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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:28

Une étude réalisée par des chercheurs de l’INSERM de l’Unité 1018, « centre de recherche en épidémiologie et santé des populations », montre que le travail de nuit expose les femmes à un risque plus élevé de cancer du sein. Les résultats publiés dans la revue « International Journal of Cancer » confirment les conclusions du Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) selon lesquelles le travail posté perturbant le rythme circadien était « probablement cancérogène » pour l’homme.

 

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer les associations observées entre le travail de nuit et le cancer du sein : l’exposition à la lumière durant la nuit qui supprime le pic nocturne de mélatonine et ses effets anti-cancérigènes ; la perturbation du fonctionnement des gènes de l’horloge biologique qui contrôlent la prolifération cellulaire ; ou encore les troubles du sommeil pouvant affaiblir le système immunitaire.

Avant la première grossesse

 

L’étude des chercheurs de l’INSERM, baptisée CECILE, a comparé le parcours professionnel de 1 200 femmes ayant développé un cancer du sein entre 2005 et 2008 à celui de 1 300 autres femmes. Le parcours professionnel de chacune de ces femmes a été passé à la loupe : 11 % d’entre elles avaient travaillé de nuit à un moment quelconque de leur carrière.

 

Ce groupe présentait un risque de cancer du sein plus élevé d’environ 30 % par rapport aux autres femmes. L’augmentation du risque était particulièrement marquée chez les femmes qui avaient travaillé de nuit pendant plus de quatre ans, ou chez celles qui avaient travaillé moins de 3 nuits par semaine, ce qui impliquait de fréquents décalages de phase entre le rythme de jour et le rythme de nuit. Le risque était également plus élevé lorsque la période de travail de nuit avait précédé la première grossesse.

 

« Ce résultat pourrait s’expliquer par une une plus grande vulnérabilité des cellules mammaires incomplètement différenciées chez la femme avant le premier accouchement », soulignent les auteurs. Selon Pascal Guénel et col., ces travaux qui confortent les résultats d’études antérieures « posent le problème de la prise en compte du travail de nuit dans une optique de santé publique, d’autant que le nombre de femmes travaillant avec des horaires atypiques est en augmentation ». Première cause de mortalité par cancer chez les femmes, le cancer du sein touche 100 femmes sur 100 000 par an dans les pays développés. Chaque année, 53 000 nouveaux cas sont diagnostiqués en France.


Source : Le quotidien du médecin

 

 

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Published by sud-chu-caen
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:03

 

SYNDICATS SUD – CGT - UNSA – CFTC

CHU de CAEN

 

 

Communique de presse


RPA LA CHARITE EN GREVE

JEUDI 21 JUIN

 

 

Le personnel soignant du Service DUFY de la Résidence pour Personne Agées de la Charité  réuni le 14 juin 2012 a fait le constat d’une grave dégradation de ses conditions de travail liée à des effectifs insuffisants depuis plusieurs mois. Ce manque d’effectif a des conséquences graves sur la prise en charge des résidents et sur leurs conditions de vie, il concerne plus largement l’ensemble des services de la Résidence pour Personnes Agées.

 

Les agents revendique une augmentation de leurs effectifs qui leur permettent de prendre en charge l’ensemble des besoins des personnes âgées qui leurs sont confiées.

 

Un préavis de grève à été déposé pour la journée du 21 juin.


 

 Résidence Personnes Agées La Charité


 

 

Conditions de travail déplorables, manque de personnel pour assurer des soins de qualité aux résidents

 

Nous ne pouvons pas laisser faire sans réagir

 

Modifications trop fréquentes des horaires de prise de service, redéploiement, mobilité sauvage imposée aux agents, non remplacement des agents en arrêt maladie ASH, AS et IDE (13%).

 

Le personnel est à bout et n’en peut plus.

 

 

Mobilisons nous pour assurer aux résidents une prise en charge de qualité et des conditions de travail correctes pour l’ensemble des personnels.

 

Tous ensemble, par cette action, nous pouvons nous faire entendre, nous faire respecter et gagner.

Pour cela interpellons notre direction, nos élus, les médias, les résidents et leurs familles, exigeons des postes de travail supplémentaires pour changer ces conditions de travail délétères.

 

 

 

Rassemblement jeudi 21 juin 2012

de 13h30 à 15h30

devant l’entrée de la RPA

 

Mobilisons nous tous ensemble

Soyons nombreux !!!!


 

Un préavis de grève a été déposé pour le jeudi 21 juin 2012

 

 

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Published by sud-chu-caen - dans Luttes au CHU de Caen
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 19:11

 

 

 

Pour lire le reportage du "Point", cliquez sur l'image ci dessous

 

 

le-point.jpg

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Published by sud-chu-caen
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:31

 

 

Un peu plus de SUD Santé en cliquant sur l'image ci dessous

 

Sud Santé Sociaux du Finistère

 

 

Ou en vous rendant sur la rubrique : " Liens"

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Published by sud-chu-caen
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:13

Rencontre avec la Ministre de la Fp : Solidaires Fp appelle à la vigilance

 

Lors de sa première rencontre avec la nouvelle Ministre de la Fonction Publique, le mardi 5 juin 2012, Solidaires a abordé l’ensemble des sujets prioritaires pour les agents de la Fonction publique.

Emplois, RGPP, RéATE, pouvoir d’achat, délai de carence, retraites, carrières, action sociale, conditions de travail, dialogue social et droits syndicaux.

 Tous ces thèmes ont fait l’objet, de la part de Solidaires FP, d’une intervention appelant à une véritable orientation porteuse d’espoirs pour toutes et tous.

 Le message ministériel est clairement différent de celui du gouvernement précédent : défense résolue du service public ; reconstruction du dialogue social ; défense de l’Hôpital public ; attachement au Statut ; réflexion sur les missions …

 Autant de thèmes pour lesquels nous exigeons une véritable réflexion de fond qui doit se traduire par des décisions concrètes, immédiates pour certaines, en vue d’une amélioration réelle de la situation de la Fonction publique.

 Pour autant, les propos de la Ministre ne nous ont pas forcément rassurés car aucune annonce majeure, nous laissant espérer des changements profonds immédiats, n’a été faite.

 

Emplois, RGPP, RéATE

 

Si l’annonce d’un abandon de la RGPP est confirmée … rien n’est clair sur la gestion de l’emploi au regard de la création affichée des 60 000 emplois à l’Education Nationale et des 1 000 emplois dans la Justice, la police et la gendarmerie.

La réaffirmation de la gestion à « effectifs constants » n’augure rien de bon et laisse à penser que le gouvernement effectuera, encore, des suppressions de postes dans certains secteurs.

Certes, la politique fiscale volontariste qu’il entend mettre en place doit permettre la réalisation de recettes supplémentaires, mais pour ce faire ce sont des créations de postes qu’il faudra faire dans certaines administrations et pas le contraire !

Notre message a été clair : Solidaires Fonction Publique s’opposera frontalement à toutes nouvelles suppressions d’emplois !

Il y aura bien un bilan sur la mise en place de la RéATE mais, en réalité, hormis la volonté ministérielle de rendre cette organisation plus lisible et plus cohérente, rien n’est dit sur les conséquences concrètes pour les agents aujourd’hui totalement victimes de cette réforme inepte.

Solidaires poursuivra son combat pour retrouver une lisibilité des missions de services publics sur tout le territoire.

 

Concernant la Fonction Publique Hospitalière

 

 

Le message, là aussi, est nouveau : la loi Bachelot sera revisitée pour remettre l’hôpital public au coeur du système de soins. Pour autant la Ministre milite en faveur de la régionalisation et considère que le problème n’est pas tant l’existence des ARS que le contenu des missions qu’on leur confie.

Ce maintien, Solidaires ne le partage pas. Les ARS sont aujourd’hui le bras armé de la déstructuration du système de santé. Nous n’avons, en revanche, eu aucune annonce concernant le renforcement en effectif des hôpitaux.

 

Concernant la Fonction Publique Territoriale

 

Solidaires FP a dénoncé l’accroissement dramatique de la précarité. De même, nous avons dénoncé les inégalités de traitement entre les agents selon leur appartenance à telle ou telle collectivité.

La Ministre a réaffirmé son attachement au statut des collectivités territoriales tout en revendiquant le maintien de la libre administration. Elle s’engage à faire évoluer l’harmonisation des régimes indemnitaires.

Pour Solidaires FP le combat contre la précarité est une priorité, dans les trois versants.

Nous devrons, encore et encore, mettre toutes nos forces pour stopper cette spirale de fragilisation des agents.

 

Pouvoir d’achat et carrières : rien de concret !

 

 Décrochage par rapport à l’inflation depuis dix ans, gel de la valeur du point d’indice depuis 2010, prélèvement au titre de la journée de carence en cas de maladie … blocage sur les carrières, tassement des grilles dû principalement aux effets du SMIC, contingentement du 8ème échelon….

 Sur tous ces sujets la Ministre a montré une extrême prudence qui ne peut nous satisfaire.

 Même sur le délai de carence, l’abrogation de cette loi ne semble pas si évidente, compte tenu de l’effet public/privé ! Pour Solidaires, la Ministre doit de toute urgence donner un signe fort aux agents les plus fragilisés, à tous les agents soumis à des conditions de travail de plus en plus difficiles, allant jusqu’à en pousser certains à des gestes extrêmes. Solidaires Fonction Publique va, très rapidement, adresser des fiches techniques à la Ministre, sur tous ces sujets, y compris sur ceux qui, faute de temps, n’ont pu être abordés (Egalité Femme/Homme - Action sociale – Fonds d’insertion pour les handicapés – PFR – Entretien d’évaluation, etc) en expliquant pourquoi il nous semble urgent que le nouveau gouvernement apporte des réponses favorables.

 

Dans la période particulière (mise en place d’un nouveau gouvernement, élections législatives), Solidaires Fonction Publique maintiendra la pression pour la défense de nos revendications.

 

Nous devrons être très vigilants face aux annonces qui seront faites dans les prochaines semaines. Notre participation à la Conférence Sociale du mois de juillet devra nous permettre de faire avancer tous ces sujets.

 

Si nécessaire, Solidaires Fonction Publique appellera à la mobilisation de toutes et tous afin obtenir satisfaction sur nos légitimes exigences.

 

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Published by sud-chu-caen
13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 09:37

Une étude non rendue publique s'est intéressée à la qualité de la prise en charge dans 203 EHPAD de la Région. L'enquête révèle une surconsommation de médicaments et de psychotropes. On prescrit trop de médicaments dans les maisons de retraite, parfois jusqu'à dix par patient, et cette médication exagérée est tout à fait inégale d'un établissement à l'autre. C'est ce que révèle l'enquête « Iquare » dont les résultats n'ont pas été rendus publics, sans doute parce qu'ils dénoncent malgré eux le mode de fonctionnement de certains Ehpad où les pensionnaires sont assommés de médicaments et de psychotropes. Ce constat, selon Gérard Bapt, spécialiste des questions de santé à l'Assemblée nationale, ramène à une autre évidence : si on « calme » ainsi les patients, c'est parce que les structures de santé souffrent de manière chronique d'un manque de personnel, n'ayant plus le temps de gérer les malades, surtout atteints de pathologies lourdes. Entre 2007 et 2010, trente-trois établissements de retraite de l'Aude ont fait l'objet d'une enquête à la demande des directions des affaires sanitaires et sociales administrations sanitaires (DRASS) devenues par la suite les Agences régionales de santé (ARS). Cette étude apporte la preuve d'une surprescription dans les Établissements d'hébergement de personnes dépendantes.


Au moins huit médicaments par patient

 

L'Aude n'est pas le seul département ausculté. « Iquare » s'est aussi intéressé à la « Qualité de la prise en charge médicale des Ehpad en Midi-Pyrénées » (lire ci-dessous). L'étude a porté sur 7 300 résidents au sein de structures qui possèdent toutes un médecin coordonnateur en lien étroit avec les médecins de famille. Dans cette population âgée, le tiers souffre de troubles de comportement et, parmi eux, 20 % sont considérés comme agressifs. Il leur faut donc une prise en charge spécifique. Alors que révèlent les chiffres ? Dans la région, tout patient se voit administrer en moyenne huit médicaments. Et, pour 21 % des malades, la consommation est d'au moins trois psychotropes. Près de 44 % des résidents sont sous antidépresseurs, 45 % sous anxiolytiques, et 9,4 % sous Benzodiazépine dont on sait les effets sur les personnes âgées qui ont du mal à les assimiler, fait observer Gérard Bapt qui a obtenu des extraits de l'enquête sans pouvoir se la procurer officiellement. Au demeurant, les résultats de cette étude ne surprendra pas vraiment dans un pays qui conserve une culture de forte consommation médicamenteuse ? Ne sommes-nous pas les champions européens, notamment pour les neuroleptiques ? « C'est tout le problème du parcours gériatrique. Par manque de moyens et de temps, on a recours à la camisole chimique. Nécessité fait loi », déplore le député qui a saisi Michèle Delaunay, la ministre déléguée auprès de la ministre de la Santé, chargée des Personnes âgées.


Les Ehpad évaluent leurs pratiques


Comment améliorer la qualité de la prise en charge médicale des personnes âgées dépendantes dans les établissements d'hébergement spécialisés (EHPAD) ? C'est à cette lourde tâche que s'est attelée l'Agence régionale de santé (ARS) de Midi-Pyrénées dans le cadre de son projet de santé. L'enjeu est considérable quand on sait que 32 000 personnes âgées résident en EHPAD, ce qui représente 10 % des plus de 75 ans et 25 % des plus de 85 ans. Pour conduire cette démarche, l'ARS a expérimenté une méthode d'évaluation partagée et d'amélioration des pratiques. En Midi-Pyrénées, sur la base du volontariat, 203 établissements (soit 48 %) ont accepté de participer à une enquête sur ses pratiques. Une évaluation scientifique poussée des pratiques a été ensuite réalisée par l'équipe du professeur Vellas, qui dirige notamment le Gérontopôle de Toulouse. Les résultats, qui ont été discutés avec les professionnels de santé publics et libéraux, ont permis d'identifier 13 bassins de santé au sein desquels des mesures ont été mises en place pour faire face à des problématiques bien identifiées. En l'occurrence, il s'agit d'accompagner ces établissements, tant sur le plan individuel, avec en particulier l'intervention de gériatres des établissements de proximité, que collectivement grâce aux délégations territoriales des EHPAD. Car la prise en charge et les soins de patients souffrant de grandes fragilités et de pathologies chroniques, la plupart du temps totalement dépendants, sont particulièrement lourds et complexes. « Dans les EHPAD, tout le monde essaie de faire au mieux pour nos aînés. La question des médicaments est à mettre en relation avec des patients polypathologiques. C'est difficile. Quelle est la solution ? Avec plus de personnel dans les Ehpad, on utilisera sans doute moins de psychotropes. Mais en réalité le problème est infiniment plus complexe » affirme le professeur Yves Rolland, qui, avec le professeur Vellas, a conduit les évaluations. Optimiser les prescriptions, favoriser des alternatives thérapeutiques non médicamenteuses, mieux coordonner l'approche thérapeutique entre les intervenants et la famille font aussi partie des enjeux de l'amélioration de la prise en charge gériatrique. À compter de 2013, un accompagnement des Ehpad des autres bassins de santé sera mis en œuvre par l'ARS.


« Je suis effaré »

 

« En tant que médecin, je suis effaré de découvrir un tel niveau de prescriptions et de polymédications. Quand on pense que des patients se voient administrer plus de dix médicaments ! », commente le député Gérard Bapt, président du groupe d'études « Santé environnementale » à l'Assemblée. « Cette étude mériterait un débat public plutôt que d'être enterrée », poursuit le cardiologue. Ces chiffres démontrent selon lui, l'ampleur des besoins en personnel d'encadrement qualifié dans les structures médicales, mais aussi les besoins en temps médical. « Si on « calme ainsi les patients », c'est parce que les moyens humains sont très insuffisants. »

 

Source : La dépêche

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:27

La SNCF a renoncé à appliquer le principe d’une journée de carence lors des arrêts maladies, instaurée depuis le 1er janvier par le précédent gouvernement et visant les fonctionnaires et les bénéficiaires de régimes spéciaux, a-t-on appris jeudi.

«Sans attendre le rendu du jugement prévu le 26 juin, la SNCF suspend l’application de la journée de carence avec effet immédiat», s’est félicité le syndicat Unsa, à l’origine d’une action en justice pour contester cette nouvelle disposition.

La direction de la SNCF a confirmé la décision de suspendre la journée de carence «à la suite de la décision du TGI de Paris sur la RATP».

«Ce sont deux situations très similaires», a indiqué un porte-parole.

Mardi, le tribunal de grande instance de Paris avait annulé la mise en place d’une journée de carence en cas d’arrêt maladie pour les agents de la RATP.

A la SNCF, l’Unsa-cheminots avait aussi contesté cette journée de carence devant le TGI de Paris, qui doit rendre une décision le 26 juin.

La journée de carence (non indemnisée) avait été décidée par le précédent gouvernement en novembre et vise les 5,3 millions de fonctionnaires ainsi que les salariés des régimes spéciaux de prévoyance, dont ceux de la SNCF et la RATP.

Ces salariés n'étaient pas soumis jusque-là à une journée de carence, contrairement aux salariés du privé pour lesquels trois jours de carence existent (non pris en charge par la Sécurité sociale), mais ils sont souvent pris en charge par certaines entreprises.

(AFP)

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 19:24

Depuis le début de la crise, la situation médicale en Grèce se dégrade au rythme des injonctions de la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI) et des réductions des dépenses de santé de l’Etat. Le gouvernement a prévu de restreindre cette année les dépenses de santé à 7 milliards d’euros, celles-ci ayant atteint 10,6 milliard d’euros en 2009. Résultats: fermeture de cliniques locales, réduction du nombre d’hôpitaux, du montant des subventions publiques, diminution de budget de traitement pour certaines maladies, etc; on joue sur tous les tableaux. Les hôpitaux et cliniques n’ont parfois d’autre choix que de fermer ou de stopper temporairement et/ou partiellement leurs activités en raison d’un manque de personnel ou de matériel. Il arrive également que certains hôpitaux se retrouvent déclassés au rang de centres de santé en raison de leur trésorerie vide, rapporte le site d’informations grec agelioforos.gr.

 

 

Plus de patients, moins de matériel

 

Au sein des établissements publics, les versements du gouvernement s’amoindrissent de jour en jour et ne couvrent plus aujourd’hui les dépenses nécessaires. Il s’agit avant tout d’adapter le matériel aux fonds disponibles en maîtrisant l’art de la débrouille : acheter les produits les moins chers, faire preuve d’ingéniosité pour s’arranger avec l’équipement disponible même si celui-ci n’est pas toujours adapté, emprunter du matériel à d’autres hôpitaux, retarder les investissements les moins urgents. Parfois le personnel est même contraint d’acheter lui-même ses propres équipements de base tels que des gants, des produits de nettoyage etc. Quand ce ne sont pas les proches des patients qui doivent se rendre en pharmacie pour acheter du coton, du désinfectant, des gants voire des médicaments. En effet, depuis quelques temps déjà, des entreprises de médicaments ont tout bonnement cessé les livraisons dans certains hôpitaux ou pharmacies qui n’étaient plus en mesure de payer depuis parfois plusieurs mois. La pénurie de certains médicaments s'aggrave de jour en jour.

 

Au même moment, les hôpitaux publics doivent faire face à un accroissement du nombre de leurs patients. Une partie des personnes qui avaient l’habitude de fréquenter les cliniques privées se dirigent dorénavant vers les établissements publics qui dispensent la même qualité de soins (pour un prix bien plus faible, un temps d’attente plus élevé, un confort des chambres moindre, l’impossibilité de choisir son médecin).

 

Le personnel hospitalier victime des restrictions budgétaires

 

Son nombre est en recul au sein de chaque établissement public de soins en raison du non remplacement des départs à la retraite, tandis que les rémunérations ont subi une baisse considérable. Le docteur Papageorgiou, que j'ai rencontré à l’hôpital universitaire AHEPA, me raconte comment son salaire a été divisé par deux, passant de 4 000€ à 2 000€. Il semble néanmoins conscient que son revenu n’est pas le plus à plaindre par les temps actuels et s’inquiète davantage de la situation des infirmières de l’hôpital dont les salaires tombent trop souvent en dessous de la barre des 1 000€. De plus, le paiement des heures sup (pouvant représenter l’équivalent de six jours de travail par mois), qui compensent le manque de personnel, est très souvent différé de plusieurs mois. Le docteur Loizou, de l'Hôpital Aghios Pavlos, s’attriste de ne plus pouvoir participer à des congrès médicaux par manque d’argent. Afin de se tenir au courant des innovations et des progrès en la matière, elle n’a d’autre choix que de s’informer sur internet ou via les magazines spécialisés.

 

Les médecins sont de plus en plus nombreux à quitter le pays. « En trois mois, trois de mes amis proches, docteurs eux aussi, ont déménagé à l’étranger », me raconte le docteur Loizou. « Je te laisse imaginer la quantité des départs au total. »

 

 

Des organismes d’assurance maladie en déficit

 

Pharmaciens et médecins, assommés par les baisses de salaires, les augmentations des taxes et la tutelle qu’installe le gouvernement, rencontrent également des problèmes avec certaines caisses d’assurance maladie qui ne les ont pas payés depuis plusieurs mois. Ainsi les médecins du secteur privé affiliés à l’organisation nationale des services de santé (EOPYY) – structure très déficitaire résultant de la fusion en début d’année de plusieurs organismes d’assurance maladie – ne veulent plus apporter leurs services à crédit. L’organisme leur serait en effet redevable de 350 millions d’euros. De même, certaines pharmacies refusent désormais de délivrer des médicaments aux patients qui ne sont pas en mesure de les payer directement de leur poche. Les médecins ont d’ailleurs pris l’habitude de ne pas préciser la marque du médicament sur leurs ordonnances afin de permettre aux patients de choisir celle dont le prix leur conviendra.

 

 

L’accès aux soins : un droit pour tous ?

 

Selon une enquête menée par le bureau de coordination générale de la médecine familiale à l’université de Patras, les Grecs sont de plus en plus nombreux à éviter les soins paramédicaux (prises de sang, échographie, scanner etc.) par manque d’argent, ou a réduire les consommations de bases (nourriture, vêtement, chauffage) afin de suivre les traitements médicaux qui leur sont nécessaires.

 

La situation est encore plus inquiétante en ce qui concerne les personnes, de plus en plus nombreuses, qui n’ont pas suffisamment d’argent et ne possèdent aucune couverture maladie (de plus en plus de chômeurs et de retraités). Celles-ci ne peuvent donc être prises en charge nulle part. Selon Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde, leurs centres humanitaires d’urgence situés en Grèce sont de plus en plus fréquentés par les Grecs eux-mêmes à la recherche de soins et de nourriture. En parallèle, une infirmière que j’ai rencontrée m’explique qu’afin de venir en aide à ces non-assurés, des personnes du corps médical s’organisent. Ils louent des locaux, se procurent du matériel et leurs offrent des soins bénévolement.

 

Les dons à la rescousse

 

Certains services continuent néanmoins à fonctionner correctement grâce aux dons qui permettent de pallier les baisses et les retards des subventions de l’Etat et de financer le fonctionnement des laboratoires. C’est notamment le cas des services dispensant des soins que les malades ne peuvent éviter de suivre même en temps de crise. Le docteur Papageorgiou m'explique la situation dans son service. Il est directeur du département d’Hématologie et Oncologie pédiatrique, autrement dit, il traite les cancers et les maladies du sang de l'enfant. « Dans mon département, nous ne connaissons presque pas la crise. Notre dernière acquisition est un échocardiographe, elle date d’il y a quelques jours à peine. » Le docteur me précise que son service reçoit beaucoup de donations de sociétés privées qui l'aident aujourd’hui à fonctionner bien davantage que les aides de l’Etat.

 

Source : Libération

 

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 10:06

Les établissements de santé n'échappent pas à la crise financière. Depuis 2 ans, 300 hôpitaux déficitaires se démènent pour faire face à leurs dettes cumulées et aux « impasses de trésorerie » souvent liées à de lourds investissements voire au paiement des salaires. La banque Dexia Crédit Local, en cours de démantèlement était l'un des premiers organismes prêteurs aux hôpitaux, aujourd'hui globalement endettés à hauteur de 24 milliards d'euros. 

L'hôpital ne devrait pas se fiche encore bien longtemps de la charité. La dernière note de conjoncture sur les finances hospitalières publiées par la banque Dexia Crédit Local affirmant que « leur dette se maintient au niveau de celui de 2009 », ne rassure personne. Les 220 millions d'euros  supplémentaires accumulés en 2010 creusent un bien mauvais sillon. La santé financière des hôpitaux réputée fragile était à vrai dire un peu maintenue aussi en réanimation par les ressources de l'assurance-maladie. Aujourd'hui les caisses sont vides et les établissements de santé qui recourent à l'emprunt pour fonctionner font aujourd'hui les frais de produits financiers inadaptés, d'emprunts toxiques qui ruinent parfois tout espoir de redressement. La perspective de création d'un nouvel établissement entre la Banque Postale et Dexia courant 2012 ne rassure pas les directeurs d'hôpitaux, qui n'ont pas été formés pour devenir  traders.

 

La santé financière des hôpitaux mieux encadrée


Aujourd'hui, l'État leur vient en aide et les hôpitaux en quête de financement peuvent se tourner vers la caisse des dépôts qui disposent d'une enveloppe d'urgence de 5 milliards d'euros à partager avec les collectivités locales. Un ballon d'oxygène accompagné d'un tour de vis. Une circulaire interministérielle du 9 mai dernier précise un décret publié fin 2011 qui encadre l'accès à l'emprunt bancaire pour les établissements hospitaliers désormais soumis à l'autorisation préalable des directeurs généraux d'agences régionales de santé représentant l'État. Seuls les hôpitaux les plus fragiles sont concernés. Ce nouveau régime intéresse précisément les établissements dont « le ratio d'indépendance financière excède 50%, la durée apparente de la dette dépasse 10 ans, et l'encours de la dette rapporté au total des produits toutes activités confondues franchi le seuil de 30%. » Cette ligne jaune s'accompagne d'une liste précise des types d'emprunts et produits dérivés que l'ensemble des établissements publics de santé est désormais autorisé à souscrire. Mieux vaut tard que jamais même si pour quelques-uns d'entre eux le coma paraît déjà dépassé. Les plus gros établissements n'y échappent pas. Le CHU de Lyon a par exemple vu grimper son endettement depuis 10 ans, atteignant 922 millions d'euros fin 2010. Une situation expliquée par de lourds investissements : un nouvel hôpital femme mère enfant, un bâtiment médico-chirurgical flambant neuf ou encore un pavillon médical sorti de terre à Lyon Sud. L'occasion de souligner le record absolu de pose de première pierre, détenu par l'administration hospitalière depuis ces dix dernières années.

 

Plan Hôpital 2007 – une réforme en béton


Une performance notamment encouragée par le plan hôpital 2007 initié dès 2002 par Jean-François Mattei alors ministre de la Santé destiné à garantir « la mutation de l’hospitalisation, confrontée à de multiples changements, médicaux, techniques et humains. » Résultat : las de se frotter aux équipes hospitalières peu enclins à modifier leur fonctionnement, le changement mis en oeuvre par les directions hospitalières a plutôt eu lieu dans le paysage.

Un plan en béton pour relancer le bâtiment, raser des sites, en construire d'autres et regrouper au passage certaines équipes vouées à travailler ensemble. Cette approche pharaonique n'a fait que déplacer le problème et aujourd'hui des emplois pourraient bien être menacés à moyen terme compte tenu de la situation financière de certains établissements hospitaliers. Depuis quelques années déjà, de jeunes médecins qui choisissent d'exercer dans le secteur public ne se voient proposer que des contrats de travail à durée déterminée.

En cherchant à conserver la capacité d'investissement indispensable pour se doter des dernières techniques médicales, l'Assistance Publique hôpitaux de Paris cherche de son côté, à vendre l'un des fleurons de son patrimoine hospitalier, l’hôtel de Miramion face à Notre Dame et vient de fermer son musée. Une politique de fonds de tiroir qui interpelle tous ceux qui ont passé quelques heures dans les couloirs d’un service d'urgence. Gestionnaires, les directeurs d'hôpitaux ne sont pas pour autant des financiers et la spirale de la crise entraîne aussi des pans entiers du service public qui cherche par tous les moyens à stopper l'hémorragie.

 

Source : Médiapart par SUD Santé

 

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Published by sud-chu-caen
30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 21:43

POUR FAIRE AVALER LES JOURNÉES DE TRAVAIL EN AMPLITUDES HORAIRES 10H30 AUX INFIRMIÈRES ANESTHÉSISTES ET AUX INFIRMIÈRES DE BLOCS OPÉRATOIRES, LA DIRECTION PROPOSE UN TABOURET !

 

En grève depuis lundi 21 mai 2012, les IBODE et les IADE du CHU de Rennes refusent les nouveaux horaires de travail en amplitude horaire de 10 heures 30 que veut imposer la Direction pour les personnels infirmiers des blocs opératoires à l’ouverture du CUR.

 Pourtant alertée pendant le Comité Médical d’Établissement du 24 avril dernier, par la lecture d’un texte et la remise d’une pétition massivement signée, la Direction est restée muette depuis, semblant ignorer l’évidence :

 Fatigue, perte de vigilance et de concentration, autant de facteurs de risques qui démontrent qu’il n’est pas concevable de travailler en 10 heures 30 dans un bloc opératoire.

 De plus, cette amplitude horaire impacte très sévèrement la vie sociale et familiale.

 

Il a fallu que le processus de grève s’engage, pour que la Direction du Personnel et la Direction des Soins nous rencontrent ce mercredi 23 mai. On nous a « évidemment » évoqué les problèmes d’organisation du travail : Il fallait nécessairement la modifier, et il manquait certainement du matériel dans les blocs opératoires… La direction est prête à évaluer ces manques, Tout cela, bien sûr, faciliterait grandement le travail en amplitude horaire de 10 heures 30 !!!

 Comme si les problèmes n’étaient que matériels et que l’humain n’existait pas ! C’est bien sûr pour obtenir un siège pour s’asseoir et limiter ainsi la position debout pendant 2 heures 30 supplémentaires de travail quotidien que les IADE et les IBODE sont en grève à un taux de plus de 70 % depuis plus d’une semaine !!!

S.op en grève

 

Les revendications des IBODE et des IADE sont toutes autres :

 

• Le maintien des horaires de 8 heures d’amplitude. • Le refus des horaires en 10 heures 30 d’amplitude. • La création des postes nécessaires au bon fonctionnement des blocs opératoires pour limiter les dépassements horaires.

 

Mais les infirmiers spécialisés des blocs opératoires sont-ils réellement la cause de ces mauvaises organisations ?

 

Plutôt que de régler les problèmes qui perdurent depuis des années (retards dans les programmes opératoires, modifications incessantes dans les organisations et programmes opératoires, impossibilité de prendre une véritable pause déjeuner, heures supplémentaires à répétition et imprévisibles,…), la Direction prétend tout solutionner simplement en modifiant l’amplitude horaire des infirmiers spécialisés ?

 Quiconque a travaillé un tant soit peu dans un bloc opératoire, de quelque côté du champ, ne peut pas y croire une seconde !

 D’ailleurs, à ce jour, la Direction est incapable d’apporter la moindre garantie quant au non dépassement des amplitudes horaires en 10 heures 30, car il y va bien sûr du bon vouloir et de l’organisation des équipes médicales …

 

La vérité est ailleurs !

 

C’est encore pour accroître l’activité du CHU et le faire à moindre coût, que la Direction tente de pressuriser encore un peu plus le personnel. Quand on ouvre un bâtiment neuf à effectifs constants, c’est le personnel qui le paye !

 Mais lorsque l’inacceptable est atteint, c’est définitivement NON !

 

Au terme de cette discussion, il nous a été révélé par la Direction, que d’autres organisations n’étaient pas envisagées ! (Mais en réalité, aucune autre solution n’a été vraiment étudiée car incompatibles avec leurs objectifs « d’austérité » financière.)

 Aucune proposition sur des horaires de 8 heures d’amplitude, par exemple, avec une extension de l’amplitude d’ouverture des blocs et du programme opératoire. La Direction du Personnel et la Direction des Soins « transmettent » nos revendications et notre désaccord au Directeur Général.

 

En attendant un retrait du projet de la part de la Direction, le mouvement de grève continue et s’amplifie. Des actions dans les blocs opératoires, dans le CHU et à l’extérieur vont être menées.

 

Être solidaire de ce mouvement, c’est contribuer à empêcher l’extension de ces horaires journaliers en 10h30 pour tous les services où cela permettrait de supprimer de l’emploi.


Source : SUD Santé 35

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