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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:06

Malgré des manifestations coordonnées, du 1er au 7 octobre, en Angleterre, en Belgique, en Crète, en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, au Portugal, en Pologne.

 

Malgré le défilé à Paris, le 6 octobre, de très nombreuses délégations* venues de toute la France à l'appel unitaire d'un large collectif d'organisations.

 

Malgré différentes demandes de rendez vous avec Matignon, nous n'avons eu pour toute réponse qu'une rue barrée, des cars bien rangés de forces de l'ordre, le refus de recevoir citoyens et citoyennes et les associations qui se battent pour le bien public.

 

Nous pensions en avoir fini avec le mépris du gouvernement précédent.

 

Concrètement depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande le changement pourtant indispensable se fait attendre, la Santé n'a pas été inscrite parmi les priorités du gouvernement, la loi HPST s'applique toujours comme à Marie Galante et à Vire, nous ne constatons aucune réelle remise en cause de ce qui rend l'accès aux soins de plus en plus difficile : franchises et forfaits, dépassements d'honoraires, fermetures de structures de soins publiques : la liste est longue ...

 

Le Projet de Loi sur le Financement de la Sécurité Sociale va bientôt être débattu. Nous n'accepterons pas un budget d'austérité.

 

Nous appelons à poursuivre dans une démarche unitaire, les mobilisations nécessaires pour obtenir des réponses à la hauteur des enjeux.

 

Nous appelons les mouvements sociaux, les habitants et habitantes de toute la France, à réagir rapidement, à lutter ensemble pour obtenir le droit à la santé pour toutes et tous, sur tout le territoire.

 

Nous appelons à interpeller nos élu.es afin qu'ils et elles se saisissent prioritairement du dossier de la santé publique, tant la situation est grave, et qu'ils et elles fassent remonter au Premier Ministre notre demande réitérée d'entrevue !

 

Nous continuerons à faire signer la pétition :

 

http://www.petitionenligne.fr/petition/pour-notre-sante-le-changement-c-est-urgent/2931

 

"Notre Santé en Danger" continue, nous sommes unis, nous n'abandonnerons pas !

 

Paris - le 10/10/2012

 

Contact du collectif NSED - collectif.nsed@gmail.com

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 19:06

 

arton914

 

Communiqué Du Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation

de la santé et de la protection sociale

Varsovie, 7 octobre 2012

 

Il y a urgence pour la santé en Europe !

 

La crise économique et sanitaire s’aggrave. Les privatisations et la commercialisation de la santé s’accélèrent, privant une grande partie de la population à l’accès aux soins. Les fermetures d’hôpitaux, de maternité ou d’établissements médico-sociaux se multiplient. Cette casse est d’une gravité exceptionnelle particulièrement en Grèce, en Espagne, en Pologne ou au Portugal et remet en cause la conception même d’une santé et une protection sociale solidaire. Elle confirme qu’aucun pays d’Europe, qu’aucune population, ne sont à l’abri des politiques d’austérité confortées par le Pacte de stabilité budgétaire, au prétexte de la dette.

Les 12 et 13 mai 2012, réunis autour d’une déclaration à Nanterre, des organisations syndicales, des partis politiques, des associations de défense des usagers, de la santé publique et de la protection sociale, … de différents pays d’Europe, avaient appelé à se rassembler et se mobiliser autour de la semaine du 1er au 6 octobre, pour rejeter une telle régression sociale.

Les participants aux manifestations de grande ampleur à Varsovie le 5 octobre, Madrid comme à Athènes le 6 octobre, la centaine de rassemblement, d’occupation ou autres initiatives dans les structures de santé ou dans la rue, comme en Belgique, en Grande Bretagne, en France ou en Italie, ont montré la colère et la détermination des usagers, des citoyens et des professionnels à lutter contre la marchandisation de la santé, le pouvoir des trusts pharmaceutiques, tout au long de cette semaine d’action.

Les participants à la Conférence de Varsovie des 6 et 7 octobre 2012, ont tenu à réaffirmer leur refus d’une austérité toujours plus forte et souvent irrévocable, leur refus de la privatisation et de commercialisation de la santé, de la taxation et de la sélection des malades, du pillage de la protection sociale par les multinationales. La Conférence dénonce la précarisation accélérée des emplois de santé, la multiplication des licenciements et des suppressions de postes, le démantèlement des statuts et la généralisation du statut d’auto entrepreneur.

Tout cela concoure à une dégradation de la qualité des soins et s’oppose à un accès aux soins d’une partie de plus en plus large des populations et détériore leurs conditions de vie.

Ils alertent par ailleurs, les usagers, les professionnels, les élu-es, … sur la nécessité d’amplifier, de coordonner et d’élargir ces actions de protestations pour le mettre à la hauteur des enjeux posés par ces politiques nationales et européennes.

La Conférence de Varsovie, pour sa part, a décidé de mettre tout en œuvre, de toute urgence, son soutien au peuple grec, en dénonçant dans chaque pays et au niveau européen, les exigences de l’Union Européenne envers la Grèce, à mener des actions à l’occasion du vote au Parlement de ce pays, d’un « troisième mémorandum » en deux ans.

Nous ferons entendre la voix et la détermination de celles et ceux qui luttent, partout en Europe, pour une santé et une protection sociale solidaire, lors de tous les rendez-vous du mouvement social européen et mondiaux comme lors des échéances nationales.

La Conférence a décidé de lancer du 11 au 17 mars 2013, une semaine européenne coordonnée, de sensibilisation et d’intervention des citoyens et des professionnels de santé contre la privatisation et la commercialisation du système de santé et de protection sociale, dans tous les établissements de santé, les lieux de travail, … et d’interpellation des médias et des assemblées élues.

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 19:06

samedi 5 le matin, environ 1 500 personnes ont manifesté dans les rues de Vire pour s’opposer à la fermeture de la maternité, où les accouchements sont suspendus depuis le 9 juillet.

 

Vire mater

 

 



Vire mater 2








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Published by sud-chu-caen
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 10:23

Près de 300 personnes se sont réunies aujourd’hui de 13h à 15h devant l’hôpital Purpan à l’appel de l’intersyndicale CGT-SUD du CHU. Aux hospitaliers se sont joints les salariés d’Air France et de Sanofi, le comité de défense de l’hôpital public, Act-up et les syndicalistes du l’Union Départementale et de l’Union Locale Mirail CGT. Tous se sont réunis pour combattre la logique d’austérité, en particulier à l’hôpital car le gouvernement annonce encore des coupes budgétaires alors que l’hôpital est au bord du gouffre. La lutte contre l’austérité se poursuit ce samedi 6 octobre à la manifestation européenne à Paris du collectif "notre santé en danger" ou une délégation toulousaine sera présente, puis le mardi 9 octobre pour la manif régionale de Toulouse à 14h à Compans Caffarelli.

 

Purpan   Purpan 2

Purpan 3Purpan 4Purpan 1

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 10:16

La réflexion conduite par le gouvernement sur l'éventuelle révision de l'adhésion obligatoire aux Ordres professionnels ne concerne à ce stade que les infirmiers, a fait savoir le vendredi 5 octobre 2012 la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, lors de la journée de rentrée du Centre national des professions libérales de santé (CNPS).

 

Ordres : La réflexion sur l'adhésion facultative ne concerne que l'ONI"Les débuts de l'Ordre infirmier ont été marqués par certaines difficultés, qui ne sont pas petites. Et à l'évidence cet Ordre n'a pas trouvé sa place auprès de l'immense majorité des professionnels", a expliqué la ministre à quelque 120 cadres des syndicats de libéraux de santé. "Il me paraît donc nécessaire que le Parlement puisse se saisir de cette question dans le sens d'une adhésion facultative. Cette démarche doit par ailleurs s'accompagner d'une réflexion sur la mise en oeuvre des fonctions de régulation déontologique qui doit aboutir à la création d'une instance spécifique", a précisé la ministre.

 

"A ce stade, je veux redire que la réflexion engagée par le gouvernement sur les Ordres ne concerne que l'Ordre infirmier", a ajouté Marisol Touraine.

 

En juillet 2012, le ministère avait indiqué que l'éventuelle suppression de l'adhésion obligatoire ne concernait que les Ordres des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues, précisant un courrier de Marisol Touraine dans lequel elle souhaitait "engager rapidement des modifications législatives" sur ce sujet .

 

Entre-temps, le député Jean-Marie Le Guen (PS, Paris) a déposé le 25 septembre 2012 une proposition de loi "tendant à supprimer l'obligation, pour les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes et les pédicures-podologues, de s'inscrire aux Ordres professionnels". La perspective de la suppression de l'adhésion obligatoire à certains Ordres paramédicaux avait réjoui plusieurs organisations d'infirmiers, mais suscité l'inquiétude des organisations de masseurs-kinésithérapeutes.

 

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 10:08

Après l'action de samedi dernier sur le blocage de l'unique pont du coin sur la Creuse, les actions ont continué cette semaine.

Pour maintenir la pression, le comité de défense de l'hôpital et les hospitaliers ont organisé en début de semaine une action coup de poing de blocage, séquestration de la sous préfecture et de son habitant principal, sous préfet de son état. Avec l'aide des agriculteurs et des meules de paille l'action a été rondement menée.

Le sous préfet les a reçu et offre identique du préfet de l'Indre qu'ils ont décliné car ils avaient dans le collimateur la visite, dans le cadre du plan cancer, de la ministre à Loches dans l'Indre et loire, très proche.

L'inauguration prévue du mammographe a été quelque peu perturbée dans la joie, la bonne humeur.

Une bonne délégation s'est rendue hier à Loches et après les amabilités d'usage une délégation a été reçue, essentiellement les politiques du comité plus une sage femme. Bonne couverture par les médias locaux et régionaux.

 

Les annonces : moratoire repoussé jusqu'au 1er mars y compris pour la chir.

La ministre encourage la collaboration avec Châteauroux. Mais le comité avance prudemment plutôt un développement de l'aide apporté par le CHU de Poitiers qui à les reins autrement solides en ressources médicales. Les revendications restent le maintien de la mat niveau 1 et de la chir 24/24 avec les urgences et le développement de l'activité chirurgicale programmée pour assoir le fonctionnement de ce service.

L'ARS est missionné pour continuer à travailler en associant obligatoirement le comité de soutien. Prochain rendez vous, Orléans mardi pour une rencontre de travail à l'ARS du Centre à Orléans.

 

 

 

 


 

 

 


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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 21:02

ONI, bientôt facultatif

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 20:41

Au CH Sud-Francilien, c'est désormais au tour de la communauté médicale de réclamer, à l'unisson, une sortie du BEH. Les errements du contrat de maintenance d'Eiffage font en effet grimper le loyer annuel à 46 millions d'euros en 2012, alors que l'hôpital table sur 23 millions de déficit.

 

Par le biais de deux motions, l'une de la Commission médicale d'établissement (CME) – une première –, l'autre du Comité technique d'établissement (CTE), l'épineux dossier du Partenariat public-privé (PPP) du CH Sud-Francilien (CHSF) refait surface en ce début d'automne. Par la voix du Dr Claude Pougès, président de la CME, les médecins sud-franciliens souhaitent ainsi que "les autorités et les élus mettent tout en œuvre pour obtenir le plus rapidement possible la sortie du PPP avec le groupe Eiffage dans sa configuration actuelle". En attendant, les surcoûts liés à l'application du Bail emphytéotique hospitalier (BEH) se doivent d'être "neutralisés" par l'État. La demande est identique chez l'intersyndicale Sud-Santé/FO/CGT, qui ajoute à la sortie du PPP "l'application des pénalités et l'arrêt du paiement du loyer". Cette double requête s'adjoint à la motion déjà adoptée en juin 2011 par le conseil de surveillance de l'hôpital, présidé Manuel Valls, l'actuel ministre de l'Intérieur et député-maire d'Évry, dans laquelle ses membres exigeaient déjà "la révision par renégociation ou toutes autres voies, des conditions contractuelles actuelles et la sortie du BEH" (lire aussi notrearticle du 13/07/2011). Enfin, en juillet dernier, dix députés de gauche ont réclamé la création d'une commission d'enquête sur ce "scandale" afin d'être informé "des possibilités juridiques de casser un tel contrat, comme des conséquences financières d'une telle décision" (lire aussi notre brève du 30/07/2012). Mais la demande est pour l'heure dans les cartons de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République.

172 lits inoccupés, des blocs opératoires partiellement fermés

 

À lire les motions de la CME et du CTE, le constat sur les "multiples dysfonctionnements" fait, il est vrai, l'unanimité. Les défauts techniques touchent tant le système informatique que le réseau VDI (voix, données, images), les circuits électriques, la fourniture énergétique, la climatisation, la ventilation, l'étanchéité des terrasses, la qualité des huisseries, la non-conformité de certains locaux, la fermeture de nombreux blocs opératoires, l'inoccupation de 172 lits*... La chaufferie biomasse, dimensionnée pour couvrir 84% des besoins de chaleur et de froid et 10% de l'électricité courante, n'afficherait qu'un taux de rendement de 25%. Un comble sachant que le nouvel hôpital est certifié Haute qualité environnementale (HQE). Or, face à cela, "nous constatons quotidiennement les difficultés, surcoûts et retards majeurs entraînés par le bail de maintenance (…). Ce bail est de surcroît appliqué par le groupe Eiffage avec des procédures quasi bureaucratiques, y compris pour des actes d'entretien mineur", décrit la CME. Une "réalité incontestable", rapporte également la direction de l'hôpital dans un communiqué. Illustration tout récemment relatée par l'hebdomadaire Marianne (n°805, 22-28 septembre) : Eiffage qui facture 27 000 euros au CHSF la pose de deux fenêtres dans un local pour y amener la lumière. Le moindre travail de maintenance présente des délais très importants, "au minimum de 90 jours", le tout accompagné de "surfacturation", acquiesce pour sa part le CTE. Et l'ancien directeur du CHSF, Alain Verret, de rappeler, toujours dans les colonnes du magazine, les "7 000 malfaçons constatées" à la réception du nouvel ensemble (les syndicats positionnent leur curseur plus près des 8 000) "et non pas des réserves comme cela a été dit". Conséquence immédiate, l'impact financier de ces travaux d'entretien gonfle lourdement la part maintenance du loyer que reverse annuellement, et pour 30 ans, l'hôpital à Eiffage.

50 millions d'euros de loyer annuel attendus en 2013

 

Ainsi, le loyer global, initialement fixé aux alentours de 36 millions d'euros en 2006, a bondi de 25% pour flirter les 46 millions cette année et devrait même dépasser les 50 millions en 2013. "Un niveau insupportable pour tout établissement de soin", tonne la CME, d'autant que le CHSF table cette année sur un déficit prévisionnel de 23 millions d'euros. Et ce, alors que l'ARS lui reverse chaque année 20 millions d'euros pour faire face aux surcoûts du bail, auxquels se sont rajoutés 10 millions en 2011 pour accompagner l'emménagement. Dès lors, une sortie du PPP est-elle réellement envisageable ? ARS et ministère communiquent peu sur le sujet (lire l'encadré) mais le coût pour l'État pourrait se chiffrer à plus de 500 millions d'euros, dixit dans Marianne Jean de Kervasdoué, l'ancien directeur des hôpitaux désormais consultant d'Eiffage sur ce dossier. En tout cas, l'ancienne majorité avait tiré un trait sur cette question, indiquant fin 2011 qu'aucune négociation n'était prévue. À l'époque, la droite assurait que le coût des travaux avait été "équivalent" à une maîtrise d'ouvrage classique et que les loyers du BEH étaient "du même ordre de grandeur" que ceux induits par un emprunt. Enfin, les loyers de maintenance-exploitation, estimés de bonne qualité, allaient permettre de réceptionner à l'issu du bail une structure en "bon état" (lire aussi nos brèves du 13/12/2011 et du 13/09/2011). Début 2010, dans son rapport d'observations définitives sur le CHSF, la Chambre régionale des comptes (CRC) d'Île-de-France évaluait pourtant le surcoût du BEH à 431 millions d'euros (lire notre article du 08/02/2011). Mais comme le rapporte l'ancien directeur dans Marianne : "J'ai proposé qu'on rachète partiellement le bail, comme ça a été fait pour le viaduc de Millau. Il fallait mettre 70 millions d'euros sur la table. Ça a été écarté. Je pense que l'objectif du gouvernement, c'était d'ouvrir l'hôpital sans vagues avant la présidentielle." Finalement en septembre 2011, Alain Verret décidait de claquer la porte du CHSF (lire notrearticle du 01/09/2011).

 

Thomas Quéguiner

 

* La direction du CHSF assure toutefois que le taux d'occupation de l'hôpital avoisine les 93% sur les 863 lits ouverts à ce jour.

 

La fin des PPP à l'hôpital ?

 

Depuis mai dernier, l'Inspection générale des finances (IGF) dresse un audit des PPP contractés par l'État et les collectivités territoriales. Le travail devrait être achevé mi-octobre. Outre un bilan du dispositif à travers quelques cas emblématiques, dont le CHSF, il s'agit avant tout de juger de la pertinence de ce dispositif et d'établir des pistes d'évolutions législatives. Mais d'ores et déjà, interrogée le 25 septembre lors des questions orales au Sénat, la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, a assuré qu'"il ne sera plus recouru aux PPP pour la construction d’établissements pénitentiaires", rappelant que "ce type de formule de financement a un coût exorbitant. En outre, il met en place un rapport de force défavorable à l'État en cas de demande de modification ou de révision du contrat". Et la ministre de la Justice d'ajouter : "La question n’est pas seulement financière : il y va également d’une mission régalienne de l'État s'il en fut, dont le grignotage par le secteur privé est inquiétant pour notre démocratie". Contacté par Hospimedia pour savoir si cette prise de position pourrait être calquée au secteur hospitalier, le ministère de la Santé n'a pas donné suite.

 

Source: Hospimédia

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Published by sud-chu-caen
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 20:26

 

 

Montperrin

 

 

montperrin 8 001

 

Après 2 mois de grève.

Après 2 mois de silence de la part de la direction, de l'ARS, de nos députés fraîchement élus...

Après la fuite de l'ARS...

 

Mr GUINDE, dans le journal La Provence, "annonce qu'il n'y a plus aucun espoir de négociation, tant que des excuses ne lui auront pas été faites"...

Des excuses...?

 Demandons lui des comptes!!!

Le 08 octobre à 18h30 se tiendra le conseil municipal de la ville d'Aix. Une question orale a été proposée à l'ordre du jour concernant notre lutte.

On aura besoin de soutien ce jour là...

SUD Montperrin

 

Communiqué

 

Dans un article de « la Provence » en date du 26 septembre 2012, Mr André Guinde, président (entre autres) du Conseil de Surveillance du CH Montperrin, exige de l’intersyndicale « des excuses » suite à la « fuite » de Mme Huet, représentante de l’ARS par la fenêtre.

 

Nous tenons à rappeler les faits suivants :

 

-Notre mouvement dure depuis deux mois et demi, et ni M. Guinde, ni un représentant de l’ARS n’ont JAMAIS contacté l’intersyndicale pour négocier. Notre direction s’est, quant à elle, contentée du minimum légal (2 entrevues d’une heure).

 

-Comme un précédent article de La Provence le relatait, dans « l’affaire » de la représentante de l’ARS aucune violence n’a été exercée contre elle. On ne peut pas en dire autant de M. Guinde, bousculant fortement une collègue infirmière en quittant la réunion (avant que celle-ci ne commence).

 

-Que la représentante de l’ARS et M. Guinde ont été sollicités le matin, lors d’une inauguration d’un CMPPU et que ceux-ci ont acceptés de venir négocier au CH Montperrin si la manifestation syndicale se dispersait. M. Guinde a donc trahi son engagement en quittant la séance de négociation, sous un prétexte fallacieux.

 

-Au bout de deux mois et demi de grève sans interlocuteur, on peut comprendre la colère et la frustration du personnel.

 

-Parmi la multitude de missions qui lui sont attribuées, M. Guinde est président du Conseil de Surveillance de l’hôpital Montperrin et avant cela de l’instance qui dirigeait le Centre Hospitalier. A ce titre, celui-ci est COMPTABLE de la situation budgétaire et connait parfaitement la situation actuelle, lui qui a intimé pendant une dizaine d’années aux membres de ces instances de voter des budgets dont les représentants syndicaux n’ont eu de cesse de lui rappeler qu’ils étaient délétères.

 

 

M. Guinde a ainsi sous sa responsabilité la situation de déficit actuel de l’hôpital Montperrin, ainsi que, par ricochet, celle de la mise en place d’un plan de redressement. Nous exigeons donc de lui qu’il assume ses responsabilités politiques, et dans ce cadre, qu’il facilite le retour de tous les acteurs du conflit à la table des négociations plutôt que de jouer le pourrissement de la situation par son attitude et de ce fait participer à :

-la maltraitance des patients,

-les licenciements des agents contractuels,

-la maltraitance des agents dans leur travail,

-la diminution de l’offre de soins

…que la vision comptable de l’hôpital public ne peut manquer d’entrainer.

 

Organisations syndicales signataires : SUD Santé, CGT, CNI, CFDT, CMH du Centre Hospitalier Montperrin

 

Montperrin 8 octobre 2012

 


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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 17:13

CFDT       CGT      SUD      UNSA

 

L’hôpital se moquerait-il de la charité ?

 

Habituellement cette expression s’emploie au figuré mais ici elle l’est au sens propre. Jugez vous-même !

Avant l’agence régionale de santé, l’intersyndicale et une délégation de personnel ont rencontré le mercredi 26 septembre 2012 le conseil général du calvados en la personne d’Hubert COURSEAUX président de la commission « action sociale et santé » et en présence de son staff administratif.

Suite aux manques d’effectifs notamment aides soignants, les agents de la RPA considèrent que les résidents dont ils ont la charge, sont victimes de maltraitance. C’est le message qu’ils ont transmis au conseil général.

En réponse, le président de la commission nous a indiqué que :

  • un établissement autonome indépendant du CHU serait une bonne chose,
  • l’exercice de tarification avec la RPA était extrêmement difficile,
  • le déficit du CHU ne pouvait justifier la non mise en conformité de l’EHPAD concernant la suppression des chambres à 2 lits,
  • il estimait que les charges communes facturées par le CHU étaient trop importantes,
  • malgré de multiples relances du conseil général, le financement demandé par le CHU était inférieur à celui qui était possible. Pour exemple en ce qui concerne l’hébergement (en équivalent temps plein) :

 

Demande CHU 2012

Proposition conseil général 2012

Moyens 2011 reconduits en 2012 par le conseil général

Hébergement EHPAD

30,04 ETP

38,62 ETP

31,38 ETP

Hébergement USLD

14,33 ETP

25,01 ETP

23,83 ETP

Total

44,37 ETP

63,63 ETP

55,21 ETP

 

 

Interrogation, incompréhension et colère ont été les manifestations les plus spontanées.

Si les chiffres annoncés sont réels, oui l’hôpital se moque de la charité et c’est tout simplement scandaleux de traiter ainsi le personnel.

Pour obtenir des explications, décision est prise de rencontrer à nouveau la DRH.

 

 

Petit rappel : qui finance quoi ?

Une convention tripartite est signée entre l’établissement, l’agence régionale de santé et le conseil général. Cette convention fixe pour 5 ans (ici 2008/2013), les objectifs de qualité de la prise en charge, les moyens financiers de fonctionnement et les objectifs d’évolution de l’établissement. Il existe une convention pour l’Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendante (EHPAD) et une convention pour l’Unité de Soins de Longue Durée (USLD).

Cette  tarification spécifique comprend (n’apparaît ici volontairement que la  partie personnel uniquement) :

-                     Un tarif hébergement fixé par le conseil général qui recouvre les personnels de direction, administratif, d’animation, des services généraux, 70% des dépenses relatives aux agents de service affectés au blanchissage, au nettoyage et au service des repas de cuisine

-                     Un tarif dépendance fixé par le conseil général qui recouvre les psychologues, les ASH à hauteur de 30% et les AS à hauteur de 30%.

-                     Un tarif soins fixé par l’agence régionale de santé qui recouvre les infirmières, les médecins et les AS à hauteur de 70%.

 

 

 

Une réunion du personnel aura lieu

le jeudi 4 octobre 2012 - salle de réunion Corot de 13H à 14H et de 14H à 15H

 

 

Dans l’intérêt de nos aînés

pour améliorer leurs conditions de vie,

ensemble, exigeons d’avoir les moyens nécessaires

à une prise en charge de qualité !

 

Caen, le 1er octobre 2012.

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