l'établissement doivent avoir lieu ce vendredi à 11 h 30.

 

 

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 22:49

 

Greve-CHU.JPG

 

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 21:11

11/25 - 11/10 - 10/22 - 6/32

TYPOLOGIE D'UN ECHEC

 

Le mardi 20 janvier, les personnels d'orthopédie, traumatologie, neurologie et chirurgie, accompagnés des organisations syndicale CFDT et SUD, se sont invités au CTE, obligeant ainsi la Direction à entendre leur ras le bol de travailler dans des conditions inacceptables.

Dans cette réorganisation qui s'est déroulée dans le plus grand chaos, sans concertation du personnel! Dans cette fantastique opération de management où la réflexion porte sur les chiffres et la typologie du patient, les personnels aimeraient savoir comment la direction envisage le soin auprès des naufragé(e)s du navire?

"Les conditions de travail sont fortement dégradées au CHU de Caen, déplorent les syndicats CFDT et SUD.

Au cours de la réunion du comité d’établissement appelé à se prononcer sur cette restructuration. Le CTE a voté à l’unanimité contre le projet."

"Depuis le 5 janvier, c'est une vraie pagaille dans ces services, dénonce un représentant syndical, qui met le doigt sur une situation jugée d'après lui "indigne et préoccupante" aux urgences.

 

Nouvel appel à la grève

 

Les syndicats CFDT et SUD appellent à nouveau mardi 27 janvier le personnel des urgences (DATU/UHCD) a la grève contre la dégradation de leurs conditions de travail et les conditions inadmissibles dans lesquelles sont accueillis les patients aux urgences.


 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:33

 

Du 9/10

 

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Au CHU tout entier ........chapeau les filles!

 

Appel inter 19 juin

Tract inter 19 juin

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 11:33

 

 

 

 

 

Faire grève au CHU

 

 

Pour lire le tract ci dessous, en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

Faire grève au CHU (PDF)

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