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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 08:34
120 manifestants pour la sauvegarde de l'hôpital de Vire

Ce jeudi, 120 personnes ont défilé à Vire pour dénoncer la réorganisation de l'offre de soins et pour la sauvegarde de certains services hospitaliers.

À l'appel de la CGT et de Sud-Solidaires, usagers, personnel médical et représentants syndicaux se sont regroupés devant l'hôpital dès 17 h 30.

Tous reprochent les annonces du maire de Vire, Marc Andreu Sabater. Président du conseil de surveillance de l'établissement, il souhaite que le service des urgences et que les endoscopies sous anesthésie générale soient délocalisées à la clinique.

Les syndicats parlent de "mépris de l'ensemble du personnel hospitalier, qui a été mis devant le fait accompli". Le projet de la direction de l'hôpital qui prévoit la réorganisation de l'hospitalisation à domicile (suppression de la moitié des postes d'agents), a également cristallisé les critiques dans le cortège

Source: ouest-france.fr

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 08:21

A l’occasion des derniers Salons Santé Autonomie (19 au 21 mai), le Ministère de la Santé a annoncé une aggravation probable du déficit des hôpitaux publics en 2014. Le chiffre avancé est de l’ordre de 400 millions d’euros.

La FHF avait, quant à elle, pronostiqué une diminution du déficit 2014 par rapport à celui de 2013, en raison notamment d’une campagne budgétaire et tarifaire plus équitable que les années précédentes. C’était hélas sans compter sur le tour de passe-passe des Pouvoirs Publics. L’aggravation du déficit est en effet le simple et consternant résultat du non-respect par l’Etat de ses engagements.

Comme tous les ans, le Parlement vote les crédits devant financer le secteur de la santé. La part de l’ONDAM réservé au secteur hospitalier fait l’objet, en début d’année, de réserves prudentielles que la FHF ne remet pas en cause dans son principe, mais qui sont régulièrement débloquées, en fin d’exercice, si l’ONDAM est respecté, c’est-à-dire si les prévisions d’activité du secteur sont conformes aux prévisions ayant servi de base au calcul des tarifs.

Cette année les Pouvoirs Publics ont innové. Une partie des crédits affectés aux missions d’intérêt général (MIGAC), à la psychiatrie et aux soins de suite et réadaptation (soit 429 millions d’euros !) ont été tout simplement annulés.

Dans le même temps la DGOS annonce une sous exécution de l’ONDAM hospitalier de l’ordre de 500 millions d’euros !
La conclusion qui s’impose est que les hôpitaux devraient être à l’équilibre. Le Gouvernement fait le choix de ménager les comptes de la sécurité sociale au détriment de ceux des établissements hospitaliers.

Une telle politique n’est pas de nature à rétablir la confiance du monde hospitalier vis-à-vis des Pouvoirs Publics.
La FHF publiera, comme chaque année, les résultats budgétaires des hôpitaux au début de l’été.

Fréderic Valletoux
Président de la FHF

Source: FHF

Depuis le temps que nous, SUD, dénonçons la mise en déficit de l'hôpital public pour mieux le vendre au privé.......!

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:37
Santé. Rassemblement le 18 juin pour l'hôpital

Jeudi 18 juin, les organisations syndicales CGT et Sud du centre hospitalier appellent au rassemblement. Leurs objectifs : défendre l’hôpital public de proximité et permettre le maintien de toutes les spécialités à Vire.

Rendez-vous à 17 h 30

L’ensemble de la population du Bocage et les salariés du centre hospitalier sont invités à se rassembler devant l’hôpital, à 17 h 30. Ce mouvement fait suite à la campagne d’actions ”Tous ensemble pour sauver notre hôpital” démarrée le 23 avril dernier. « La population a besoin d’un hôpital public délivrant des soins de qualité et de proximité », peut-on lire sur le tract distribué aux Virois.

L’union syndicale s’inquiète de l’avenir de l’hôpital. Deux ans après la fermeture du service maternité, c’est le service d’urgence et le bloc opératoire qui sont en danger. « Toute une stratégie se met en place pour affaiblir notre établissement, à travers, entre autres, ces deux services à la fois », détaillent les syndicalistes. Cela mettrait en péril l’avenir de l’hôpital pluridisciplinaire tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Ils exigent que la loi santé Touraine soit retoquée et que la mise en place des tutelles garantisse l’accès aux soins, pour tous.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:28
VIRE: Plan social à l'HAD!

Ce mardi, la direction de l'hôpital de Vire a présenté un projet de réorganisation de l'hospitalisation à domicile qui prévoit la suppression de la moitié des postes d'agents.

"La moitié de l’effectif du service doit disparaître, annonce Patrick Lelièvre du syndicat Sud-Solidaires et infirmier à l’HAD. Le personnel va devoir passer de 7 h 30 à 12 h de travail par jour, en enchaînant des astreintes de nuit."

Le service pourrait passer de neuf infirmiers à 4,7 équivalents temps plein et de huit aides-soignants à 4,1. L'hôpital pourrait faire appel à des infirmiers libéraux pour certains soins. Le service d’Hospitalisation à domicile (HAD), a été mis en place en 2008. Il permet d’assurer des traitements chez le patient.

"Equilibre budgétaire"

"Nous sommes tous des agents titulaires, que vont devenir certains ?" s’interroge Patrick Lelièvre. "Une solution sera trouvée pour chacun", répond le directeur Elio Mélis.

Le service HAD de Vire, qui gère deux antennes à Mortain et Villedieu-les-Poêles, dans la Manche, doit intégrer l’HAD de Flers. "On se doit de coordonner le fonctionnement de toutes ces antennes et assurer leur équilibre budgétaire, souligne Elio Mélis. Ce service a besoin d’être développé. L’hospitalisation à domicile est une orientation forte du ministère."

Le projet devra être validé par la commission spécialisée de l’organisation des soins (le projet est présenté jeudi), puis par l’Agence régionale de santé (ARS).

Source: ouest-france.fr

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 14:23

Le conflit actuel à L'APHP pousse la communauté infirmière à se lever et à s'adresser directement à leurs « dirigeants ». Dans sa lettre à Martin Hirsch, Clémentine Fensch interpelle le directeur de l'AP-HP, dans un discours qui a bouleversé ses pairs et l'opinion publique. Yaëlle Herz, va plus loin. Elle s'en remet au Président de la République espérant ainsi être (enfin) entendue...

Monsieur le Président,

Je suis infirmière à l'hôpital Rothschild dans un service de rééducation neurologique (mais le service importe peu). Je vous écris ce jour pour vous transmettre mon indignation, mon incompréhension, mon dépit et mon inquiétude...

La suite de ce courrier c'est:ICI sur le site infirmiers.com ou en PDF ci dessous

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 09:57
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 08:53

Les hôpitaux publics connaissent une double crise, une crise de financement, et une crise d’adaptation au progrès de la médecine et aux changements des besoins des patients.

La crise financière est due à la volonté des gouvernements successifs de contraindre un peu plus chaque année le budget hospitalier. Ce sont 3 milliards d’économie qui sont à nouveau demandés aux hôpitaux d’ici 2019, Les directeurs d’hôpitaux en déficit devront prendre les mesures nécessaires pour assurer le retour à l’équilibre : geler les investissements, supprimer des activité non rentables, réduire les emplois, utiliser de plus en plus des personnels sous contrats temporaires et demander aux personnels sous statut de travailler plus sans gagner plus, alors même que la « productivité » hospitalière a augmenté selon les sources officielles de 2% par an depuis 2003 et que des journées travaillées et non payées s’accumulent sur des comptes épargne-temps.

La crise de mutation est la conséquence du progrès médical et de l’épidémie de maladies chroniques. Le progrès des prises en charge hospitalière ambulatoire de moins d’une journée ou d’hospitalisation brèves intensifie de travail des soignants qui doivent en faire toujours plus, toujours plus vite. Le raccourcissement du temps de séjour hospitalier nécessite une parfaite coordination entre la ville et l’hôpital et au sein de l’hôpital entre les professionnels médicaux et non médicaux. Toute activité médicale hospitalière, nécessite de penser et d’organiser l’amont et l’aval, l’avant et l’après. C’est parce qu’on n’a pas su construire un service public de la médecine de proximité assurant la permanence des soins qu’il y a 20 millions de passage aux urgences par an. Et c’est le défaut d’aval des urgences qui explique le temps passé par les urgentistes à « trouver un lit ». De même le vieillissement de la population et l’augmentation épidémique des maladies chroniques nécessitent une médecine globale de la personne où le patient et / ou son entourage deviennent des partenaires de soins. Là encore, l’hôpital se retrouve trop souvent en première ligne, sans coordination satisfaisante avec les soignants exerçant en ville. Le cloisonnement des soins entre la ville et l’hôpital et au sein de l’hôpital lui-même a été aggravé par les réformes décidées depuis 15 ans : mise en place des 35 heures hebdomadaires inapplicable faute d’embauches suffisantes et ayant entraîné l’octroi de jours de repos supplémentaires (RTT) variable selon les établissements, tarification à l’activité(T2A) conduisant à une recherche permanente d’augmentation des activités « rentables » et suscitant des pratiques égoïstes non coopératives, mise en place d’une « gouvernance d’entreprise verticale » et d’un « management » d’inspiration taylorienne, obsédés par la fragmentation des tâches et par la « flexibilité » des personnels. Tout doit désormais être quantifié et mesuré. Le temps « administratif » dévore le temps soignant, transformant un travail choisi en un exercice subi. Ces réformes mettant en œuvre « l’hôpital-entreprise » entraînent une perte de sens du métier de soignant et sont responsables de l’amertume et de la démotivation que beaucoup ressentent. Adaptées aux gestes techniques standardisés programmés pour des pathologies de gravité moyenne, soit environ 30% de l’activité hospitalière, ces réformes ont hélas été généralisées à toutes les activités et appliquées indistinctement à tous les personnels. Plutôt que de corriger leurs erreurs, les décideurs politiques ont persévéré en empilant les réformes déstabilisant l’hôpital public, Cette instabilité finit par détruire ce qui est une des conditions essentielles de la qualité des soins et de la satisfaction au travail : le travail en équipe.

C’est pourquoi nous médecins des hôpitaux appelons à redonner du temps et de la liberté aux équipes soignantes en desserrant l’étau actuel qui empêche ou retarde l’adaptation du fonctionnement hospitalier. Nous estimons :

1 qu’il faut en finir au plus vite avec la dictature du « tout T2A » et utiliser conjointement les 3 modes de financement possibles (T2A, dotation et prix de journée) en fonction des activités. La dotation de service, modulée chaque année en fonction de l’activité (la D2A) permettrait par exemple aux professionnels prenant en charge des patients atteints de maladies chroniques de développer les prises en charge alternatives à l’hospitalisation classique et de mettre en place de nouvelles conditions de travail, y compris avec de nouvelles modalités d’application des 35 heures.

2 qu’il faut définir par établissement et par unité de soins les conditions de travail permettant un travail d’équipe stable. Le travail d’équipe doit être coordonné par un médecin et un cadre de santé co-décidant avec l’administration et non seulement chargés d’appliquer les décisions prises par les « manageurs ». Il faut définir au niveau de chaque établissement pour chaque unité de soin, le nombre minimal de soignants permettant d’assurer la qualité et la sécurité des soins.

3 qu’ il faut donner aux hôpitaux la liberté de s’organiser comme ils le souhaitent pour réaliser leurs missions : liberté pour constituer ou non des pôles de gestion ou des départements médicaux, l’unité de base de l’hôpital restant les structures où travaillent les équipes de soins : services ou unités fonctionnelles.

4 que les lits hospitaliers ne doivent pas être supprimés mais redistribués avec plus de lits pour l’aval des urgences et pour les soins de suite.

5 que l’hôpital doit aider les professionnels de ville partenaires à construire un service public de la médecine de 1er recours.

6 que l’évaluation du système de santé ne peut pas se limiter à la somme d’indices portant sur les procédures qui conduisent chaque professionnel et chaque établissement à soigner les chiffres plutôt que le malade, et à ignorer l’aval et l’amont de sa propre activité. Elle doit se faire par pathologie et porter sur les résultats de santé globaux et de qualité de vie incluant la ville et l’hôpital et impliquant les patients et leur entourage.

7 que les pistes d’économies sont connues et doivent être empruntées. Les médicaments génériques sont 2 fois moins prescrits et 2 fois plus chers en France qu’en Angleterre avec un gain possible de 2 milliards d’euros par an pour la Sécurité sociale. Le coût des transports sanitaires ne cesse de croître pour dépasser les 4 milliards par an. Les frais de gestion du système de santé français avec ses 500 mutuelles et compagnies d’assurances privées et ses 18 agences d’Etat coûtent plus de 16 milliards. Le fonctionnement bureaucratique de l’hôpital est coûteux La liste est longue des lobbys privés et publics puissants qui s’opposent aux réformes utiles.

Il appartient aux pouvoirs publics de défendre l’intérêt général au lieu de choisir la solution de facilité : réduire le déficit de la sécurité sociale en augmentant celui de l’hôpital public, qui n’a plus les moyens d’assurer ses missions.

Signataires : Zaïr Amoura, Frabrizio Andreelli, Daniel Annequin, Elisabeth Aslangul, Bernard Augereau, Michel Azizi, Patrick Barbet, Thierry Baubet, Amine Benyamina, Jean-François Bergmann, Jacques Boddaert, Clara Bouché, François Bricaire, Eric Bruckert, Olivier Canceil, Nicole Casadevall, Eric Caumes, Pierre Charbonneau, François Chast, Laurent Chouchana, Davis Cohen, Jean-Philippe Collet, Roland Dardennes, Stéphane Dauger, Jean-Pascal Devailly, Sophie Dimicoli-Salazar, Brigitte Dorémus, Jean Dupouy-Camet, Gilles Edan, Olivier Gagey, Olivier Gall, Joël Gaudelus, Alain Gaudric, Anne Gervais, Jacques Gilquin, Pierre-Marie Girard, Christian Gisselbrecht, Anne Gompel, Bernard Granger, André Grimaldi, Julien Harroche, Agnès Hartemann, Xavier Jeunemaître, Jean Jouquan, Jean-Pierre Kahn, Amina Lahlou, Christophe Lançon, Etienne Larger, Véronique Leblond, Laurence Leenhardt, Marc Lejay, Jean-Pierre Lépine, Philippe Lévy, Francis Louarn, Xavier Mariette, Donata Marra, François Martin, Jean Marzelle, Emmanuel Masméjean, Dominique Mazier, Vincent Meininger, Jean_Claude Melchior, Jean-Philippe Metzger, Noël Milpied, Isabelle Nègre, Thomas Papo, Antoine Pelissolo, Julie Peltier, Jean-François Pinel, Sylvain Renolleau, Jean Paul Richalet, Jean-Pierre Riveline, Jean-Jacques Robert, Ronan Roussel, Elisabeth Rouveix, Rémi Salomon, Marc Samama, Georges Sebbane, Frédéric Selle, Daniel Sibertin-Blanc, Nicole Smolski, Alain Sobel, Antoine Tabarin, Eric Thervet, Nicolas Thiounn, Christophe Trivalle, Dominique Valla, Jean-Paul Vernant, Bernard Vialettes, Laurence Weiss, Michel Zerah.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:43
35h à l’APHP : La Hollandie, une république qui gaze.

Le lundi 8 juin gaz et matraques contre les immigrants, les élus et les militants qui les protégeaient, le jeudi lacrymo contre les infirmières en fin d’une manifestation massive.

Ce jeudi 11 juin ce sont plus de dix mille manifestant-es, venu-es de l’AP-HP avec le soutien de délégations de régions et d’autres établissements d’Île de France, qui ont exprimé leur refus du plan d’économie que tente de leur imposer leur Directeur Général.

En fin de manifestation, alors que l’Elysée tardait à donner un rendez-vous à l’intersyndicale pour entendre leurs revendications, un groupe de personnel s’est retrouvé coincé dans une petite rue donnant sur l’Elysée. Enfermé-es dans cette souricière elles et ils se sont fait gazer par les forces de l’ordre. Il faut remonter au 17 mars 1991, sous un gouvernement socialiste, pour retrouver des faits équivalents.

http://www.ina.fr/video/CAB91053411/manifestation-d-infirmieres-video.html

La délégation a finalement pu être reçue par Boris Vallaud, secrétaire général adjoint de l’Elysée et Anne Dardel chargé de mission au ministère de la santé.

Cette rencontre s’est soldée par un échec, les deux interlocuteurs n’apportant aucun fait nouveau.

La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce l’absence totale de responsabilité de ce gouvernement qui ne sait qu’opposer la violence aux problèmes de société qu’il suscite en se pliant aux ordres de la troïka (BCE-FMI-Commission Européenne), en oubliant au passage ses origines socialistes.

La Fédération SUD Santé Sociaux soutiendra toutes les initiatives que pourront prendre les salarié-es de l’APHP et celles et ceux des établissement déjà en lutte.

La Fédération SUD Santé Sociaux en appelle à l’arbitrage du Président de la République pour qu’il daigne enfin recevoir les responsables syndicaux de la santé et du social. Qu’il donne un signe fort du retour à une politique sociale et solidaire seule digne des suffrages qui l’ont porté au pouvoir.

La Fédération SUD Santé Sociaux rappelle que le 25 juin les organisations syndicale , CGT, FO, FAFP, FSU, et Solidaires, appellent à une grande manifestation pour l’ensemble des personnels de la santé et du social. Ces deux secteurs rassemblent près de trois millions de salarié-es qui devront être entendu-es. Un pas de plus dans la violence de la part de ce gouvernement pourrait lui coûter cher lors des prochaines consultations électorales.

Source: sudsantesociaux35

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 16:53
 Le CHU d'Amiens réorganisé non sans malaise

Amiens avait été pionnier en matière de réorganisation de l’hôpital. Quatre ans après, alors que la question est sensible à l’AP-HP, les syndicats dénoncent des tensions.

En 2011, la direction du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Amiens faisait passer les journées des 5 300 membres du personnel non-médical de huit heures à sept heures et demie pour se rapprocher de la semaine de 35 heures, faisant fondre le nombre de jours de RTT de 27 à 15. En outre, la pause repas, auparavant comprise dans le temps de travail, ne l’était plus, ce qui – pour ceux qui choisissent de manger- revient à garder le nombre d’heures passées dans l’établissement à huit, mais avec un nombre de RTT moins élevé.

Moins de temps pour transmettre les informations

« Cela a été une petite révolution », se souvient Jean-Marc Hénin, secrétaire adjoint du syndicat FO-CHU, majoritaire. Avec des vacations de sept heures et demie, il devient impossible, pour couvrir 24 heures, de se limiter à trois équipes comme à l’époque des 3 x 8. « Cela veut dire qu’il faut décaler les équipes, que des gens embauchent à 6 heures, d’autres à 6 h 30, d’autres à 7 heures de manière à combler la journée », explique M.Hénin. Il y a donc moins de temps pour transmettre les informations entre équipes d’horaires différents, et « quand vous faites les transmissions, tout le monde n’est pas là », confie le syndicaliste.

Seul syndicat non-signataire de l’accord, la CGT tire ses propres enseignements de l’expérience amiénoise, au moment où, à Paris, l’intersyndicale de l’AP-HP (Assistance publique – hôpitaux de Paris) a encore appelé à la grève, ce jeudi.

Conjuguée à la baisse des effectifs, la réorganisation a conduit le personnel « à la limite du burn-out », dénonce Christine Bertin, secrétaire de la CGT-CHU d’Amiens.

« Pour pallier ces horaires non adaptés, les agents font une, deux heures en plus chaque jour, ceux qui ont des conditions de travail difficiles s’arrêtent et ne sont pas remplacés, donc ça accroît encore la charge du travail et les heures supplémentaires nécessaires, et du coup l’absentéisme : on se mord la queue », argumente-t-elle.

Lombalgies, dépressions nerveuses : « Pour travailler au CHU d’Amiens, il faut avoir les reins solides », ironise Mme Bertin. Selon elle, la réorganisation, « ça a été de faire en 7 h 30 ce qui se faisait en 8 heures… au détriment de la prise en charge des patients. «

Contactée, la direction n’a pas souhaité s’exprimer. Des associations d’aide aux patients ont de leur côté assuré ne rien avoir à redire. « Les soins sont toujours très bien donnés, personne n’est négligé, et certains de nos visiteurs sont même presque inutiles dans certains cas », confie Olga Lestienne, présidente pendant seize ans de l’antenne de la Somme de l’association Visite des malades en milieu hospitalier (VMEH), représentée à la maison des usagers du CHU. Elle concède que « parler avec les patients, c’est très difficile pour les aides-soignantes, parce qu’elles ont une charge de travail énorme », d’où la nécessité de visiteurs hospitaliers.

« Les soins sont largement à la hauteur de ce qu’ils étaient avant », estime de son côté Jean-Luc Miart, président de l’association ADOT80 pour le don d’organes et de tissus.

« L’hôpital s’est globalement bien adapté »

« Effectivement, ils manquent un peu de personnel sur Amiens, on voit que les salariés courent régulièrement dans les couloirs, soumis à un travail important », observe M. Miart.

Mais celui-ci impute ces problèmes autant au déménagement, fin 2014, du CHU du nord au sud d’Amiens, qu’à la réorganisation du temps de travail.

Pour le secrétaire adjoint de FO-CHU, M. Hénin, au final, en dépit des tensions organisationnelles qu’il décrit, « l’hôpital s’est globalement bien adapté ». Il ne regrette pas d’avoir signé l’accord après avoir négocié la préservation de 15 RTT au lieu d’une petite dizaine. « Il valait mieux se couper un doigt plutôt qu’un bras ».

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 16:52

Alors que l’intersyndicale FO-CGT-Sud Solidaires appelle à la grève pour le 25 juin, l’Association citoyenne de défense de l’hôpital public de Briançon s’invite elle aussi dans le bal des mécontents. « Il est grand temps que l’ensemble du Grand Briançonnais se réveille (élus, citoyens, patients potentiels) pour exiger l’abandon de ce contrat de retour à l’équilibre financier, qui est plutôt un sabordage du service public. Le maire est résigné, la direction est contente, l’Agence régionale de santé (ARS) l’est encore plus. On nous prend pour des idiots quand on nous martèle que c’est la réduction des effectifs qui va sauver l’hôpital. C’est le contraire, car la dégradation de l’offre de soins est un facteur déterminant de la dégradation des recettes ». Pour exposer ses arguments, l’association organise une réunion publique d’informations, le jeudi 18 juin, à 20 heures à la MJC.

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