Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 08:50

Le capitalisme pue la mort et son histoire est une rivière de sang. Voilà, par exemple, le vrai visage de la firme colossale Bayer qui vient de se payer Monsanto pour 59 milliards d’euros :

QUAND LA FIRME BAYER ACHETAIT « DES LOTS DE FEMMES » À AUSCHWITZ

Sous le régime nazi, Bayer, alors filiale du consortium chimique IG Farben, procéda à de nombreuses expériences médicales sur des déportés qu’elle se procurait dans les camps de concentration.

Voici des extraits de cinq lettres adressées par la Maison Bayer au commandant du camp d’Auschwitz, publiées dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant.

Les lettres, trouvées à la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge, datent d’avril-mai 1943.

Première lettre :
 » En vue d’expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous. »

Deuxième lettre :
 » Nous accusons réception de votre lettre. Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. « 

Troisième lettre :
 » D’accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. « 

Quatrième lettre :
 » Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. « 

Cinquième lettre :
 » Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. « 

IG Farben, le consortium de Bayer, a également fournit aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz, et a massivement exploité la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines.

Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg, puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique, malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

Et maintenant, à quand le Nuremberg du capitalisme ?

Repost 0
Published by sud-chu-caen
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 08:45
Repost 0
Published by sud-chu-caen
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 08:43

Dans une note de conjoncture, la banque Natixis alerte les investisseurs de la possibilité de voir les salariés se révolter face à des inégalités de plus en plus fortes.

Et si les salariés faisaient la révolution? Dans une note de conjoncture publiée vendredi, la banque Natixis alerte les investisseurs de la possibilité de voir les salariés se révolter face à des inégalités de plus en plus fortes. La filiale de BPCE liste notamment cinq raisons à cela : des inégalités des revenus toujours plus fortes, la déformation du partage des revenus en faveur des profits, la hausse de la pauvreté, la faible hausse du salaire réel depuis 2000 et la hausse de la pression fiscale.

Face à ce constat, Patrick Artus, auteur de l’étude et directeur de la recherche et des études de Natixis, s’inquiète des conséquences de cette éventuelle « révolution ». Il écrit notamment: « si les salariés se ‘révoltaient’, le choc inflationniste, et donc de taux d’intérêt, qui en résulterait aurait des effets très négatifs sur les détenteurs d’obligations, sur les États et les entreprises ». Car une telle révolte occasionnerait selon lui « une hausse rapide des salaires » qui « conduirait à de graves déséquilibres financiers ». À savoir donc, « une chute des marchés et une hausse des taux d’intérêt et de l’inflation ». Certes les ménages en « bénéficieraient », mais pas les actionnaires, les finances publiques et les grands groupes.

Repost 0
Published by sud-chu-caen
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 08:40

Ce n’est pas une politique "du centre" c’est une politique à la Margaret Thatcher qui menace.

 

En plus des ordonnances pour la casse d'un siècle de droit du travail, Macron, confirmant sa majorité, prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l'histoire de notre pays.

 

Du jamais vu.

Il va supprimer le salaire brut.

Ce n'est pas une politique "du centre" c'est une politique à la Margaret Thatcher qui menace.

Les grands médias des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.

 

Mais non, c'est le salaire brut qui compte!

Réexpliquons le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les "simplifier" pour ne pas qu'on voit la manœuvre.

 

Le salaire net c'est pour payer la force de travail.

Le salaire brut c'est pour payer la reproduction de la force de travail.

Le salaire net on vit avec au mois le mois

Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.

 

Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.

Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l'était à l'origine de la "Sécu". Allez revoir le film "La sociale" de Gilles Perret).

Le salaire brut ce n'est pas une "charge" comme ils le disent, c'est un bonheur.

C'est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c'est ce qu'il y a de plus beau dans notre pays.

Le salaire brut vous est redonné en "temps différé" quand vous êtes malades, en "temps indirect" pour le logement, mais aussi en "temps réel" quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n'est pas une épargne !).

C'est le capital, l'actionnaire, l'employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.

Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu'à 1,6 ou 1,9 fois le smic. Là, il supprime et remplace tout par l'impôt.

C'est nous, par nos impôts, qui paieront dorénavant à la place de notre patron. Un hold up de 470 milliards contre nous! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.

Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d'euros votre salaire brut.

Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu'ils augmentent le bas de celle-ci. C'est un coup de bonneteau.

Et c'est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l'impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque.

Et voilà pourquoi, sur le fond, il faut résister aux effets des scrutins de mai et juin 2017, on le peut, on le doit car il s'agit pour "En marche", d'une majorité artificielle et très dangereuse:

1) Les abstentions du 11 juin ont une immense portée, la moitié du pays s'est détournée du résultat final. Même s'il obtient un groupe "godillot" déraisonnablement gonflé, Macron n'obtient que 31% de 50% des exprimés, ce président a été élu avec environ 14 à 16 % d'adhésion à sa personne, les autres voix il les a eues par défaut, à cause du mécanisme institutionnel en cascade anti-démocratique de la V° République. Et là, en dépit de toutes les apparences, c'est une perte sèche de plus de 30 % des voix en chiffre absolu. Ce record historique des abstentions signifie un pouvoir contesté et contestable. Quand on étudiera en détail on verra que la gauche est là mais qu'elle s'est massivement abstenue, parce que ses électeurs sont sur la défensive depuis le terrible désastre du 23 avril provoqué par l'échec tragique du quinquennat Hollande-Macron-Valls puis par la division Mélenchon-Hamon.

2) Le 18 juin, on peut et on doit sauver tout ce qui peut l'être des députés de gauche au deuxième tour. Si on veut additionner des voix pour ça, ce sont celles de toute la gauche, rose, rouge, verte, il faut faire tout ce qu'on peut pour un désistement systématique et réciproque FI, PCF, EELV. Sauver tout ce qu'on peut de ce camp-là c'est résister et reconstruire l'avenir avec une gauche authentique et unitaire.

Pour avoir un groupe parlementaire rose rouge vert indépendant capable de combattre Macron-Thatcher, j'appelle au désistement systématique et réciproque pour FI, EELV, PCF, et le PS anti Macron. J'appelle encore et toujours à l'unité à gauche décisive qui a fait si cruellement défaut. Mais que ce soit clair: pas une voix de gauche pour celles et ceux qui ont soutenu Macron où se sont réclamés de sa "majorité présidentielle".

Repost 0
Published by sud-chu-caen
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 11:16

Après 117 jours de grève, les aides-soignantes et les agents de service hospitalier de la maison de retraite du Jura, ont obtenu deux embauches, une prime de 450 euros, trois semaines de congés exceptionnels. En faisant connaître les conditions de vie et de travail des établissements médicalisés, elles ont porté les besoins de tous, résidents et famille. Reportage.

Sur le rond-point qui fait face à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) les Opalines de Foucherans (Jura), les grévistes savourent leur victoire. Pas d'explosion de joie néanmoins, la fatigue est là. 117 jours de grève, ça épuise, même si ça rend fier. « Depuis 17 ans que je travaille, je n'avais jamais fait un jour de grève. Je n'aurais jamais pensé tenir 117 jours, ni faire tout ce qu'on a fait ensemble. On a réussi à amener au niveau national le débat sur la prise en charge des personnes âgées », s'étonne presque Édith Sordet, aide médico-psychologique de nuit. À l'entrée du parking, plus de tables ni de chaises, le barnum qui les a abritées est démonté, seuls demeurent les banderoles et les drapeaux de l'UL CGT de Dole. Leur piquet de grève avait fini par faire partie du paysage.

TRAVAILLER POUR QUATRE

Pendant le conflit, l'Ehpad a continué à fonctionner. Au début, des cadres du groupe sont venus prêter main-forte. « Des collègues, directeurs d'établissement, ont aidé à servir des repas, faire des toilettes, le directeur régional a servi le petit déjeuner », raconte Véronique Steff, la directrice de l'établissement. À la fin du mois de mai, l'agence régionale de santé (ARS) a aussi ordonné le transfert de 12 résidents vers des établissements environnants. Le 2 juin, une motion a été votée en conseil de vie sociale (CVS), l'organe de représentation des résidents et des familles, où siègent aussi un représentant du personnel et un représentant de la direction. Elle demandait aux grévistes de reprendre le travail.

« Au début, je les soutenais ­ je passais boire le café sur le piquet, je leur ai même donné un billet pour la caisse de solidarité ­ mais une fois qu'elles ont obtenu les deux postes, elles auraient dû reprendre », affirme Gilbert Rousseau, proviseur à la retraite et fils d'une résidente. Côté résidents, les propos de Nicole Cêtre, 81 ans, restent néanmoins très mesurés. « On voudrait bien que ça se termine. Pour les filles c'est difficile, elles font le travail de quatre à deux personnes », explique-t-elle. Mais interrogée en présence de la directrice, quand elle parle des conditions de vie dans l'Ehpad, elle se contente de dire : « Moi, je n'ai pas à me plaindre, mais pour les autres, les personnes qui peuvent pas se débrouiller, je sais pas. »

Sur le parking, Muriel Pion, la fille d'un couple de résidents entrés fin 2014, embrasse les grévistes. Elle est passée sur le piquet de grève à chacune de ses visites, deux à trois fois par semaine, et rend hommage à leur action. « En 30 mois, j'ai vu l'Ehpad se dégrader. Dans les premiers mois, régulièrement, les aides-soignantes prenaient une heure pour laver ma mère, lui faire un brushing, couper ses ongles, mettre de la crème sur tout son corps, la chouchouter. Peu à peu, ces moments privilégiés se sont raréfiés jusqu'à disparaître. » L'essentiel aussi est parfois sacrifié.

4,5 euros par personne, c'est le maigre budget pour le petit déjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner.

« Au début de la grève, j'ai fait remarquer à la directrice que les cheveux de mon père tenaient tout seuls, faute d'avoir été lavés depuis longtemps, elle m'a répondu qu'elle allait l'inscrire pour le coiffeur ! »

Sans compter les appareils auditifs perdus... « J'ai demandé aux filles le lendemain, mais ce n'était pas les mêmes qui travaillaient à cet étage la veille. » Ce manque de continuité dans les soins est aussi ressenti durement par les soignants. « Si vous êtes toujours au même étage et qu'un jour, vous n'avez pas eu le temps de bien faire la toilette d'un résident, le lendemain, vous vous en occupez en priorité. Si vous changez tout le temps ce n'est pas possible », souligne Méline Chognard, aide-soignante de jour. Même entre collègues que l'on travaille de jour ou de nuit, au sein d'un même étage, la circulation d'informations est difficile.

« Souvent, nous n'avons pas le temps d'avoir un vrai moment d'échanges, à peine de lire la feuille de transmission. Combien de fois me suis-je contentée d'y mettre mes initiales en l'ayant à peine parcourue », s'exclame Julie (1), une ancienne aide-soignante des Opalines, employée maintenant dans un Ehpad public.

« Elles ont bien fait de faire grève », s'exclame Mme N. M., veuve d'un résident. « Pendant des semaines, mon mari n'a pas eu sa douche. Lors des visites, je faisais des tas de choses que je n'avais pas à faire : je le rasais souvent par exemple. » Sur la nourriture, elle est aussi très critique. « Combien de fois il m'a téléphoné en me disant qu'il n'avait rien mangé. Il était difficile, mais quand même. » Il faut dire que les budgets nourriture sont serrés. « On ne dispose que de 4,50 euros par personne pour le petit déjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner et parfois une petite collation dans la nuit », détaille Albert Papadacci, délégué syndical central (DSC) CGT du groupe Korian et luimême chef cuisinier. Difficile de faire des miracles avec si peu...

LES YEUX SUR LA MONTRE

« Quand on arrive aux Opalines, c'est tout beau », se souvient Mme N. M. L'Ehpad est effectivement clair, les chambres spacieuses peuvent recevoir le mobilier et les objets du résident. Pour les familles et les futurs résidents qui le visitent, les lieux paraissent agréables. Ils découvrent la salle à manger, la salle d'animation.

Sur le site, la devise est « L'humain au coeur des Opalines » et la notion de bientraitance est soigneusement mise en avant. Même son de cloche chez Korian, leader du secteur du grand âge, qui affirme « Bien vieillir, c'est vivre bien ». Des professions de foi rassurantes pour les personnes âgées en perte d'autonomie et plus encore pour leurs familles qui ont dû se résoudre à les placer.

Accompagner au quotidien des personnes âgées, pour beaucoup très dépendantes ­ la moyenne d'âge aux Opalines atteint les 90 ans, nécessite du temps. Et celui-là est rarement disponible. Anne-Sophie Pelletier, porte-parole des grévistes, est aide-médico-psychologique de jour. Elle raconte : « Le matin, quand l'équipe est au complet, nous avons quinze minutes par toilette. Au rez-de-chaussée, de nombreux résidents sont très dépendants. Un quart d'heure pour déshabiller une personne sur son lit, lui donner une toilette alitée, la rhabiller, l'installer sur son fauteuil, c'est très juste. On a les yeux sur sa montre. Si vous perdez trois minutes avec un lèvemalade défectueux, vous ne pourrez pas tout faire », raconte-t-elle. Faute de temps, le soignant ne pourra pas laver les dents ou les cheveux.

«Pendant longtemps, mon mari n'a pas eu sa douche. Souvent je le rasais. Elles ont bien fait de faire grève.»

« Pas le temps non plus de mettre de la crème sur une peau très sèche. » Difficile dans ces conditions de profiter des soins pour échanger. Ne pas avoir le temps de parler avec les résidents se révèle aussi très frustrant. « Je me souviens de l'enterrement de l'un d'entre eux. J'ai plus appris sur lui que pendant les trois ans qu'il a passés à l'Ehpad. »

Pour les agents de nuit, le rythme de travail est intense : 14 résidents à coucher en un peu moins de deux heures, tout en répondant aux appels des sonnettes. « Ça peut être une urgence, rappelle Édith Sordet. Outre les différentes tournées qui ponctuent la nuit et les appels par sonnette, les deux AMP, seules pour 75 résidents, doivent aussi assurer le pliage et le rangement du linge de toilette. » « De nombreux Ehpad font faire aux soignants des tâches qui ne sont pas les leurs. Cela permet d'économiser sur les postes qui ne sont pas financés par les ARS », souligne Albert Papadacci.

Dans ce business très rentable (voir encadré), la maîtrise de la masse salariale est primordiale. Quitte à prendre quelques libertés. « Jusque très récemment, nous travaillions 11 h 30 la nuit, mais nous n'étions payés que 10 h 30. Nous avions une heure de pause que, dans les faits, nous n'avions pas le temps de prendre », explique Édith Sordet. Du coup, les horaires de poste de nuit ont été repoussés d'une heure. Résultat: « Alors que nous avions quinze minutes pour échanger avec les infirmières avant qu'elles ne quittent l'établissement, maintenant, quand nous arriverons, elles seront déjà parties. » Les revendications des grévistes révélaient une autre pratique « étrange » de l'établissement : faire effectuer les formations sur le temps de repos. C'est terminé.

LE FAUX CONCOURS DE TRICOT

Pour que les établissements soient rentables, il faut que leurs résidents soient solvables : ils doivent, à Foucherans, s'acquitter de 2 500 euros par mois. La plupart vendent leur logement pour pouvoir payer. Quand les ressources ne suffisent plus, les enfants prennent le relais. Un transfert dans un établissement public moins coûteux est proposé à qui ne peut plus payer. Difficile néanmoins pour une personne très âgée de quitter son environnement familier. « Un soir, lors de ma prise de service (à l'Ehpad public), j'ai été informée par ma cadre de l'arrivée d'une résidente de Foucherans très perturbée. Cette dame était passionnée de tricot, le psychologue lui avait proposé de participer à un concours de tricot, totalement imaginaire ! Toute heureuse, elle avait accepté. Il l'a accompagnée chez nous et lui a dit au revoir. Dans son sac, il y avait deux culottes, ses affaires sont arrivées le lendemain », se souvient Julie. L'humain vraiment au coeur des Opalines ?

(1) le prénom a été changé.

Repost 0
Published by sud-chu-caen
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 10:18
Repost 0
Published by sud-chu-caen
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 10:14
Repost 0
Published by sud-chu-caen
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 09:51
Repost 0
Published by sud-chu-caen
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 09:35

Personnel et pensionnaires de la maison de retraite de Paimbœuf sont en souffrance. D’une seule voix, ils dénoncent leurs conditions de travail et de vie dans l’établissement. Leurs témoignages laissent entrevoir une fin de vie faite d’ennui et de solitude.

La dernière douche de Juliette Abellard date d’il y a trois semaines. Le dernier shampooing aussi. Pour le bain - son pêché mignon - il faut remonter au mois de mai. Depuis qu’une maladie atrophie ses muscles, cette imposante femme, ancienne gardienne de camping, est dépendante des aides-soignantes pour se laver, se coucher, se lever.

 

La semaine dernière, Juliette a fait grève aux côtés d’une partie des soixante agents de la maison de retraite de Paimbœuf (Loire-Atlantique). Les uns dénonçant leurs conditions de vie, les autres leurs conditions de travail.

Un ennui terrible

«En gros, nous disposons de quinze minutes pour la toilette de chaque personne, commente une aide-soignante. C’est la chaîne. On n’a pas le temps de discuter et pourtant, elles sont très en demande. S’il y avait plus d’échanges, il y aurait moins d’antidépresseurs et de somnifères.»

Le matin, elles sont cinq pour s’occuper des cinquante-huit résidents. Elles servent le petit-déjeuner, font la toilette et les lèvent avant le déjeuner. «On ne me lève jamais à la même heure: 9h, 11h30… Tout dépend de la tournée du jour», dit Jeanine Pichavent, 84 ans. Après une vie à élever ses cinq enfants, elle a été admise à Paimbœuf il y a trois ans.


Un jour, on lui a servi son potage dans un gobelet en plastique. «Toute une vie pour en arriver là», souffle-t-elle de sa voix fluette. Elle décrit un quotidien fait d’attente et d’ennui. «Le soir, je suis couchée à 19h30. Je ne vois pas très bien, alors la TV, je ne la regarde pas trop. Je reste là à attendre. Attendre le sommeil.?»

La direction a pourtant recruté cet été, afin de permettre aux agents de prendre leurs congés. «Et nous allons faire appel à trois personnes en service civique pour renforcer l’animation», ajoute Thierry Fillaut, le directeur.

«On estime qu’un résident dort huit heures, a quatre heures trente de soin et, au mieux, deux heures d’animations, indique Guillaume Gandon, animateur permanent. Le reste? C’est un ennui que nous-mêmes, on ne supporterait pas.»


«Il suffit de les voir, à 11h, faire la queue pour attendre le repas du midi, complète Danielle, la fille d’une résidente. Personne ne se parle, ni ne sourit. Ma mère me répète qu’elle serait mieux au cimetière. Elle ne sort plus de sa chambre.»

La maman de Danielle, comme les autres résidents, débourse environ 2000€ par mois.

«J’ai honte»

Sandrine, une aide-soignante se souvient de cette scène, il y a quelques semaines. Un résident, qui n’a qu’une sœur comme famille proche, a invité l’équipe de jour à trinquer pour son anniversaire. Sa sœur avait préparé une tarte. Ils s’étaient installés dans l’une des salles communes. «Mais personne n’est venu, faute de temps, souffle la soignante. Avant, le dimanche, on prenait l’apéro avec les résidents. Aujourd’hui c’est fini. On n’a même plus le temps de leur tenir la main quand ils sont en fin de vie…»

Fin juillet, la CGT a lancé un appel à la grève. «C’est très dur de rentrer chez soi avec le sentiment du travail mal fait, glisse une aide-soignante, dans l’établissement depuis trente-quatre années. Il y a des résidentes qui travaillaient là. Elles m’ont formée. Et maintenant j’ai honte de la manière dont on les traite. Dans quelques années, c’est moi qui serai résidente ici. Et je n’ose pas imaginer dans quelles conditions.»

Repost 0
Published by sud-chu-caen
6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 08:44

Dans la nuit de mercredi à jeudi, alors qu'elle était en poste au service des urgences, une infirmière représentante syndicale CGT a été agressée verbalement et physiquement par le médecin urgentiste qui était de garde cette nuit-là. Ce dernier l'a saisi par le cou et l'a plaquée sur l'unité centrale en la menaçant du poing, pour le seul motif qu'elle avait alerté l'administrateur de garde, sur l'addictologie d'une personne qu'il venait d'hospitaliser. «J'ai simplement suivi la procédure» déclare l'infirmière, qui a cependant continué à travailler toute la nuit et s'est présentée aux urgences de l'hôpital 5 heures après les faits pour faire constater ses blessures. Souffrant d'une entorse cervicale et de contusions lombaires, elle a obtenu 5 jours d'arrêt de travail. Choquée, elle a décidé de déposer plainte pour agression, hier au commissariat de police de Montauban. Le syndicat CGT représenté par Christophe Couderc secrétaire général CGT de la clinique du Pont de Chaume, F. Cherrnault membre de l'Union des syndicats de la santé et l'Action sociale du Tarn-et-Garonne, A. Arquier, secrétaire syndicat CGT et M. Dader, secrétaire CHSCT du CH de Montauban et Pierre Bonnet secrétaire Union départementale CGT82 sont montés au créneau pour dénoncer ces violences psychologiques et physiques récurrentes inexcusables dans le milieu médical et désormais communes à tous les établissements de soins. Hier, les représentants syndicaux de la clinique ont rencontré la direction au cours d'un CHSCT extraordinaire pour demander que des sanctions soient prises à l'encontre du médecin. «Non seulement aucune sanction n'a été prise à l'encontre du médecin urgentiste, mais aucune mesure de protection n'a été évoquée par la direction pour protéger l'infirmière. Par contre une cellule de soutien psychologique sera mise en place pour le personnel» commentait Christophe Couderc à l'issue du CHSCT.

Hier soir, nous n'avons pu joindre la Direction.

 

Repost 0
Published by sud-chu-caen

Présentation

  • : Le blog de sud-chu-caen
  • Le blog de sud-chu-caen
  • : Site du syndicat SUD Santé du CHU de CAEN
  • Contact

Recherche