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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 15:01
1ere AG régionale de la Convergence des luttes !

1ère Assemblée Générale Régionale de la Convergence des Hôpitaux Normands en lutte contre l'Hôstérité.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 14:45
Malaise à l'hôpital de L'Aigle.......

L'absence des élus a été remarquée jeudi dernier au rassemblement de défense de l'hôpital de L'Aigle. Que font-ils pour le sortir de la crise ?

Son absence a été remarquée jeudi dernier au rassemblement au centre hospitalier mais Véronique Louwagie ne reste pas les bras croisés. Le député-maire de L’Aigle s’est manifesté auprès de l’Agence régionale de santé dans des courriers courtois… mais fermes.

Les élus étaient absents jeudi dernier lors du rassemblement suscité par les syndicats après la mise en demeure de cesser l’activité de chirurgie ambulatoire. Cela ne veut pourtant pas dire qu’ils se désintéressent du problème et Véronique Louwagie, notamment, agit dans l’ombre. Le 3 août dernier, à la suite de la mise en demeure, le député-maire a adressé un courrier à Monique Ricomes, directrice de l’Agence régionale de santé (ARS).

Elle explique que « cette décision, au moment particulier où l’hôpital de L’Aigle doit déterminer sa feuille de route et ses orientations stratégiques pour l’avenir nous interpelle. En effet, continue la présidente du conseil de surveillance du centre hospitalier, comment est-il possible d’établir une orientation stratégique sur l’évolution des blocs, alors qu’une fin d’activité nous est imposée par l’ARS ? Pourquoi tous les hôpitaux de France sont-ils autorisés, voir encouragés à faire de l’ambulatoire et pas L’Aigle ? ».

« Les plus fragiles seront touchés »

« Profondément choquée de ne pas avoir été informée par l’ARS d’une décision de cette nature ayant un impact majeur pour notre territoire », Véronique Louwagie a de nouveau écrit à Monique Ricomes, le 7 août, en lui rappelant que le 2 juillet dernier lors de la réunion organisée par l’ARS à Caen, elle avait évoqué la situation géographique de l’hôpital de L’Aigle et « vous avez annoncé la mise en place d’une mission d’appui émanant du ministère de la Santé ». Au sujet de la fin de l’ambulatoire, le maire en profite pour lui dire combien elle reste « dubitative d’une décision de cette nature prise quelques jours avant les vacances. La mise en place d’un nouveau dispositif et la brutalité de sa mise en œuvre sans délai ont contribué à déstabiliser les équipes ».

Dans son questionnement, Véronique Louwagie évoque un cas très concret, parmi d’autres. « Vous savez très bien que notre médecin ophtalmologue par exemple n’ira pas opérer ailleurs qu’à L’Aigle. Vous privez donc les habitants de notre territoire d’interventions et d’un suivi local. Ce sont les habitants les plus fragiles qui seront touchés par vos mesures. Alors, est-ce que l’hôpital de L’Aigle aura toujours vocation à répondre aux objectifs du service public et aux besoins du plus grand nombre ? ».

« Pour tuer son chien… »

« En ces circonstances, poursuit le député-maire, « la mission d’appui que vous avez évoqué est urgente. La réflexion ne peut plus s’établir sans elle ». Demandant le début des travaux le plus rapidement possible (Ndlr : sans doute fin août), Véronique Louwagie assure qu’elle veillera à ce que cette mission « ne soit pas de nature à constater une situation qui conduirait ipso facto à des fermetures de services sous prétexte, par exemple, de sous-activité ». Il ne faudrait pas que la mission s’appuie sur la décision de fermer l’ambulatoire et des 700 000 euros de recettes annuelles en moins pour dire que l’hôpital n’est plus viable.

Véronique Louwagie le dit autrement. « Le célèbre adage pour tuer son chien, on dit qu’il a la rage, ne doit pas s’appliquer à L’Aigle », confie le député-maire avant de rappeler à la directrice de l’ARS que lors de sa venue à L’Aigle, le 30 janvier dernier, elle avait soutenu qu’il fallait absolument que la maternité de L’Aigle poursuive ses activités et que son avenir n’était absolument pas remis en cause. De l’avenir de la maternité, dépend celui de la chirurgie, puis celui de l’école d’infirmière. Impossible qu’une personne assumant de telles responsabilités puisse revenir sur ses propres dires…

Tempête sous un crane

En pesant le pour et le contre concernant la fermeture de plusieurs services de l’hôpital, l’ARS doit se dire que l’isolement géographique plaide en faveur du maintien. Mais la démographie médicale incite à trouver d’autres solutions. Tempête sous un crane à l’ARS. « Nous savons que nous avons un souci de démographie médicale et pour le solutionner l’hôpital a lancé un appel d’offres pour le recrutement de médecins étrangers, argumente Véronique Louwagie avant d’afficher sa combativité. Je crois que nous pouvons gagner, mais il faut absolument continuer à se battre car notre situation géographique, notamment, est effectivement une arme en notre faveur ».

Continuer à se battre c’est aussi porter le message de la population aiglonne à la ministre de la Santé, ce à quoi Véronique Louwagie s’attache à faire.

Source: lereveilnormand.fr

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 14:12
Hôpitaux: le passage de la rigueur à l'austérité ne passe pas!

André Grimaldi

Diabétologue, membre du mouvement de défense de l'hôpital public.

Des praticiens exaspérés, un personnel hospitalier à cran et une volonté toujours plus forte du gouvernement de contenir les dépenses de la santé publique : l'hôpital doit être sorti de la crise. Pour André Grimaldi, diabétologue et membre du Mouvement de défense de l'hôpital public, il faut en finir avec le modèle "fou" de "l'hôpital entreprise", forcé à augmenter ses activités pour maintenir les budgets.

Le gouvernement veut contenir les dépenses publiques de santé. Pour ce faire, il utilise trois leviers. D'abord, essayer de réduire les prescriptions jugées abusives des médecins de ville concernant certains médicaments trop coûteux et les arrêts de travail trop généreux. Les 10 % des médecins les plus dépensiers sont dans la ligne de mire de la Sécurité sociale, mais en réalité, elle n'a pas de grands moyens d'action en dehors des tracasseries administratives qui exaspèrent les praticiens.

Ensuite, transférer les prises en charge financières de la Sécurité sociale aux assurances privées dites « complémentaires », quitte à aggraver les inégalités sociales de santé. Reste le moyen le plus habituel et le plus facile pour l'Etat : réduire le budget hospitalier. Pour commencer, le gouvernement a annulé le versement aux hôpitaux de 250 millions d'euros de la dotation votée par l'Assemblée nationale, « contribuant au creusement de leur déficit en 2014 », selon la Cour des comptes. Ensuite, il resserre année après année la progression du budget des hôpitaux, qui devient ainsi très inférieure à la progression du montant de leurs charges. En 2016, pour une progression des charges autour de 3 %, la progression du budget ne sera que de 1,75 %. Le déficit des hôpitaux est donc programmé. Que vont faire les directeurs ? Selon Marisol Touraine, ministre de la Santé, il leur suffit de mieux s'organiser grâce notamment à des regroupements hospitaliers. En réalité, ayant déjà beaucoup donné en termes de « restructuration », ils vont être obligés de réduire les investissements (dont le montant était de 4,6 milliards d'euros en 2014, contre 6,5 milliards en 2009) au risque d'aggraver le sous-équipement dramatique de la France dans certains domaines, comme l'IRM. Et, surtout, les directeurs vont être contraints de supprimer des emplois. Quand la ministre dit : « Je ne supprime pas d'emplois », il faut comprendre : « Je laisse le soin aux directeurs de le faire. » Martin Hirsch, directeur de l'AP-HP, a pensé qu'il pourrait refiler la « patate chaude » aux syndicats, en leur faisant le chantage « diminution des RTT ou suppression de 4 000 emplois en trois ans ». Il a dû reculer. Ce qui est étonnant, c'est qu'il ait cru que cela pouvait passer, supposant que les syndicats majoritaires ne défendraient pas l'accord d'application des 35 heures qu'ils avaient dénoncé en 2002. Il avait lourdement sous-estimé le degré d'exaspération et de démotivation des personnels.

Pour beaucoup, la souffrance au travail est telle que les RTT sont devenues le principal objectif. Du moins, quand on a la chance de pouvoir les prendre. Souhaiter venir le moins souvent possible au travail est compréhensible quand on a une heure et demie de transport matin et soir ! Face à cette politique d'austérité annoncée, les communautés médicales hospitalières refusent de voter les budgets prévisionnels prévoyant des économies irréalistes. C'est le cas des trois plus gros établissements hospitaliers du pays (Paris, Lyon, Marseille). Le Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP) a lancé un « Appel des médecins hospitaliers pour sortir l'hôpital de la crise » qui a recueilli à ce jour près de 1 000 signatures.

Il propose d'en finir avec le modèle « hôpital entreprise » et le tout-T2A (tarification à l'activité) inadapté à la prise en charge des malades chroniques et obligeant les hôpitaux à augmenter sans cesse leur activité pour seulement maintenir leur budget. Ce système « fou » provoque à la fois une détérioration des conditions de travail et une montée de l'absentéisme. Le MDHP demande plus de liberté pour les équipes de soins pour s'organiser et pointe les économies qui seraient possibles si le gouvernement était prêt à s'attaquer à certains lobbies de la santé. Les médicaments génériques sont deux fois plus chers en France qu'en Angleterre. Les transports sanitaires coûtent 4 milliards d'euros à la Sécu. Les mutuelles reçoivent 5 milliards de subventions. Et la gestion du système de santé coûte plus de 16 milliards ! Le MDHP estime que la priorité devrait être la construction d'un service public de la médecine de proximité avec les professionnels de santé volontaires. Aider à cette construction devrait être une des missions de l'hôpital public.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 13:39
Contre la fermeture des Urgences. 400 personnes à la réunion publique

Hier soir, 400 personnes ont répondu à l'appel de l'association de défense de l'hôpital et des élus. Ils ont réaffirmé leur opposition absolue à la fermeture des Urgences.

La colère et l'indignation s'expriment publiquement à Valognes.

Depuis que la direction du Centre hospitalier public du Cotentin (hôpitaux de Cherbourg et Valognes) a décidé de fermer les Urgences et d'arrêter le SMUR, faute de médecins pour y travailler, la population ne cesse de protester.

Lundi dernier, 65 maires s'étaient réunis à la mairie de Valognes pour dire leur opposition à la fermeture de ces Urgences de Valognes et à l'arrêt du SMUR, qui intervient sur toute la zone centrale du nord du département.

Hier, 400 personnes se sont réunies à la salle du Château à Valognes.

Elles ont demandé à la préfète de la Manche de réquisitionner des médecins pour remettre ces services en route.

Source : ouest-france.fr

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 10:22
Urgences à Valognes. "Aucune mesure d’économie"

L’Agence régionale de la santé et les députés de gauche se défendent de vouloir faire des économies en dépit de la santé.

Depuis jeudi, le service d’accueil des urgences de Valognes est fermé en semaine, obligeant les patients à aller jusqu’à Cherbourg. L’ARS rappelle, dans un communiqué, que le CHPC a besoin d’un effectif médical d’urgentistes de 24 équivalents temps plein et qu’en dépit des recherches, l’objectif ne peut être atteint.

« Le centre hospitalier a informé avant l’été les agences d’intérim de son besoin de médecins intérimaires pour conforter l’équipe en place. En dépit des nombreux appels et demandes auprès des différentes agences […] celles-ci n’ont pas été en mesure de répondre à la hauteur des besoins nécessaires au fonctionnement du Centre hospitalier », explique l’ARS.

« Cela ne constitue aucunement une mesure d’économie. L’établissement poursuit activement sa mobilisation auprès des agences d’intérim pour rouvrir les urgences au plus vite ».

Les députés soutiennent l’ARS

Stéphane Travert, député de Valognes-Coutances et Geneviève Gosselin-Fleury, députée de Cherbourg, soutiennent l’ARS dans un communiqué.

"L’ARS cherche des médecins urgentistes allant jusqu’à proposer des conditions salariales très importantes, indiquent-ils. La période des vacances pour de nombreux médecins rend plus difficile encore les recrutements. Cette situation n’est pas nouvelle. […] Dans un courrier daté de fin juillet la Ministre (Marisol Touraine, NDLR) avait rappelé la nécessité absolue de maintenir un SMUR sur notre territoire. […] L’hôpital et nos concitoyens sont au cœur de nos priorités".

Source: ouest-france.fr

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 11:00

Manque de personnels et de temps, tâches administratives à répétition : cette réalité dans les services hospitaliers est bien connue. Qui en fait les frais ? Les soignants. Conséquence : une perte de motivation, une fatigue croissante, un esprit d’équipe qui flanche,... Ces troubles peuvent conduire au burn out mais aussi provoquer des troubles musculo-squelettiques (TMS).

La série de changements qui a affecté les services hospitaliers n’est pas étrangère à l’apparition des troubles chez les soignants. « Depuis les années 1980, les soignants sont confrontés à une dégradation de leurs conditions de travail, et la rationalisation des dépenses hospitalières entraîne une limitation de la croissance des effectifs », souligne Valérie Carrara, psychologue du personnel à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Or, ils ont de plus en plus de travail administratif, plus de protocoles à respecter, et donc moins de temps à passer au lit du malade.

Les relations entre le pouvoir médical et le pouvoir administratif sont aussi devenues compliquées. « Il y a un réel problème de reconnaissance et les professionnels de santé sont en souffrance », ajoute-t-elle.

Joëlle : « A force de lutter pour des choses qui auraient dû couler de source, je me suis épuisée ».

Epuisement émotionnel

Cette souffrance au travail peut se manifester physiquement chez le soignant qui va alors développer des maux de tête, des maux de ventres, des pathologies conduisant jusqu’au burn out. « Le burn out n’est pas une maladie définie, mais davantage un processus lié à une façon d’envisager la pénibilité au travail », estime Marc Loriol, chercheur au CNRS, spécialiste de la fatigue et du stress au travail chez les professionnels de la santé.

Il existe trois grands symptômes permettant de définir le burn out qui prend forme dans un processus de cercle vicieux. Tout d’abord l’épuisement émotionnel, puis la déshumanisation de la relation à l'autre et enfin la diminution ou la perte de l'accomplissement professionnel.

Pour se protéger, le soignant peut en venir à déshumaniser sa relation à l’autre, ce qui conduit parfois à de la maltraitance. « Il arrive que les infirmiers aient peur de commettre des erreurs en raison de leur état de fatigue, rapporte Valérie Carrara. La maltraitance vient quand il n’y a plus de mots. » Auparavant, les chefs de services organisaient des espaces de paroles pour que les soignants puissent parler des patients. « Il faudrait les remettre en place », estime-t-elle.

C’est lorsqu’un soignant ne parvient pas à trouver le juste milieu d’engagement vis-à-vis d’un patient, que le burn-out peut survenir.

Les soignants perdent alors l’intérêt de leur engagement et de leur accomplissement professionnel. C’est lorsqu’un soignant ne parvient pas à trouver le juste milieu d’engagement vis-à-vis d’un patient, que le burn out peut survenir. « L’équilibre est difficile à trouver, souligne Marc Loriol. Il n’est pas donné une fois pour toute. Il dépend du contexte. » Valérie Carrara insiste cependant sur l’importance de l’aspect individuel de la souffrance au travail. « Elle dépend de chaque individu, de son histoire, de ses conditions de travail », soutient-elle.

Gestes nocifs

Outre le burn out, la dégradation des conditions de travail est également génératrice de troubles musculo-squelettiques (TMS). « Depuis les années 1990, les pouvoirs publics se sont beaucoup intéressés à la prévention pour permettre les bonnes postures, explique Marc Loriol. Malgré tout, le nombre de TMS ne diminue pas », sans doute parce que des facteurs vont à leur encontre, notamment le manque de moyens, d’effectifs et donc de cohésion.

Une partie de l’augmentation des TMS est liée à l’intensification du travail, à l’incapacité de prendre le temps, aux gestes répétitifs qui sont plus nocifs. « Pour lever le malade, il faut une collaboration au moins à deux, souligne-t-il. Parfois, il n’y a pas assez de soignants, ni une bonne cohésion. »

Les TMS sont une maladie multifactorielle à la fois biomécanique mais également liée à des facteurs psychosociaux. « C’est souvent la combinaison des deux qui conduit à l’émergence des TMS », rapporte Sandrine Caroly, docteur en ergonomie et enseignante-chercheur à l’Université de Grenoble. Outre le lien avec l’organisation du travail, avec les transformations organisationnelles et l’intensification du travail qui accroissent la pression des soignants, il y a également un lien avec l’activité des soignants.

« On distingue le travail prescrit du travail réel », explique-t-elle. Les soignants ont des procédures à respecter mais la tâche est parfois éloignée de l’activité car ils rencontrent des variabilités au niveau organisationnel.

« Par exemple, lorsqu’il manque une personne, le soignant présent tente des stratégies d’adaptation et peut par exemple piquer sans gant ou ne pas engager la conversation avec le patient. C’est une forme d’abattage du travail mais qui lui permet de tenir les objectifs de performance. » Il va alors ressentir une tension, une pression, qui peut être à l’origine de TMS.

Enfin, les TMS peuvent avoir un lien avec les collectifs de travail. « L’équipe ne partage pas nécessairement les mêmes valeurs, souligne Sandrine Caroly. Contrairement au collectif qui rassemble des professionnels partageant des manières de travailler, ce qui donne des ressources pour la santé individuelle de chacun. » En collectif, les professionnels décident ensemble de la façon d’organiser le travail et de se coordonner. « Il y a la réalité de la souffrance des infirmières et derrière cette souffrance, la capacité du groupe à faire face à la difficulté », conclut Marc Loriol.

Témoignages

Marion, 27 ans, infirmière depuis cinq ans

« Je travaille dans un service de nuit et de réanimation. Quand on sort de l’école, on ne voit pas nécessairement les problèmes qui touchent la profession. Mais je constate que le burn out s’installe rapidement. Nous, infirmières, avons peu de poids dans toute l’échelle médicale et paramédicale. On est toujours exécutrice, rarement preneuse de décision. En plus, on est toujours face à quelqu’un qui ne va pas bien, ce n’est pas facile de se détacher et on n’a pas forcément de soutien de la part de nos collègues médecins ou de la hiérarchie. Il y a un gros turn over dans mon service, car on se fatigue rapidement. Je ne suis peut-être pas encore dans une phase de burn out car j’exerce encore mon métier, mais je ressens une grosse lassitude. J’ai l’impression d’être un pion, je reçois peu de considération. Depuis quelque temps, j’ai une hernie discale à cause de mon travail. Je n’ai eu qu’une demi-journée de cours sur la manutention alors que les aides-soignantes ont un vrai module. Maintenant, je dois faire de la kinésithérapie, mais tant que je continuerai ce métier, je ne guérirai pas. On travaille en effectif ultra réduit, donc on ne prend pas le temps de bien faire les choses. De fait, le patient n’est pas pris en charge de la manière optimale. Je n’envisage pas d’arrêter mon métier, car j’aime encore ce que je fais. Mais j’essaye de changer d’hôpital. Il y a beaucoup d’idées reçues sur le métier. Ce n’est pas ce qu’on pense. »

Joëlle*, ancienne cadre d’un pole gériatrique

« Mon burn out, je n’en ai pas eu conscience. A un moment donné j’étais épuisée, je venais au travail avec une appréhension et un stress qui ne me quittait pas. L’élément déclencheur a été le non-partage de mes valeurs à mon travail. Je me sentais surmenée, j’avais de plus en plus de difficultés à accomplir mes tâches dans de bonnes conditions et en plus, le management ne me convenait pas. Je recevais beaucoup de mépris et de réflexions de la part de ma hiérarchie. A force de lutter pour des choses qui auraient dû couler de source, je me suis épuisée. Les soignants sont compléments méprisés, je ne peux pas l’accepter, c’est une question de considération. On nous demande d’être respectueux vis-à-vis des patients, mais la hiérarchie ne l’est pas avec nous. Un jour, j’ai croisé le médecin du travail dans le couloir, elle m’a dit qu’elle ne me trouvait pas en forme, m’a prise en entretien et là je me suis effondrée. Il y a un an, j’ai été arrêtée pendant un an par mon médecin traitant. Les six premiers mois, j’ai été retirée du monde. Quand on est en arrêt, on se complet dans notre enfermement. J’étais incapable de sortir. J’ai été happée par la descente aux enfers. Je suis allée voir un psychiatre, qui continue de me suivre. C’est lui qui a prononcé le mot burn out. Toute seule je n’aurais pas pu aller mieux et la médication s’est imposée. J’ai repris le travail en septembre mais j’ai changé de fonction, je mets en œuvre des projets d’amélioration de la qualité. Les soins et le contact avec les patients me manquent. Aujourd’hui, ce qui me dérange, c’est que je ne me sens plus la même. Mais c’est peut être ce qu’il faut. L’investissement doit être mesuré, la distance doit être prise. Je vais mieux mais j’ai peur que ce soit un bien-être artificiel car je suis toujours sous traitement et je veux m’en passer. »

*témoignage anonyme

Source: actusoins.com

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 09:55

Le service des urgences de Valognes (Manche) a fermé ses portes, le 6 août 2015, par manque de médecins. Une « pénurie » qui toucherait l'ensemble de la Basse-Normandie.

Le service des urgences de Valognes (Manche), rattaché au CHPC (le Centre hospitalier public du Cotentin qui rassemble le centre hospitalier Louis Pasteur de Cherbourg-Octeville et le centre hospitalier de Valognes) est provisoirement fermé depuis le jeudi 6 août 2015.
Une décision prise « par manque d’urgentistes », indique à Normandie-actu la direction de l’hôpital. Une cellule de crise, le lundi 10 août 2015, devrait statuer si le service peut rouvrir dans les jours à venir.

15 médecins au lieu de 25

La situation avait été « anticipée », explique cependant Bénédicte Gastebois, directrice adjointe en charge des usagers au CHPC. « Nous savions qu’il y aurait un sérieux manque de personnel », précise-t-elle, « en raison du manque d’urgentistes » :

Il manquerait 80 médecins en Basse-Normandie

Selon Bénédicte Gastebois, ce manque de personnel concernerait l’ensemble de la Basse-Normandie :

Selon l’hôpital de la Manche, il y aurait un déficit de 80 médecins sur la Région de Basse-Normandie. « Concernant les professions dans le paramédical, nous avons ce qu’il faut ! Ce qu’il nous manque, vraiment, ce sont des médecins en poste, de façon permanentes », insiste la direction.

Un problème de « répartition régionale »

Selon la DRESS (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), le nombre de médecins aurait augmenté de 0,8% depuis 2014 : « Au 1er janvier 2015, la base statistique recense 222 150 médecins en activité. Par rapport au 1er janvier 2014, le nombre de médecins a augmenté de 0,8 % (220 474 médecins au 1er janvier 2014). On enregistre sur la même période une légère hausse de la densité de l’ensemble des médecins (336,5 médecins pour 100 000 habitants en 2015 contre 335,3 en 2014, soit une hausse de +0,4 %) », rapporte le bilan statistique du 16 avril 2015 de la DRESS.
« Le problème de fond, c’est la répartition de la profession sur le territoire », argumente Bénédicte Gastebois. Selon la carte interactive proposée par le Conseil national de l’ordre des médecins, les trois départements de la Basse-Normandie connaissent une baisse de leurs effectifs. Une diminution qui varient de -4,6% pour le Calvados, à -7,5% pour la Manche et à -7,3% pour l’Orne. Seul le Calvados disposerait d’une « forte densité » de médecins. L’Orne et la Manche recensant une « faible densité ».

Les syndicats se mobilisent

Le 7 février 2015, le syndicat autonome du FAFPH (Fédération autonome de la fonction publique hospitalière) du CHCP lançait une grève illimitée au service des urgences, à Cherbourg. Il protestait contre le manque de personnel, face à l’afflux de patients. Le lundi 16 février 2015, le syndicat avait alerté le CHSCT (le Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail) d’une situation de « danger grave et imminent », mais, cette fois-ci, au sein du service de réanimation.
Le 8 août 2015, la CGT du CHPC se positionnait également sur sa page Facebook :

Un cri d’alerte dans lequel La CGT du CHPC « exige »: « l’effacement de la dette des hôpitaux ; l’abrogation de la loi HPST ( Ndlr : la loi « Hôpital, patients, santé et territoires ») et le retrait du projet de loi Santé ; des moyens financiers supplémentaires ou encore l’arrêt des suppressions d’emplois de lits et de services ».

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 05:46
Hôpital de L'Aigle: L'incompréhension !

Le personnel de l'hôpital de L'Aigle est dans l'incompréhension après l'annonce de la fermeture des soins ambulatoires. 200 salariés se sont réunis jeudi après-midi.

Le 29 juillet, l’Agence régionale de santé (ARS) a enjoint l’établissement de stopper, dès le 3 août, tous les actes de chirurgie ambulatoire faute d’autorisation de fonctionnement. Seules les Interruptions volontaires de grossesses (IVG) sont désormais autorisées à L’Aigle.

Un coup de massue supplémentaire après la réflexion en cours pour la transformation de la maternité en centre de périnatalité (prise en charge des mères avant et après l’accouchement).« Cela fait dix ans que nous pratiquons l’hospitalisation de jour en toute sécurité. Cette décision est incohérente et l’ARS ne nous donne pas les motifs, lâche Marc Provost, secrétaire CGT à l’hôpital. L’ARS fait tout pour déstabiliser et fragiliser l’hôpital. La perte de recette est estimée à 700 000 € avec une chute d’activité du bloc opératoire de 30 %. »

« On a l’impression que c’est une décision déguisée pour fermer plus rapidement la chirurgie et la maternité », poursuit un cadre de santé. Les syndicats annoncent déjà « un plan social pour 95 agents contractuels, indique Marc Provost. C’est tout un bassin qui est touché, plus de 150 communes et 50 000 habitants. »

Source : Ouest France

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 05:25
A l’Aigle, l’hôpital forcé de cesser les actes de chirurgie ambulatoire.

L’Agence Régionale de Santé (ARS) demande au Centre hospitalier de l’Aigle d’arrêter les actes de chirurgie ambulatoire. L’hôpital n’aurait jamais eu l’autorisation pour cette pratique.

Stupeur, inquiétude et colère du personnel réuni dans le hall des consultations externes ce jeudi après-midi. Dans un courrier reçu il y a quelques jours, l’ARS demande auCentre hospitalier de l’Aigle « de cesser sans délai tout acte de chirurgie ambulatoire ».

La raison ? Cette pratique exercée pourtant par l’hôpital durant de nombreuses annéesn’avait jamais été autorisée par l’Agence Régionale de Santé.

La chirurgie ambulatoire concerne les petits actes chirurgicaux qui ne nécessitent pas d’hospitalisation. Les patients peuvent rentrer chez eux dès la fin de l’opération.

Selon la direction, le service de chirurgie ne devrait pas fermer pour autant et aucun emploi ne devrait être supprimé.

En revanche, toutes les interventions en cours ont été annulées et reportées vers leCHIC Alençon-Mamers.

Après la menace qui planait sur la maternité, les salariés craignent un démantèlement de plusieurs services.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 05:21
Rien ne va plus au C.H public du Cotentin

Situation critique dans la Manche. La direction du centre hospitalier du Cotentin a décidé de fermer les urgences de Valognes pendant au moins huit jours. La raison ? Le manque d’effectif médical.

Rien ne va plus au centre hospitalier public du Cotentin. Les syndicats et le personnel sont vent debout contre la décision de la direction de fermer les urgences de Valognes pendant 8 jours minimum à compter de ce jeudi 6 août.

Raison invoquée : il n'y a pas assez de médecins. Sept urgentistes le jour et quatre la nuits manquent pour faire fonctionner le service. La situation doit être réévaluée en début de semaine prochaine.

Le personnel et les syndicats pensent que l'objectif caché de la direction est à terme de fermer définitivement les urgences afin de faire des économies.

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