Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 16:18

Petite mise au point de la section SUD Culture de la DRAC de Basse-Normandie après le décès de Clément Méric – Syndicaliste à SUD Solidaires Etudiant (Sciences-Po) et militant Anti-fasciste.

 

Depuis l'agression fasciste dont a été victime Clément Méric, nous entendons et nous lisons dans l'ensemble des médias et par les prises de parole de certains politiques (Manuel Valls - Ministre de l'Intérieur, Jean François Copé – Président de l'UMP ...), que Clément Méric militait dans des groupuscules d’extrême gauche. Ce résumé sémantique en arrange sans doute plus d'un, mais, ce qu’il appelle l’extrême gauche, c’est la vraie gauche.

 

Etre anti-fasciste, ce n'est pas être d’extrême gauche, c'est un devoir de citoyen.

 

Etre syndicaliste, ce n'est pas être d’extrême gauche, c'est défendre une transformation sociale égalitaire.

 

Et être au syndicat SUD Solidaires, ce n'est pas être d’extrême gauche.

 

Ne nous trompons pas : les extrêmes ne se valent pas. La gauche progressiste a toujours été et sera toujours du côté des dominés. Le fascisme, même lorsqu’il se cache derrière un discours social, est une idéologie profondément raciste, sexiste et homophobe qui sert les intérêts du capitalisme.

 

La section SUD Culture de Basse-Normandie

Repost 0
Published by sud-chu-caen
7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 16:15

 

 

 

Halte-a-l-homophobie--.jpg

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 19:06

 

 

Un militant syndicaliste et antifasciste tué à Paris par l’extrême-droite !

 

Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, notre camarade Clément, syndicaliste à Solidaires Etudiant-e-s et militant antifasciste a été battu à mort par des membres de l’extrême droite radicale. La mort de notre camarade s’inscrit dans le contexte de la progression d’un mouvement fasciste violent en France et ailleurs en Europe. Clément est décédé des suites de ses blessures, dans la nuit, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

 

Sa perte nous accable et notre douleur est encore aggravée par la certitude que nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, militant-e-s antifacistes, personnes exposées à l’homophobie et/ou au racisme, auraient pu et peuvent encore en être victimes.

 

Aujourd’hui, toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches à qui nous exprimons toute notre solidarité.

 

Source: Solidaires Étudiant-e-s SciencesPo

Repost 0
Published by sud-chu-caen
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 18:57

Clement.jpg

Repost 0
Published by sud-chu-caen
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 18:44

On ne compte plus les fermetures d’hôpitaux, le changement de majorité n’a rien changé !

 

Chaque praticien sait combien il est difficile d’obtenir une place programmée dans un service hospitalier public. De plus, de manière sournoise, la difficulté est proportionnelle à différents facteurs concernant le malade : l’âge, la pathologie. Plus celle-ci est chronique, plus l’hospitalisation est difficile. Surtout, la vulnérabilité du malade constitue un facteur prohibitif à l’admission.

 

Il est facile de comprendre que le niveau de productivité des actes effectués pendant les soins, ainsi que la valeur qui leur est impartie, sont déterminants pour l’attribution des places. Le cas le plus difficile est celui de la personne âgée, socialement isolée et en situation précaire. Ce constat ne veut pas dire qu’il y ait à l’entrée de chaque service un cerbère analyseur économique qui attribuerait les places. Le personnel des services est, dans la plupart des cas, toujours à la recherche de « la » place pour tenter de répondre à la demande du médecin traitant (c’est variable selon les CHU). Mais il faut raison garder : quand les pouvoirs publics font disparaître les lits d’hôpitaux, le moment arrive toujours où la demande est plus forte que l’offre et là, même en utilisant les couloirs, soigner à l’hôpital devient un exploit. C’est donc probablement pour sortir de ce scandale que l’Assistance publique des hôpitaux de Paris vient d’inventer « l’Hôpital debout » : elle a transformé le plus vieil hôpital de la capitale, l’Hôtel-Dieu, en un lieu où il n’y aura que de la consultation et des actes techniques.

 

Puisqu’il n’y a plus de lits, il suffit de laisser le malade debout et le soigner dans cette posture. Puisque l’hôpital a décidé de vivre selon le principe de productivité, pourquoi donc perdre le temps de coucher le malade. L’essentiel de ce qui est produit étant des actes techniques, à quoi bon prévoir un hébergement. « L’Hôpital debout » devient un centre technique de réparation et d’entretien de la machine humaine, comme s’il s’agissait de n’importe quel modèle automobile. On rentre le matin pour suivre son programme, révision ou réparation, et l’on sort le soir. Cela peut paraître comme la démonstration de l’efficacité du progrès technique : les caméras des fibroscopes ce promènent dans tout le corps, les scanners et autre IRM observent tout ; à tel point que l’on ne sait plus à quoi correspond ce que l’on observe. Les robots opèrent, l’informatique compile les données, la médecine est devenue un écran plat.

 

La pratique de cette médecine-là, ne guérit pas, elle répare. En ignorant la dimension humaine de la relation médecin-malade, on efface l’essentiel du rôle de la médecine qui est avant tout un accompagnement humain. Il n’est pas ringard de le dire, car si la médecine est capable de déboucher dans la journée une artère coronaire obstruée, nous savons que le meilleur de la médecine est de savoir empêcher que cette coronaire se rebouche. Qu’il n’y a pas de mérite à faire sortir la jeune mère dans les 48h post-accouchement quand on sait qu’une mère épuisée n’est pas disponible pour son bébé. Nous savons que le temps de l’hospitalisation est aussi le temps du dialogue, de l’échange des savoirs entre le médecin et le malade, c’est le temps d’une humanité qui soulage de la souffrance psychique, c’est le temps où la famille, les amis témoignent de leur amour. Certes, c’est un temps qui reste pénible, mais ô combien nécessaire à la guérison.

 

Le malade, tripatouillé debout, va peut-être apprendre la nature de son mal dans la journée à « l’Hôpital debout » mais il en sortira à genoux, et il n’est pas bon de vivre à genoux, que l’on soit malade ou en bonne santé.

 

Source : "PRATIQUES" ,les cahiers de la médecine utopique.

Repost 0
Published by sud-chu-caen
6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 18:39

Appel à manifestation le 15 juin 2013 à Paris

 

 

 

Vous pouvez télécharger ce communiqué en .pdf à l’adresse :

 

http://www.smg-pratiques.info/Appel-a-manifestation-le-15-juin.html

 

 

 

Le Syndicat de la Médecine Générale appelle à rejoindre la manifestation unitaire du samedi 15 juin à Paris « pour un financement de la protection sociale et de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins, pour un grand service public de santé et d’action sociale ».

 

Le temps passe et l'inaccès aux soins augmente, les fermetures d'hôpitaux ou de services hospitaliers sont toujours aussi nombreux, la protection sociale solidaire est de plus en plus remise en cause. Le gouvernement cause, il propose un pacte par ici, une réforme par là ; cependant, tous les jours nous pouvons constater dans nos cabinets que la souffrance s'aggrave, car il de plus en plus difficile de se soigner.

 

Les dépassements d'honoraires sont toujours présents, les délais d'attentes pour consulter à l'hôpital sont de plus en plus longs.

 

Chaque jour des personnes perdent des chances de guérir alors que cela est possible.

 

Ce ne sont pas les belles paroles qui feront changer de politique, il est évident aujourd'hui que le gouvernement PS poursuit avec ténacité la politique du gouvernement précédent, il est aussi capable de faire pire en inventant l'hôpital sans malade, en transformant l'Hôtel Dieu de Paris en centre de consultations.

 

 

Ne restons pas passif devant de la destruction de notre système de santé. Le Syndicat de la Médecine Générale appelle à rejoindre la manifestation du 15 juin à Paris

 

 

Rendez vous : à 13h30 Place de la Bastille : carrefour boulevard Henri IV

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:20

La maternité des Bluets : un monument d’histoire sociale sous les feux de l’austérité socialiste

27 mai 2013 | Par Alain Bertho - Mediapart.fr

 

En 1957, Jean Gabin fut, le temps d’un film, le docteur Laurent, adepte de la nouvelle méthode de l’accouchement sans douleur aux prises avec tous les préjugés, y compris de l’Ordre des Médecins. La scène finale était un véritable accouchement filmé en gros plan. Le film était alors dédié « respectueusement aux pionniers de la méthode psychoprophylactique d’accouchement sans douleur ». La dédicace ajoutait : « il a été réalisé avec l’aide de la maternité des métallurgistes à Paris où cette méthode a été pratiquée la première fois en France en 1952. »

 

On l’appelait la clinique des « métallos ». Ouverte en 1947, elle était située dans le 11° arrondissement non loin du « 94 », local de la fédération CGT des métallurgistes de la rue Jean Pierre Timbaud. C’est en effet là qu’exerce le docteur Fernand Lamaze, promoteur de la méthode qui portera son nom en France. C’est là encore qu’en 1954 Louis Dalmas, fondateur (avec Raymond Depardon) de l’agence Dalmas, filme un accouchement. Le PCF fait une proposition de loi en 1953, votée en1956, pour la prise en charge les neuf séances de préparation par la sécurité sociale.

 

Cette maternité existe toujours. Elle poursuit, dans les conditions d’aujourd’hui, ce long combat pour les femmes et la maîtrise de leur corps. La qualité des soins qui y sont dispensés, comme du suivi dont bénéficient les mères et futures mères comme leurs bébés est reconnue de façon unanime et lui vaut le label officiel « Ami des bébés ». La maternité assure 3000 accouchements par an, le suivi de 1200 couples en PMA, la prise en charge de 1100 femmes en orthogénie. Maintenant installée dans le 12° arrondissement (depuis 2007) et adossée à l’Hôpital Trousseau, elle complète son activité par un centre de planning familial, et un centre de santé.

 

A sein de l’association Ambroise Croizat qui la gère, le sort de cette maternité est depuis longtemps lié à trois centres de rééducation professionnelle accueillant des stagiaires en reconversion contrainte pour raison de santé lourde : le centre Jean Pierre Timbaud, le centre Suzanne Masson et le centre Louis Gatignon dont les noms ne résonnent plus guère qu’aux oreilles des historiens et de militants avertis. L’histoire de ces centres s’enracine en effet dans les dynamiques populaires du XX° siècle : le premier CRP fut fondé en 1937 dans la foulée du Front Populaire et le centre Suzanne Masson en 1950, porté par l’Union Syndicale des Travailleurs de la Métallurgie CGT de la Seine dans la foulée de la Libération et de la création de la Sécurité Sociale… par un ministre nommé Ambroise Croizat. Aujourd’hui les trois centres assurent une véritable mission de service public et conduisent quelques 600 stagiaires chaque année vers leur nouveau métier.

 

Mais les réformes successives menées sous la règle de la rentabilisation des services de Santé er des critères financiers menacent de mort cet héritage, les services de qualité rendus à 3000 mères et 600 travailleurs handicapés par ans, et le travail de plus de 500 salariés.

 

C’est la maternité qui est aujourd’hui sur la sellette. Car il y a, sur la durée, une incompatibilité financière entre la tarification à l’acte (T2A) imposée en 2004 et la qualité du service rendu. Et les années passant, cette incompatibilité a un nom : celui du déficit de l’établissement estimé à plusieurs millions d’euros.

 

La vice présidente socialiste actuelle de l’Assemblée nationale, Sandrine Mazetier, avait consacré un long article à cette situation lors de sa campagne électorale Elle soulignait notamment que « l’établissement est pénalisé par le passage à la tarification à l’activité (T2A), strictement fondée sur les actes médicaux et de soins ponctuant le suivi des femmes enceintes, la préparation à la naissance et l’accouchement lui-même ». Mais cette non rentabilité a des causes médicalement positives : « Aux Bluets, le taux de césarienne est ainsi de quelque 14% quand, dans d’autres maternités, il s’élève à 40% voire plus. Or une césarienne est rémunérée près du double d’un accouchement par voie basse ».

 

Sandrine Mazetier critiquait alors « l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui relaie la politique du gouvernement, remet en cause l’accompagnement financier de la Maternité des Bluets et lui demande d’assurer 200 accouchements et 200 procréations médicales assistées supplémentaires, à effectif constant, au nom de la « productivité ». Et de conclure : « En matière de santé, une nouvelle fois, l’Etat impose une logique comptable » alors que « l’ARS doit reconnaître les spécificités de la maternité les Bluets ».

 

C’était avant l’élection de François Hollande et de Sandrine Mazetier. Un an plus tard, l’Agence Régionale de Santé, toujours dirigée par le socialiste Claude Evin n’a pas changé de politique et reste sourde aux demandes réitérées de reprise du déficit de la maternité.

 

En 2012, une réorganisation de l’hôpital a été entreprise suivant des recommandations de l’ARS. Le déficit a été réduit. Mais l’absence persistant d’engagement durable de l’ARS auprès des banques met l’établissement en danger permanent de cessation de paiement. Les semaines passent. Les banques qui portent la trésorerie de l’association commencent à donner des signes d’impatience. Ce qui est en cause c’est la survie même de la maternité, et plus encore. En effet, si un dépôt de bilan a lieu sur l’autel des politiques d’austérité, ce sera celle de l’Association Ambroise Croizat elle-même, entrainant dans sa chute trois CRP qui eux, sont loin d’être déficitaires.

 

Que fait Sandrine Mazetier ? Que dit Marisol Touraine ?

 

Y a-t-il encore une politique publique de la Santé dans ce pays ? Y a-t-il encore des responsables et des ministres capables de discuter sur le fond et sur les principes politiques avec les professionnels d’un secteur dévasté ? Où ne reste-t-il que des directeurs d’agences comptables chargés de recevoir ces professionnels avec la mission de ne rien céder, de ne rien négocier, de laisser les politiques à l’abri de tout débat ? Quelles qu’en soient les conséquences. "Etrange capitulation" nous dit Laurent Mauduit. Etrange peut-être, concrète partout, dévastatrice surement.

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 10:13

 

Hôpital public

vignes-1478

vignes-2479

Repost 0
Published by sud-chu-caen
4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 10:09

 

 

Tous à la Bastille

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:00

 

 

Oui à la pérennité de l’Hôtel-­Dieu ; Non à la fermeture des Urgences


LE PROJET AP‐HP DOIT ÊTRE ABANDONNÉ

 

 

 

Hotel--Dieu.jpg

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes

Présentation

  • : Le blog de sud-chu-caen
  • Le blog de sud-chu-caen
  • : Site du syndicat SUD Santé du CHU de CAEN
  • Contact

Recherche