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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 10:04
Grève et rassemblement prévus ce mardi à partir de 8h, et pétition déjà signée par un millier de personnes, l'intersyndicale CGT, FO, SUD et UNSA des Hôpitaux universitaires de Strasbourg est vent debout contre l'externalisation des prestations des Agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ). Employés de l'hôpital, ces derniers sont chargés du nettoyage des chambres, de l'entretien des locaux ou encore de la distribution des repas.
Il y a entre 1.000 et 1.200 ASHQ aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), dont 127 aux pôles gynéco-obstétrique et pédiatrique, les deux concernés par cette externalisation. Parmi lesquels, selon les syndicats, 80 CDD ne seront pas non-renouvellés.
 
Entrée en vigueur le 1er mai
 
«C'est une expérience sur deux ans. Mais on sait que ce sera validé au final pour tous les ASHQ dans tous les services, avance Claudine Giorgi de la CGT, qui déplore la politique d'austérité budgétaire menée par la direction des HUS. Cette expérience est menée pour faire des économies sur le dos des salariés de 2 millions d'euros par an». L'intersyndicale s'est déjà prononcée contre ce projet en instance début janvier, mais son avis n'est que consultatif. Les syndicats qui la composent se retrouvent «devant le fait accompli»: l'expérience débutera le 1er mai.
 
Outre la crainte des suppressions de postes, les syndicats estiment que cette externalisation est un «drame» pour le patient, au niveau de la qualité du service rendu ou de son relationnel avec les soignants. «L'ASHQ parle avec le patient, est capable de voir si ça ne va pas. L'agent est confronté à la maladie, à la mort... C'est un métier, une vocation, que l'on n'apprend pas en 15 jours de formation», juge Claudine Giorgi.
 
Des protocoles à respecter
 
De point de vue des formations justement, l'intersyndicale redoute que les employés de l'opérateur privé ne respectent pas les différents protocoles mis en place lors de l'entretien des locaux ou encore qu'ils ne respectent pas le secret professionnel, «surtout dans un service comme le gynéco-obstétrique, où il y a des IVG...».
 
Pour Christian Prud'homme du syndicat FO, l'opérateur privé rime avec «moins de personnel et donc moins de temps passé sur place. Les employés vont venir quelques heures le matin, le midi et le soir, alors que nous, nous employons les ASHQ pendant 7h30 d'affilée».
 
Les syndicats ont donc décidé de se mobiliser à l'occasion d'un CTE extraordinaire de mardi matin. Cette journée de mobilisation ne perturbera pas les patients des HUS, assurent-ils.
 
 
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:54
H comme Hôpital, Dz pour Douarnenez. Trois lettres tracées sur le sable pour préparer la fresque humaine prévue à la tombée de la nuit. L'objectif : faire du "reuz", version douarneniste du buzz, pour empêcher la fermeture du service de chirurgie ambulatoire, prévue au 1er mars. L'Agence Régionale de la Santé propose de maintenir un anesthésiste quatre demi-journées par semaine, alors que les médecins en réclament six.
 
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"Ce qui nous inquiète c'est d'être obligé d'aller jusqu'à Quimper, avec sans doute des embouteillages à l'hôpital" explique Guy, qui habite Plonevez-Porzay. "UN hôpital qui n'a plus de maternité, qui n'a plus de réanimation, qui n'a plus de chirurgie, est-ce que c'est encore un hôpital" demande Yves Jardin, du Comité de défense de l'hôpital.
 
A leur côté pour une fresque visible dans la nuit, la SNSM a tiré des fusées de détresse. Tout un symbole.
 
 
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:15

 

Le 19 janvier 2015 s’est tenu le procès pour homicide involontaire d’une permanencière du Centre 15 du CHU d’Angers. La direction du CHU était, elle aussi, sur les bancs des accusés pour le même motif.

 

LES FAITS

 

Le 19 janvier 2015 s’est tenu le procès pour homicide involontaire d’une permanencière du Centre 15 du CHU d’Angers.

La direction du CHU était, elle aussi, sur les bancs des accusés pour le même motif.

Ce procès, très médiatisé, faisait suite à une affaire remontant à 2009 où, après plusieurs appels au Centre 15 d’Angers, une jeune femme de 27 ans est décédée.

Face à ce drame, la famille de la victime a porté plainte et une instruction a été ouverte.

Lors de l’audience du 19 janvier au tribunal d’Angers et pendant 8h, l’ensemble des éléments de cette affaire a été débattu.

 

La collègue PARM*, le Directeur du CHU, l’ancien chef de service du Centre 15 et le rapporteur de l’IGAS* ont été minutieusement interrogés par les juges.

La direction du CHU considère qu’elle n’a aucune responsabilité et renvoie l’entièreté

de la faute sur la PARM.

L’IGAS et le chef de service considèrent qu’il n’y a aucune défaillance de l’institution,

en terme de formation et de protocoles…

 

A l’issue des débats, l’avocate générale a requis 1 an d’emprisonnement avec sursis

pour la PARM et 50 000€ d’amende pour le CHU. Le délibéré a été renvoyé au 16

mars 2015.

 

Cette affaire et les débats qui ont eu lieu, renvoient à de multiples questions sur la

responsabilité des agents exerçant dans les Centre 15.

 

LA FORMATION.

 

Aujourd’hui encore, travailler dans un Centre 15 ne nécessite aucune formation initiale, aucun diplôme, aucune expérience.

La seule formation obligatoire après l’embauche est le CEHT*, formation technique sans rapport direct avec les spécificités d’un Centre 15.

La formation des permanenciers repose donc sur la volonté de chaque établissement

de former plus ou moins ses agents.

 

Pourtant une circulaire de la DHOS du 18 janvier 2005 ordonne aux établissements de mettre en oeuvre une formation adaptée aux PARM/ARM*, la FAE* dès 2006.

 

D’après l’IGAS, en 2009, seulement 4% des permanenciers avaient pu être formés !

 

LES RESPONSABILITES.

 

Sans formation initiale, le contour des actes, des compétences, des responsabilités des PARM reste imprécis. Les propos du directeur du CHU d’Angers, du chef de service et de l’IGAS sont très éclairants sur ce sujet. "Les PARM/ARM statutairement du personnel administratif) doivent recueillir lors d’un appel les données administratives (nom, adresse, tél…) et prioriser la gravité. Ils ne font pas partie du personnel médical, il n’est donc pas de leur compétence d’établir un diagnostic, et doivent faire réguler par le médecin l’intégralité des appels.

En cas de forte affluence, des procédures dégradées permettent au PARM/ARM de

réguler eux- mêmes et de décider d’envoyer tel ou tel secours."

 

Ces propos sont, d’une part contradictoires et, d’autre part, ne reflètent absolument pas la réalité du fonctionnement des Centre 15.

Comment affirmer que les PARM/ARM ne doivent pas faire de diagnostics (ou pré-diagnostic) et leur demander en même temps de prioriser les appels !

Sur quelles bases, quelles notions ?

Sur quels éléments, tout d’un coup, les considérer compétents sur des procédures dégradées ?

Comment peut-on affirmer devant un tribunal que l’intégralité des appels est transférée au médecin régulateur ? Au Centre 15 d’Angers, c’est 230 000 appels par an pour 1 poste de médecin régulateur !

 

LES EFFECTIFS

 

Le manque d’effectif dans les Centre 15 est une réalité maintes fois dénoncée. Le recours à des contractuels est monnaie courante, parfois plus de 50% de l’effectif.

La mise en place d’horaire dérogatoire en 12h, l’alternance jour/nuit accentuent la fatigue, la pression et favorisent de fait les risques d’erreurs. Ce manque de moyens touche l’ensemble des personnels des Centre 15, PARM/ARM et Médecins ! Les conditions de travail dégradées de ces services entraînent une ambiance souvent très tendue entre PARM et Médecins.

 

LES MOYENS MATERIELS

 

Là aussi, l’absence de règles définies fait que les situations des Centre 15 sont très hétérogènes.

Dans certains centres, les postes de travail sont inadaptés, les équipements pas forcément ergonomiques, le matériel de téléphonie désuet, le mobilier inadéquat pour une durée de travail de 8h à 12h. Les logiciels dont disposent les PARM ne sont pas tous appropriés, certains sont des aides à la décision, d’autres, par contre, n’apportent aucune assistance sur ce plan-là.

 

UNE REACTION S’IMPOSE

 

La Fédération SUD Santé Sociaux considère, à travers l’analyse de ces éléments, que l’ensemble des collègues travaillant dans les Centre 15 en France, se trouve dans une situation de danger qui peut, à tout moment, mettre leur responsabilité individuelle en jeu.

 

L’absence de décision du ministère de la Santé sur la formation, le cadrage du métier de PARM/ARM, l’insuffisance des moyens humains mis en oeuvre (médecins et PARM) ne sont plus acceptables.

 

Pour la fédération SUD Santé Sociaux l’ensemble, de ces éléments confirme la nécessité urgente que le ministère prenne à bras le corps ce dossier et fasse avancer rapidement les revendications portées par les PARM depuis plusieurs années :

- une formation initiale qualifiante et reconnue du métier de PARM/ARM,

-la mise en place d’un plan de formation continue adaptée à l’évolution de la profession,

-un reclassement systématique en catégorie B des agents en poste.

 

Ce qui est arrivé à Angers peut arriver à tout moment ailleurs.

 

En rendant seule responsable la collègue PARM/ARM, l’IGAS et la direction du CHU d’Angers donnent un signal très inquiétant pour l’ensemble de cette profession.

La Fédération SUD Santé Sociaux demande un rendez-vous très rapidement au ministère pour porter les revendications des ARM/PARM La Fédération SUD Santé Sociaux demande aux PARM/ARM d’être vigilants et n’exclue pas un appel à la mobilisation dans les mois qui viennent.

 

*PARM/ARM : permanencier auxiliaires de régulation médicale/assistant de régulation médicale (depuis 2011)

*IGAS : inspection générale des affaires sociales.

*DHOS : direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins.

*CEHT : certificat d’exploitation hospitalier en télécommunication.

* FAE : circulaire DHOS n° 2005-32 du 18 janvier 205 / formation d’adaptation à l’emploi des permanenciers auxiliaires de régulation médicale

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:54

 

Le projet de loi santé qui devrait bientôt être présenté en Conseil des ministres, et débattu au Parlement début 2015, a les atours d’une réforme juste. Au-delà de nécessaires mesures de prévention, elle réintroduit la notion de service public hospitalier, généralise le tiers payant, permet des actions de groupe ou instaure un peu de démocratie sanitaire. Elle n’est cependant pas à la hauteur des enjeux de notre système de santé. Et surtout, nous explique le défenseur de l'accès aux soins pour tous, André Grimaldi, elle fragilise insidieusement le statut de l’hôpital public.

 

Pouvez-vous nous présenter le contenu du projet de loi santé ?

 

André Grimaldi. Il s’agit d’une loi qui prétend « refonder » notre système de santé. En réalité, elle se contente de l’aménager. Parmi les bonnes intentions, on peut retenir l’accent mis sur la prévention, l’élargissement de l’accès à la contraception d’urgence, l’éducation à la santé dès l’école, la mise à disposition d’une information nutritionnelle unique et simple, la possibilité pour les sages-femmes et les pharmaciens de vacciner, le plafonnement des coûts des soins bucco-dentaires pour les bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé, la volonté affirmée de mettre en place d’ici à 2017 le tiers payant permettant au patient de ne pas avoir à avancer les coûts des soins remboursés par la Sécurité sociale et par les mutuelles, la mise en place d’un numéro unique d’appel à un médecin de garde, la possibilité d’actions de groupe pour les personnes victimes d’un scandale sanitaire et enfin la création du statut d’infirmier clinicien pouvant effectuer un certain nombre d’activités médicales. Attendons de voir comment cela se traduira en pratique. Mais elle est décevante sur les sujets majeurs.

 

Est-elle en rupture avec la loi hôpital, patients, santé et territoires (HPST) de Roselyne Bachelot ?

 

André Grimaldi. Elle est en rupture dans les mots. D’une part, la loi restaure la notion de service public hospitalier (SPH) que la loi Bachelot avait supprimée et, d’autre part, elle pointe très justement le défiauquel fait face notre système de santé : le développement des maladies chroniques. 17 millions de personnes en sont atteintes en France, dont 9 millions utilisent 65 % du budget de la Sécurité sociale. Or le traitement de ces patients nécessite une médecine personnalisée et intégrée à la fois biomédicale, pédagogique, psychologique et sociale. Il faut aussi une médecine coordonnée entre la ville et l’hôpital. Le financement des hôpitaux à l’activité (T2A) et la rémunération des médecins libéraux à l’acte sont des obstacles au développement de cette nouvelle médecine.

 

 

« LA DÉPENSE DE SANTÉ, PUBLIQUE À HAUTEUR DE 75 % ET PRIVÉE À 25 %, REPRÉSENTE 12 % DU PIB, LES ENJEUX FINANCIERS SONT DONC COLOSSAUX. »

 N’est-ce pas un progrès de parler de « service public hospitalier » ?

 

André Grimaldi. Oui, c’est un progrès, mais se contenter de le définir par ses obligations (permanence et adaptation des soins, non-sélection des patients, absence de dépassement d’honoraires) est très insuffisant. Les deux principaux critères devraient être l’indépendance des professionnels vis-à-vis des puissances financières et une gestion fondée sur le juste soin pour le patient au moindre coût pour la collectivité et non sur la recherche de la rentabilité. Le fait de verser des dividendes à des actionnaires ou de choisir les activités en fonction de leur rentabilité devrait être incompatible avec l’appartenance au SPH. Or la loi dit l’inverse. Elle affirme que si les cliniques commerciales respectent les « obligations » du SPH, elles pourront en faire partie ! Il faut que les soignants soignent en fonction de l’intérêt du patient, et pas en fonction de leur intérêt personnel ou de l’intérêt de leur financeur. Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas de comptes à rendre. L’hôpital public doit être au service du public et agir dans son territoire au service de la santé publique.

 

Que recouvre la notion de « service territorial de santé au public » ?

 

André Grimaldi. Pour ne pas dire « service public », on a inventé l’expression de « service au public ». Il s’agit d’une auberge espagnole où les professionnels imposeront leurs choix en passant contrat avec les agences régionales de santé (ARS). Il fallait au contraire assumer la dualité de notre système avec, d’un côté, la vieille médecine libérale et son paiement à l’acte et, de l’autre, une nouvelle médecine d’équipe, en centre de santé ou en maison médicale secteur 1, non payée à l’acte et travaillant en liens structurels avec les hôpitaux publics.

 

Vous dites que les frontières entre le privé et le public sont de plus en plus poreuses. En quoi ?

 

André Grimaldi. Non seulement notre système est mixte, fruit du double compromis historique de 1945 entre, d’une part, l’État et la médecine libérale et, d’autre part, la Sécurité sociale et les assurances privées dites complémentaires, mais en plus on brouille les cartes. On laisse entendre que la Générale de santé, qui vient d’être rachetée par le groupe Ramsay, pourrait très bien faire partie du SPH et on mélange sous le terme de protection sociale l’assurance maladie obligatoire et les assurances complémentaires moins égalitaires, moins solidaires et beaucoup plus chères. Pour accroître la confusion on joue sur les mots. Des cliniques commerciales s’appellent hôpital, des assurances privées lucratives s’appellent mutuelles et, à côté de l’UNCAM (l’assurance maladie obligatoire), il y a les assurances privées mutualistes ou non regroupées dans l’UNOCAM !

 

 

« LA SÉCU SE CONSACRERA AUX PLUS PAUVRES, AUX PATHOLOGIES GRAVES, LES SOINS COURANTS SERONT LAISSÉS AUX ASSURANCES COMPLÉMENTAIRES. »

 

Vers quel système de santé va-t-on ?

 

André Grimaldi. On va garder notre système mixte, mais en continuant progressivement à le privatiser. La Sécu se consacrera aux personnes les plus pauvres (CMU) et aux patients ayant les pathologies les plus graves, et les soins courants seront de plus en plus laissés aux assurances complémentaires. L’institution de l’obligation d’une assurance complémentaire d’entreprise (subventionnée par l’État) est une première étape. Les conséquences du désengagement de la Sécu au profit des mutuelles et des compagnies d’assurance sont connues : accroissement des inégalités sociales de santé, augmentation des dépenses de santé, mais réduction relative de la dépense publique. La structure des dépenses de santé détermine en grande partie leur coût global. Elle est aux États-Unis pour moitié publique et pour moitié privée, avec une dépense totale de 18 % du PIB. En Grande-Bretagne elle est à près de 100 % publique avec une dépense totale de 9 % du PIB. La France a une structure de dépense de 75 % publique et de 25 % privée avec une dépense totale de 12 % du PIB. Les enjeux financiers sont évidemment colossaux pour les assureurs privés. Dans cette affaire, la mutualité joue hélas le rôle du cheval de Troie. En ce qui concerne les hôpitaux, la logique de privatisation entreprise par Nicolas Sarkozy a été freinée par les mouvements d’opposition qu’elle a suscités. Mais, avec la nouvelle définition du SPH, les hôpitaux publics pourraient devenir des établissements privés à but non lucratif. Ils auraient ainsi une plus grande « souplesse » pour embaucher et débaucher les personnels. C’est le programme clairement exprimé par François Fillon, un ex-gaulliste social !

 

Quelles mesures aurait-il fallu prendre pour asseoir un système de santé solidaire ?

 

André Grimaldi. Il aurait fallu aller en sens inverse, en définissant un panier de soins égalitaire remboursé à 100 % par la Sécu permettant à chacun d’être bien soigné au moindre coût. Les soins superflus ou relevant de choix personnels seraient financés par les assurances supplémentaires (mutualistes ou non) ou directement par les ménages euxmêmes. Ce n’est pas à la Sécu de rembourser les cures thermales, l’homéopathie, les médicaments sans amélioration du service médical rendu et la multiplication d’examens inutiles... Mais elle ne rembourse plus à 100 % la prise en charge de l’hypertension artérielle sévère et rembourse de façon dérisoire les soins bucco-dentaires et les soins d’optique. La définition d’un panier de soins solidaire pris en charge à 100 % permettrait des gains de gestion considérables quand on sait que la France y consacre près de 15 milliards d’euros.

•André Grimaldi est professeur émérite d’endocrinologie-diabétologie au CHU Pitié-Salpêtrière (Paris)

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS

 

LA SANTÉ ÉCARTELÉE. ENTRE SANTÉ PUBLIQUE ET BUSINESS, D’ANDRÉ GRIMALDI, ÉDITIONS DIALOGUES, 2013. 224 PAGES, 16,90 EUROS.

 

C’est à partir du récit de sa vie professionnelle et militante qu’André Grimaldi décrypte dans cet ouvrage les dysfonctionnements du système de santé, soumis ces dix dernières années à deux injonctions contradictoires : soigner et gagner des parts de marché. Il y décortique les multiples réformes contre l’hôpital public menées par les gouvernements de droite comme de gauche, et alerte sur tout ce qui menace notre système de soins : déserts médicaux, dépassements d’honoraires, liaisons dangereuses avec l’industrie pharmaceutique, financement à l’activité, médecine industrielle, hôpital-entreprise... Un décryptage salutaire qui prouve qu’en matière de santé, la concurrence a pour seules conséquences d’augmenter les coûts, d’aggraver les inégalités et, finalement, de baisser la qualité des soins.

 
Source: humanite.fr

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:45

Lyon, le mercredi 11 février 2015 – Le centre hospitalier Le Vinatier, spécialisé en psychiatrie, situé à Bron (à proximité de Lyon) a été le 28 janvier le théâtre d’une agression qui aurait pu être dramatique : un jeune homme de 17 ans, hospitalisé au sein de l’unité pour adolescents Hubert Flavingy a agressé au couteau un infirmier. Après quelques jours d’hospitalisation, ce dernier a pu rentrer chez lui, sans aucune séquelle de l’accident, mais avec des répercussions psychologiques certaines. Ce drame inaugurait une série noire pour l’établissement qui découvrait le 30 janvier et le 1er février le suicide dans leur chambre de deux patients, l’un détenu de l’unité d’hospitalisation spécialement aménagée (UHSA) et l’autre hospitalisé au sein de l’Unité de soins intensifs en psychiatrie (USIP).

 

Pas seulement la faute à pas de chance

La multiplication de ces faits majeurs a conduit les syndicats de l’établissement à se mobiliser. Ainsi, depuis lundi, les personnels de l’établissement observent une grève «administrative ». A l’appel de la CGT, de FO et de l’UNSA, il leur est recommandé de se cantonner aux tâches concernant les soins. Par ailleurs, demain, la CGT et FO invitent les personnels à observer une journée de grève et à défiler devant le siège de l’Agence régionale de la Santé et la préfecture du Rhône. Pour les syndicats, ces mouvements tendent à rappeler que les drames survenus ne peuvent être totalement mis sur le compte de la fatalité et de l’impossibilité de prévenir certains passages à l’acte chez les patients atteints de troubles psychiatriques. Ils affirment qu’ils sont la conséquence d’une diminution constante des effectifs et du nombre de lits. Ils invoquent également l’interruption du « dispositif d’appel d’urgence », mis en place en 2005 et récemment suspendu. Les syndicats maintiennent que son activation aurait peut-être pu permettre d’éviter le décès de la patiente qui s’est donnée la mort au sein de l’USIP. « Non ce n’est pas la faute à pas de chance, c’est la faute à la politique d’austérité qui touche notre hôpital, qui touche tous les hôpitaux. Si le risque zéro n’existe jamais, nous sommes convaincus et nous militons pour que le renforcement des équipes permette de limiter fortement ces tragédies » martèle ainsi la CGT dans un communiqué diffusé en début de semaine.

 

Utopique d’espérer des moyens supplémentaires

La direction de l’établissement ne partage pas le diagnostic établi par les organisations syndicales. Le directeur Hubert Meunier a longuement évoqué les différents évènements de ces derniers jours auprès de l’APM et a affirmé que dans tous les cas, qu’il s’agisse de l’agression de l’infirmier ou du suicide des deux patients, la thèse d’une insuffisance de moyens ou d’une négligence des personnels peut être sans difficulté écartée. Il a par ailleurs tenu à rappeler que Le Vinatier enregistrait chaque année trois à six décès de patients par suicide. Concernant la réouverture de 40 lits, fortement réclamée par les syndicats, il a affirmé qu’elle ne semblait pas répondre aux enjeux en présence. « Il vaut mieux avoir moins de lits mais qui soient plus actifs » a-t-il expliqué, défendant la politique de restructuration suivie ces dernières années. Enfin, à propos de l’augmentation en personnels, il a jugé « utopique de penser qu’il serait possible d’obtenir des moyens nouveaux » dans le contexte actuel de réduction budgétaire national.

 

Manque d’effectifs et défaut de formation sont la règle générale

Pourtant, au-delà de certaines circonstances particulières, l’exemple du Vinatier pourrait être emblématique des difficultés chroniques que connaît la psychiatrie qui sont évoquées de longue date. Dans un communiqué publié le 6 février, la section psychiatrique de la Coordination nationale infirmière (CNI) confirme l’existence de ce malaise et met notamment l’accent sur le manque d’effectifs et sur les défauts de formation des nouveaux soignants. « De nombreux professionnels expriment se cantonner trop souvent à du simple « gardiennage » assorti d’une batterie de neuroleptiques. Ils témoignent d’un travail en effectif minimum fréquent et les obligations de remplacement aggravent la situation. Les professionnels exerçant en unités de psychiatrie déclarent de plus en plus avoir le sentiment d’être des pions que l’on déplace sur des grilles sans se soucier réellement du bien être du patient » écrit l’organisation qui estime que ce malaise concerne tous les soignants. « Le manque d’effectif et la pression qu’il peut y avoir sur les médecins font que les malades se trouvant en unités fermées ne peuvent pas toujours bénéficier de soins adaptés » rapporte le syndicat. Ce dernier relève enfin que « les nouveaux soignants (…) sont de moins en moins préparés à la prise en charge des patients atteints de troubles psychiatriques ». Une dénonciation qui devrait une énième fois relancer le débat sur l’opportunité de créer une nouvelle spécialisation infirmière en psychiatrie.

 

A H

 

sudsantesociaux.org

 

 

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Published by sud-chu-caen
12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 15:08

Les organisations syndicales CGT et CFDT dénoncent le manque de lits et une dégradation constante des conditions de travail.

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Les organisations syndicales CGT et CFDT du centre hospitalier du Mans ont déposé un préavis de grève renouvelable à compter de lundi 16 février à 6 heures. « L’accueil aux urgences n’a cessé de s’aggraver depuis des mois, le manque de lits disponibles provoque un engorgement continuel. » Les syndicats pointent « le maintien de la politique de fermeture des lits » qui « entraîne une capacité insuffisante d’accueil pour les patients dans les unités de soins. L’affluence aux urgences ne permet plus aux personnels de répondre correctement aux soins des patients dans leur prise en charge. » Les syndicats dénoncent ainsi « une dégradation constante des conditions de travail tout à fait insupportable, la charge de travail qui repose sur l’ensemble du personnel a augmenté progressivement. Ce n’est plus acceptable pour les personnels et la sécurité des patients. »
Source ouest-france.fr

 

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:55

Bonjour,

 

Je me permets de vous écrire pour vous faire part de mon indignation et de mon inquiétude quant à la situation du service des urgences du CHU de Caen.

 

En effet, le mardi 27 janvier dernier, j'ai eu la surprise de constater que le personnel des urgences était en grève et informait les personnes passant devant le CHU de la situation préoccupante de leur service:

manque de lits, de locaux, de confidentialité, d'hygiène, de personnel, et par conséquent dégradation de leurs conditions de travail et de celles d'accueil des personnes se présentant aux urgences.

 

Ces informations sont recoupées par bien d'autres qui me parviennent par différentes voies, et confirment le fait que le CHU de Caen, comme plus globalement le service public de santé français, est en train de subir une baisse de moyens qui le tue à petit feu. Ceux qui en pâtissent le plus sont les personnels les moins qualifiés, et c'est pour cela que je les soutiens ardemment dans leur action.

 

Il faut que vous mettiez tout en œuvre pour permettre au personnel des urgences de pouvoir faire leur travail dans des conditions normales. Il en va de votre mission de service public.

 

Cordialement,

 

J.C

 

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Published by sud-chu-caen - dans Luttes au CHU de Caen
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:45

Les Urgences adultes du CHU de Rennes sont dimensionnées, en taille et en effectifs, pour pouvoir accueillir en même temps 41 personnes physiques. Et comme chaque hiver, les urgences sont débordées, frôlant régulièrement les 200% d’occupation ! Jusqu’à 79 patients le 20/1, 73 le 3 février, 72 les 5 et 6 février, et même 86 patients le 9/2.

 

La Direction accuse l’épidémie de grippe pour expliquer les difficultés à désengorger les Urgences. Pourtant, cette situation était prévisible : rien qu’en 2014, le CHU a sciemment fermé 46 lits d’aval des Urgences au cours de différentes restructurations, se privant volontairement de ces soupapes de sécurité au profit de places de chirurgie plus rentables. Elle a alors beau jeu de rouvrir ponctuellement 12 lits à l’Hôpital Sud lorsque la situation devient trop critique

 

Ce faisant, la Direction du CHU est donc directement responsable de la dégradation de la prise en charge des patients en Urgence, qui ne tient que par la conscience professionnelle de soignants épuisés, travaillant dans des conditions d’insécurité totale, en l’absence de toute dignité pour les patients qui sont relégués en nombre dans les couloirs, en chemisette, sur de simples brancards.

 

Le syndicat SUD Santé Sociaux dénonce cette situation qui n’a rien d’une fatalité hivernale, mais qui est bien plutôt le résultat d’une politique concertée qui privilégie des logiques économiques, fort contestables par ailleurs, aux objectifs de prise en charge de la population dignes d’un service public moderne.

Source: Sud CHU Rennes
toute ressemblance avec une situation existante ne serait être purement fortuite

 

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 14:31

Il est 20 heures, je sors des Urgences du CHU de Caen.

 

J'ai 27 ans, c'était la première fois de ma vie que j'ai eu recours à un service urgentiste.

 

J'espère ne plus y retourner car, comme tout le monde, je préfère une vie loin des coups douloureux qu'elle nous réserve parfois. Mais surtout, parce que je soupçonnais à peine dans quel état d'urgence humaine et matérielle se trouve les Urgences.

 

A 16h30, je me présente à l'accueil. Jusqu'à 17h45, j'attends d'être reçu par une infirmière déjà très sollicitée.

On me fait patienter à l'angle d'un couloir entre courants d'air, portes qui claquent, allées et venues incessantes de brancards.

Je suis debout pendant une bonne heure, puisque nous sommes trois à attendre et il n'y a qu'une chaise dans le couloir (à la fin d'un entretien, sortant de son cabinet, l'infirmière, aimable et dévouée, qui s'est aperçue de ce détail, se charge illico de m'amener un fauteuil à roulette inoccupé pour personne à mobilité réduite).

 

17h45 donc. J'entre enfin dans le petit bureau, expose mon problème (un rapport sexuel de moins de 48h avec prise de risque involontaire). Bien que je la sente pressée par le temps, l'infirmière m'écoute avec attention, m'expose le protocole à suivre pour le traitement "PPE".

 

18h10. L'entretien est terminé ; une prise de sang est nécessaire. Je suis accompagné vers un grand hall, sorte de zone d'attente de transfert avant la répartition des patients dans les secteurs de soins spécialisés. Une heure supplémentaire à patienter pendant laquelle j'ai pu observer avec stupéfaction la détresse, à des degrés divers, des personnes souffrantes, du personnel hospitalier et des visiteurs présents.

 

Du côté des patients (âgés pour la plupart) : complaintes de douleur ; sons inarticulés ; plaintes fusant de toutes parts ("Melle ! Melle! Je veux faire pipi!", insiste une vieille dame auprès de la première blouse blanche qui passe devant ses yeux, "Cacaaa! Cacaaa!", croasse à s'en étouffer un vieil homme, à intervalles réguliers).

 

Du côté du personnel : évoluant dans ce vacarme lugubre, les femmes et les hommes en charge de la zone ressemblent à des équilibristes chevronnés. Mais toute la difficulté de l'art de l'équilibriste tient au fait qu'il n'a pas droit au faux pas, menacé par la chute dans le vide. En l'espace d'à peine 10 minutes, j'ai vu un infirmier rationaliser l'espace en déplaçant des brancards, puis aider au changement d'une couche, puis enregistrer des données informatiques, puis à nouveau des brancards à ordonner, puis répondre au mieux aux sollicitations de souffrants alités.

Même type de scénario avec l'infirmière venue me faire ma prise de sang. Entre deux coups de feu, elle m'invite à la suivre dans une salle à part pour pratiquer dans le calme. Pas de salle disponible. La prise de sang se fera donc sur les chaises pour visiteurs dans le hall, devant tout le monde. Comme pour la première infirmière, une certaine tension est palpable dans ses paroles et ses gestes. Gants, piqûre, coton, on en voit le bout quand même. Elle vient tout juste de retirer l'aiguille qu'un monsieur âgé, sorti d'un box avec rideaux, déambule dans le hall avec une main ensanglantée. Il n'avait pas remarqué qu'il était sous perfusion et a arraché à son insu le matériel... Je n'existe déjà plus (je comprends parfaitement) : l'infirmière se rue vers lui pour le secourir. Quelques minutes avant, deux infirmières aident une dame immobilisée à uriner. Elles échangent quelques mots : "Pourquoi y a-t-il autant de gens alités qui sont encore là alors qu'en haut, les chambres sont prêtes?" "Oui, c'est n'importe quoi. Mais ça, c'est les cadres... J'en ai marre.", lui répond sa collègue.

J'ai du mal à croire que cette "organisation" puisse fonctionner à flux tendus en permanence, sans qu'il n'y ait jamais d'erreurs bénignes ou graves, de "faux pas", de "chute dans le vide"...

 

Les quelques visiteurs, quant à eux, sont tout aussi stupéfaits par ce qui se déroule. Certains parfois détournent les yeux devant telle ou telle scène rebutante. D'autres sont trop absorbés par le mal qui touche celui ou celle qu'ils visitent pour prêter attention à ce (et ceux) qui les entoure.

 

En attendant (et oui, encore...) de pouvoir ressortir avec les médicaments du PPE, je prends l'air, j'appelle des amis pour me changer les idées. Ce sera l'occasion d'une dernière scène ubuesque mais à l'extérieur cette fois. Une dame au bras emplâtré quitte le bâtiment en rage alors qu'il lui faut des soins supplémentaires. Elle crie à sa fille qu'elle ne supporte plus d'attendre aussi longtemps aux Urgences, ce qu'elle a fait plusieurs fois dans la semaine. La mère s'en va, la fille monte chercher illico le médecin. Ce dernier déboule à toute allure puis s'en va courir à l'extérieur pour rattraper la dame, qu'il finira par convaincre...

 

Il est 20 heures. J'ai mon traitement et un petit tract syndical dans mon sac.

 

Je monte dans le tramway, m'assois, réfléchit. Ne rien dire de tout ce qui vient de se dérouler en si peu de temps reviendrait, indirectement, à cautionner cette situation aberrante. Je suis conscient aussi que des centaines d'autres personnes ont vécu au moins ce que j'ai vécu et même pour beaucoup d'autres, des situations bien plus insupportables. La boîte mail du standard doit regorger de courriels incendiaires et la boîte aux lettres de courriers critiques. Mais je pense aussi à toutes ces personnes dont la santé publique en général et les Urgences en particulier est le métier. Et quel dur métier, même dans des conditions plus clémentes!

 

Jusqu'où va-t-on descendre dans l'échelle des soins? Car il ne s'agissait pas d'un hospice miteux réquisitionné faute de mieux pour une mission humanitaire dans un pays sous-développé. Non, il s'agissait du CHU de Caen, en France, au XXIème siècle.

Je soutiens de toute évidence les revendications du personnel des Urgences caennaises. La Santé est en mauvaise santé...

 

Source: N.....

 

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Published by sud-chu-caen - dans Luttes au CHU de Caen
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 11:45
 
Alors que le personnel du service d'urgence de l'Hôpital de Cherbourg était en grève depuis vendredi dernier, l'inspection générale des affaires sociales a rendu son rapport et préconise le renvoi de 187 personnes.
 
 
L'Inspection générale des Affaires sociales (l'IGAS) a dévoilé aujourd'hui son rapport sur la situation de l'hôpital de Cherbourg. L'hôpital doit économiser 13 millions d'euros par an. En conséquence, il faudra supprimer des lits, des postes et fermer des services sur certaines périodes de l'année.
 
Tous les services seront touchés : les urgences, la maternité, le smur. Au total plus 187 emplois para-médicaux sont dans la ligne de mire des inspecteurs, auteurs du rapport. La direction de l'hôpital semble en accord avec ces conclusions. Elle doit établir une feuille de route en concertation pour les 3 ans à venir, avec ses représentants du personnel.
 
 
Extrait du rapport de l'IGAS :
"Quatre axes les conclusions du rapport IGAS :

1. Consolider le CHPC par le développement d’activités (hôpitaux de jour, unité cognitivo-comportementale, unité de soins palliatifs) et le recrutement de nouveaux médecins pour renforcer les spécialités.
 
2. Développer les coopérations avec la Polyclinique du Cotentin, en premier lieu, la médecine de ville et les autres acteurs du territoire.
 
3.Redéfinir, en lien avec l’ARS, le périmètre des autorisations d’activités en fonction desmissions de service public dévolues au CHPC et de leur financement possible.
 
4.Améliorer la performance interne (bloc opératoire, durée moyenne de séjour, nombre de lits nécessaire, ratios de productivité…) pour retrouver la capacité d’investir"
 
A l'heure actuelle, la fourchette du déficit cumulé de l'hôpital se situe entre 35 et 40 millions d'euros.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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