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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 08:29

Mardi 21 février, cinq candidats à la présidentielle ont présenté, à l’invitation de la Mutualité française, leurs propositions de financement de notre système de santé.

La santé, un sujet qui n’a pas encore été au cœur de la campagne, mais qui importe aux Français. Car même si le renoncement aux soins découle de facteurs multiples, les raisons financières sont dominantes et les remboursements de la Sécurité Sociale n’ont pas été réévalués depuis trente ans. L’évolution du système de santé préoccupe et l’accès aux soins devient de plus en plus inégalitaire : la médecine française est de plus en plus onéreuse.

Pour analyser le question, nous accueillons ce soir Frédéric Pierru, sociologue et spécialiste des politiques de santé, Agnès Verdier-Molinié, directrice de la fondation iFRAP et le professeur Guy Vallancien, chirurgien et membre de l’Académie nationale de médecine.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:21
Le délit d’entrave à l’IVG définitivement adopté par le Parlement

Aprement combattue par une partie de la droite et le mouvement «pro-vie», la proposition de loi PS visant à pénaliser les sites de «désinformation» sur l’IVG a été adoptée ce jeudi lors d'un dernier vote à l'Assemblée.

La pénalisation des sites internet qui cherchent à convaincre les femmes de renoncer à leur liberté d’avorter est devenue réalité. Ce jeudi, le Parlement a en effet adopté définitivement, par un dernier vote de l’Assemblée, la proposition de loi PS visant à pénaliser les sites de «désinformation» sur l’IVG, âprement combattue par une partie de la droite et le mouvement «pro-vie».

Ce texte, voté à main levée, prévoit d’étendre au numérique le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse, créé en 1993 et sanctionné par une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Tous les groupes de gauche et une majorité de l’UDI ont voté pour, alors que Les Républicains ont voté contre «une atteinte à la liberté d’expression».

«La liberté d’expression, ce n’est pas la liberté de manipuler»

 

Conçu initialement pour les «commandos» qui venaient perturber les établissements pratiquant l’avortement ou menacer les personnels, le délit d’entrave concernera aussi avec ce texte des informations destinées «à induire intentionnellement en erreur» les femmes s’informant sur l’IVG, «dans un but dissuasif». Quarante ans après la loi Veil, «les adversaires du contrôle des naissances avancent masqués, dissimulés derrière des plateformes qui imitent les sites institutionnels ou des numéros verts d’apparence officielle», a dénoncé la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol.

«Les militants anti-IVG resteront libres d’exprimer leur hostilité à l’avortement. A condition de dire sincèrement qui ils sont, ce qu’ils font et ce qu’ils veulent», a-t-elle assuré. Pour l’orateur des Républicains Christian Kert, cette loi menace «la liberté de pensée» et «met en place une véritable censure gouvernementale» que selon lui le Conseil constitutionnel n’acceptera pas. «La liberté d’expression, ce n’est pas la liberté de tromper les personnes, la liberté de manipuler», a répondu l’UDI Philippe Vigier.

LIBERATION avec AFP

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:12
NON à l'affront national !
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:05
6 bonnes raisons pour être en grève le 7 mars à Paris !
6 bonnes raisons pour être en grève le 7 mars à Paris !
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:50
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:41

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, le Planning Familial vous invite à une lecture de texte suivie d'un débat.

Au programme:

- Rétrospective sur la participation des femmes dans la révolution, notamment les journées du 5 et 6 octobre.

- Echange avec la salle sur l'évolution des droits des femmes depuis 1789.

 

Le mercredi 8 mars à 20h, à la Maison des associations de Caen.

Organisée par le Planning Familial.

Planning Familiale: Journée des Droits des Femmes; Les Femmes de la révolution de 1789
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:25

 

Hôpital : Granville et Avranches sous tension

Deux médecins hospitaliers d’Avranches et Granville tirent la sonnette d’alarme. Depuis plusieurs semaines, l’afflux de patients met le personnel sous tension dans les deux sites.

 

Hausse de l’activité à l’hôpital

 

Depuis plusieurs semaines, l’afflux de patients, issus de la filière gériatrique, génère une hausse de l’activité à l’hôpital. « La grippe n’explique pas tout », précise d’emblée Emmanuel Piednoir, chef de service de l’hôpital Avranches - Granville, ancien président de la commission médicale.

Le médecin tire la sonnette d’alarme, après avoir échangé avec le docteur Philippe Busson, l’actuel président de la commission médicale. Sur les deux sites, « il y a un problème de fond récurrent. »

 

Des équipes sous pression

 

La procédure hôpital sous tension adapte un nombre de lits, en fonction de l’augmentation des entrées. Elle est désormais « déclenchée de manière trop fréquente », ce qui augmente la charge de soins.

Sous pression, « les équipes courbent l’échine au quotidien, donnant le meilleur d’eux-mêmes. Des astreintes ont été doublées. Certains personnels sont rappelés sur leur jour de repos », constate Frédéric Goddé, chef de pôle, responsable du service réanimation de l’hôpital Avranches - Granville.

Source: ouest-France.fr

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:08

Dans une maison de retraite du Calvados, des salariés dénoncent leurs conditions de travail et parlent de harcèlement. L'ARS et l'Inpection du travail ont saisi le parquet.

Harcèlement dans une maison de retraite du Calvados: Des salariés attaquent la direction

Des salariés de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Thury-Harcourt (Calvados), l’Asile de Marie, tirent la sonnette d’alarme.

Le constat, s’il est confirmé, donne le tournis : une vingtaine de démissions, 11 salariés déclarés inaptes par la médecine du travail, une rupture conventionnelle, une hospitalisation et quelques contrats non renouvelés.

« Et tout cela, seulement depuis 2013 », appuie John Saliou, secrétaire général CGT 14. Le secrétaire général de la CGT du Calvados et quelques salariés qui ont souhaité rester anonymes, témoignent auprès de nos confrères de L’Orne Combattante.

 

De la « maltraitance institutionnelle »

 

Quatre salariés et ex-salariés de l’Ephad condamnent ce qu’ils appellent de la « maltraitance institutionnelle ». Leurs mots sont durs :

Au quotidien, c’est du harcèlement, du fliquage, des coups de fils incessants… On m’a même demandé de trouver des fautes afin de pouvoir virer quelqu’un, témoigne une infirmière coordinatrice. Cela, au point de mettre les résidents en danger.

« Pourtant, j’aime ce que je fais mais on est surchargé de travail, toujours dans l’urgence. C’est terrible à dire mais il y a des gens qui se laissent mourir d’ennui, note de son côté Anaïs* avant d’éclater en sanglots. Le soir, on est deux aides-soignantes pour coucher 56 résidents en une heure. Cela fait 2 minutes 25 pour les récupérer, les monter, les changer, faire en sorte qu’ils aillent aux toilettes, se brossent les dents. Et prendre le temps de leur parler, de les rassurer. Ça leur pèse, on les brusque. »

L’une des salariés a saisi le tribunal administratif, une quinzaine d’autres sont appuyés par la CGT du Calvados.

 

L’ARS et l’Inspection du travail saisissent le parquet

 

Contactée à plusieurs reprises sur ce dossier, l’ARS (Agence régionale de santé) de Normandie n’a pas souhaité répondre aux questions de L’Orne Combattante.

Par mail, la direction générale a spécifié : « Notre attention a déjà été attirée par la situation de fragilité de cet établissement qui fera l’objet d’un suivi rapproché par les services de l’ARS ». Mi-janvier, la direction de l’appui à la performance et les responsables des Ehpad au sein de l’ARS avait accepté la demande d’audience formulée par la CGT du Calvados.

Plus récemment, lundi 6 février 2017, John Saliou, secrétaire général CGT 14, a été reçu par des représentants de l’Inspection du travail. Avec l’ARS, l’Inspection du travail a saisi le parquet. « Le médecin de certains salariés a fait de même », informe John Saliou. « On n’est pas loin de la mise sous tutelle administrative de l’établissement. »

Un point que ne nie pas la directrice de l’Ehpad de Thury-Harcourt, Marie-Céline Huck : « Nous avons une situation budgétaire, certes difficile, au regard des faits évoqués, et exclusivement de ceux-ci. Cet état de fait donnera lieu à discussion avec la tutelle ».

 

« Un tissu de mensonges » pour la direction

 

Par ailleurs, pour la directrice de l’Ehpad privé à but non lucratif, géré par la Fondation Asile de Marie, « les propos tenus par quelques ex-salariés isolés et, en l’occurrence syndiqués CGT, ne sont étayés par aucun fait matériel avéré. Tout cela est faux. »

Pour preuves, Marie-Céline Huck fournit à nos confrères de L’Orne Combattante des témoignages rédigés par des salariés permettant, d’après elle, « de dépeindre une réalité différente de celle présentée ». Mieux, ils « contredisent les affirmations ».

« Il ne peut être reproché à la fondation de nier l’existence d’un climat social dégradé, dès lors que celui-ci n’existe pas de façon avérée dans l’établissement. » Toujours pour prouver sa bonne foi et après avoir fourni une photo des vœux au personnel sur laquelle « un climat des plus bon enfant transparaît », Marie-Céline Huck note que « force est de constater que les services de l’Inspection du travail n’ont jamais mentionné l’existence d’un climat social délétère ».

Concernant le flicage et le harcèlement, la directrice réfute « en bloc » les accusations :

À titre personnel, je tiens à préciser que la CGT est coutumière des attaques contre les entreprises et les employeurs en France, eu égard notamment au calendrier… Les chefs d’entreprise ne demandent qu’à faire leur travail c’est-à-dire créer de l’emploi, assurer la pérennité des établissements, assurer la qualité des soins prodigués aux patients et pérenniser les emplois des salariés !

Des termes en tout point similaire à ceux de Philippe Lagalle, président de la fondation Asile de Marie.

Concernant les démissions et autres arrêts de travail, Philippe Lagalle et Marie-Céline Huck ont noté que « l’affirmation selon laquelle une vingtaine de salariés auraient quitté l’établissement doit donc être remise dans son contexte, ce calcul est à prendre en compte sur plusieurs années ! Qui plus est, s’agissant d’une structure pouvant employer jusqu’à 110 agents par mois sur 12 mois. Rapporté sur la période évoquée, l’établissement a donc géré un volume important d’agents (entre 5 200 salariés, fourchette haute, et 3 800 salariés, fourchette basse) ».

* Son prénom a été modifié

Source: normandie-actu.fr

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 09:40

Elles n'en peuvent plus. Deux infirmières du CHU de Caen témoignent de leurs conditions de travail difficiles, conséquences directes des plans d'économie à l'hôpital. "On peut laisser des personnes âgées 24 heures sur un brancard" expliquent-elles, écœurées.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 13:49

A l'Université de Caen, la CGT vient de révéler (lire ICI) qu'une poignée de 5 responsables se sont partagé des dizaines de milliers d'euros de primes en 2016. Pendant ce temps, ils font appliquer une politique de rigueur sur les campus.

 

Environ 500 000 € de primes ont été distribués en 2016 aux personnels de l'Université, qui totalise 1 175 agents et salariés. Pragmatiquement, un rapide calcul permet de déterminer que cette somme correspond à une moyenne de 425 € de prime annuelle par personne, soit la bagatelle de 35 € par mois ! Mais là où la théorie ne laisse que peu de reconnaissance au travail quotidien de centaines de personnes, la réalité revêt à la fois la forme d'une injure et surtout d'un scandale.

 
Sur ces 500 000€, 157 000 € sont destinés à... 5 personnes ! Autrement dit, 31,4% du total des primes sont versées à 0,43% des bénéficiaires. Voici les détails du podium (et dont l'identité est facile à trouver sur le site de l'Unicaen) :
  • la Directrice générale des services -> 43 000 €
  • l'Agent comptable -> 36 000 €
  • le Directeur général des services adjoint -> 33 000 €
  • le Directeur des ressources humaines -> 27 000 €
  • et le Directeur de la recherche et de l'innovation -> 18 000 €
Il faut donc des privilèges de PDG ou de femme de député véreux pour diriger une université aujourd'hui. Un symbole éloquent de ce que devient l'enseignement supérieur : une institution au service des capitalistes, avec ses managers grassement payés pour faire le sale boulot. Du fric, à défaut de dignité. Difficile de ne pas avoir la nausée face à l'action de cette cohorte de voleurs et d'escrocs qui s'engraissent d'argent public tout en dilapidant les institutions qu'ils sont censés diriger.

Car l'Université va mal, toujours mal. Et la politique actuelle l'envoie droit dans le mur. On a d'ailleurs pu voir des mobilisations d'étudiant-e-s se constituer ces dernières semaines, parvenant à bloquer la cérémonie des vœux du nouveau Président de la fac le 30 janvier et réunissant début février près de 200 personnes lors d'Assemblées générales. On y dénonce les choix des dirigeants de l'université et du Gouvernement, comme par exemple les menaces de suppressions de filières entières avec en premier lieu les sciences humaines, la disparition prévue de plusieurs bibliothèques universitaires, un usage "autonome" mais néfaste des locaux allant à l'encontre des conditions d'étude et de travail, les projets de vente de campus entiers à Caen (soit-disant pour faire face à... la pression fiscale !), les sélections à l'entrée en Master, et encore et toujours des frais d'inscription qui s'envolent ! Au moins, on sait désormais où va l'argent.

Ces dirigeants sont également responsables des pressions managériales que subissent les salariés de la fac, et des attaques actuelles contre les formations de sciences humaines, jugées trop coûteuses et contribuant trop peu au rayonnement de l'Université. 

A Racailles, on vous décrit depuis notre création (lors d'un mouvement étudiant en 2007) ces mécanismes d'augmentation des frais d'inscription et les dérives du système d'enseignement supérieur, orienté à marche forcée vers des logiques de rentabilité, d'inégalités d'accès et de privatisation rampante. Et oui, il faut li-bé-ra-li-ser et casser à tout prix cet insupportable service public de l'éducation, de la connaissance, du savoir et de la recherche qui ne créerait que d'inutiles chômeurs... Les années passent, les discours et politiques restent.

Mais les résistances sont tenaces ! Alors soutenez les étudiant-e-s et les personnels qui tentent de se mobiliser, notamment en allant sur la page Facebook "Défendons nos BU et nos conditions d'études et de travail"
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