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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 18:40

La ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, a indiqué, le 20 mai 2014, aux salons de la santé et de l'autonomie, qu'elle revendiquait "pleinement" la rupture avec la loi HPST (hôpital, patients, santé et territoires) du 21 juillet 2009 "avec son esprit, sa méthode" et a défendu longuement le service public hospitalier.

 

Marisol Touraine revendique une "rupture" avec la loi HPST

 

Marisol Touraine a voulu répondre, le 20 mai 2014, à ceux qui voient en l'hôpital public "la cause de tous les maux", en réaffirmant que le service public hospitalier était "une valeur d'avenir". "Depuis deux ans, ma politique n'a eu de cesse de le consolider et de le fortifier", a-t-elle fait valoir. "Je revendique de croire à l'avenir du service public hospitalier", a-t-elle renchéri. "Je revendique et j'agis, avec la réinscription du service public hospitalier dans la loi, la fin de la convergence tarifaire entre public et privé ou encore la consolidation des moyens consacrés aux missions d'intérêt général", a énuméré la ministre.

 

Elle a estimé que le service public hospitalier n'avait pas vocation à rester figé. "Nous ne devons pas avoir peur du mouvement, de l'adaptation, de la transformation. C'est ce que je défendrai dans la future loi de santé", a affirmé Marisol Touraine. Elle a indiqué qu'elle y défendrait un service public hospitalier "qui est un tout", "qui ne se découpe pas en tranches, mais qui se conçoit comme un "bloc d'obligations". Elle a ajouté vouloir en finir avec les 14 missions identifiées par la loi HPST. "Ce service public, les établissements publics de santé ont vocation, par nature, à l'exercer pleinement et complètement", a-t-elle déclaré. Marisol Touraine a précisé que les établissements privés pourront "évidemment y participer, dès lors qu'ils respecteront les obligations que nous fixerons dans la loi de santé". "Il ne s'agit pas d'opposer le privé au public, mais simplement d'affirmer la force du service public de santé", a-t-elle souligné.

 

La ministre a rappelé que le texte garantirait aux usagers du service public hospitalier la permanence d'accueil et la prise en charge, le respect d'un délai de prise en charge raisonnable compte tenu de l'état du patient et l'égalité d'accès aux soins sans dépassement d'honoraires.

Rôle de l'hôpital dans les prochaines années

 

La ministre a ensuite souhaité préciser le rôle de l'hôpital "dans les prochaines années". Elle a estimé que la nouvelle responsabilité de l'hôpital était d'assumer un rôle nouveau vis-à-vis de l'environnement et de l'hôpital. "Une place et une responsabilité nouvelles pour l'hôpital : voilà le sens du service territorial de santé", a-t-elle lancé.

 

Elle a jugé impératif de changer la pratique des acteurs du système de santé. "Il faut passer de stratégies solitaires à des stratégies de groupes d'établissements au sein d'un territoire". Marisol Touraine a indiqué qu'elle mettrait au débat dans la loi de santé la "mutualisation par les établissements d'un même territoire, d'un certain nombre d'activités liées au système d'information, à la formation, aux achats dans le cadre [...] d'un projet médical commun qui devra être identifié et assumé".

 

Elle a ajouté qu'elle souhaitait un "hôpital ultra-connecté avec l'ensemble des offreurs de soins bien sûr, mais aussi avec l'ensemble des acteurs du monde social et médico-social du bassin de vie". Elle a estimé que cela passait par le développement de la messagerie sécurisée et du dossier médical personnel (DMP). La ministre a annoncé qu'elle présenterait "dans les prochaines semaines" comment sera piloté "concrètement le DMP2", qui sera "plus pragmatique et répondra mieux aux attentes des professionnels ainsi que des usagers". "Nous traduirons cette volonté dans la loi", a-t-elle affirmé.

Une lettre de liaison pour tous les patients

 

Afin d'améliorer la coordination et la coopération, elle a indiqué vouloir que chaque patient se voit remettre une lettre de liaison le jour même où il quitte l'hôpital. "Cela permettra aux professionnels qui prendront le relais d'être pleinement informés de l'état de santé du patient, des traitements suivis, le cas échéant, de sa situation sociale". C'est ainsi que nous assurerons "la continuité de la prise en charge entre l'hôpital et la ville". "Cela suppose que l'ensemble des acteurs s'engagent pleinement et pas seulement les acteurs hospitaliers", a-t-elle ajouté. "L'absence de coercition vis-à-vis des professionnels libéraux implique évidemment la responsabilité de ces acteurs et n'exclut pas la régulation", a-t-elle lancé.

 

Elle a tenu à rassurer également les hôpitaux de proximité, qui sont un élément-clé des parcours de soins et ont "toute leur place dans la stratégie nationale de santé".

 

La ministre a par ailleurs évoqué la question de la pertinence des actes. Elle a indiqué qu'elle travaillait, dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2015), sur des mesures de "plus grande responsabilisation des prescriptions".

 

Elle a aussi réaffirmé le principe de l'autonomie des établissements hospitaliers, notamment vis-à-vis des agences régionales de santé (ARS), principe qu'elle avait posé lors du conseil d'administration extraordinaire de la Fédération hospitalière de France (FHF) fin avril 2014. Elle a assuré par ailleurs qu'elle soutenait pleinement la proposition de la FHF de créer un institut des usagers.

 

Sur l'organisation des pôles, Marisol Touraine a indiqué que son ambition était de "redonner du sens aux pôles et à leur mode de fonctionnement". "Je souhaite poursuivre le rééquilibrage de la gouvernance, afin de renforcer la cohérence de l'exécutif des établissements", a-t-elle poursuivi, précisant qu'elle "soumettrait à la concertation des mesures en ce sens qui doivent prendre place dans la loi".

 

La ministre a aussi insisté sur la volonté de faire progresser les conditions de travail des personnels hospitaliers. "Certains débats ont déjà été engagés et nous ont permis d'avancer", a-t-elle commenté. "C'est l'idée d'un rendez-vous annuel dans chaque établissement autour de la thématique des organisations et des conditions de travail qui semble aujourd'hui faire consensus", a-t-elle indiqué, précisant qu'il restait "à finaliser cette négociation, mais l'idée, c'était bien de dédier des crédits ciblés qui permettent de relancer la dynamique de contrats locaux d'amélioration des conditions de travail".

 

Elle a indiqué qu'elle proposerait aussi des mesures en matière d'attractivité des carrières pour les médecins à l'hôpital, rappelant qu'elle avait signé aujourd'hui la charte d'accueil et de formation des internes dans les établissements publics hospitaliers.

 

Enfin, elle a précisé que la loi de santé ne "présumerait pas de l'ensemble de ce qu'il y a à faire". "Nous avons besoin d'avancer en matière de santé mentale, nous avons besoin de proposer des actions de gestion qui ne passent pas toutes dans la loi", a-t-elle expliqué. "Mais nous avons besoin de marquer une ligne, celle qui s'est installée, inscrite depuis maintenant deux ans, qui tourne autour de l'égalité d'accès aux soins, de la qualité des soins prodigués dans notre pays et de la valorisation de la place unique que constitue et représente l'hôpital public en France", a-t-elle renchéri pour défendre sa loi.

 

Elle a indiqué, le 20 mai 2014, qu'elle présenterait en détail le projet de loi de santé "dans moins d'un mois".

 

Source: Infirmiers.com

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Published by sud-chu-caen
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 11:29

Ce sont environ 2000 manifestant(e)s de la Fonction Publique qui ont défilé dans les rue de Caen pour exprimer le rejet de la politique de Valls.

 

15 mai 2014

15 mai 2014 (2)

 

15 mai 2014 (4)

 

15 mai 2014 (3)

 

15 mai 2014 (6)

 

15 mai 2014 (9)

 

Pour finir sur une note d'humour...

les "Sudistes" de l'EPSM apprécieront !

 

15 mai 2014 (10)

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 08:46

À l'occasion de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale ce 13 mai, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a été interpellée par le député UMP du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer sur sa position concernant l'obligation d'adhésion à l'Ordre infirmier. Cette question intervient dans un contexte où, informé de la non-adhésion d'une soixantaine d'infirmiers à l'Ordre, le Parquet de Mulhouse mène actuellement une enquête et des infirmières se trouvent convoquées en gendarmerie et sommées de se conformer à la loi . "Certaines ont été traitées comme de véritables criminelles, avec prises de photos et prises d'empreintes digitales", s'est ému le député. "Je vous laisse imaginer l'état psychologique de ces infirmières, dont chacun reconnaît ici la difficulté du travail et le dévouement exemplaire", a-t-il appuyé. "Vous avez (...) affirmé à plusieurs reprises que l'adhésion à l'Ordre des infirmiers devait être facultative. Pourriez-vous aujourd'hui clarifier votre position ?", a-t-il demandé à la ministre. 

Après avoir rendu hommage au travail quotidien "remarquable" des quelque 550 000 infirmier(e)s en France, Marisol Touraine a ironisé en premier lieu sur la préoccupation du député UMP : "Je me réjouis de vos propos car s'il y a aujourd'hui un Ordre infirmier, c'est parce que votre majorité a souhaité en 2006 l'installer et l'instaurer". "La situation que vivent aujourd'hui les infirmiers au regard de l'Ordre infirmier n'est évidemment pas satisfaisante", a-t-elle déclaré. Appuyant qu'une "écrasante majorité" d'infirmiers était opposée depuis le départ à cet Ordre, la ministre a poursuivi : "Je le dis très sincèrement et très fermement, l'Ordre des infirmiers est un Ordre contesté, un Ordre sans légitimité, et donc un Ordre dont l'avenir est clairement menacé". Elle a salué les travaux - menés depuis plusieurs mois mais dont les conclusions tardent à être rendues publiques - du groupe de travail Socialiste, radical et citoyen (SRC) à l'Assemblée, chargé de réfléchir au devenir de l'Ordre et placé sous la responsabilité de la députée des Côte d'Armor Annie Le Houérou . Ces parlementaires "travaillent à l'évolution de la loi et vont proposer de façon très rapide désormais des dispositions", a assuré la ministre. "Cet Ordre est contesté et [sa] grande caractéristique (...) est qu'une grande majorité, 85% des infirmiers travaillent en établissements. La mise en place d'un Ordre avec adhésion obligatoire ne correspond donc pas à la situation que vivent les infirmiers et cette situation évoluera", a conclu Marisol Touraine.

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 06:36

 

Tract inter 1

Tract inter 2

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 06:32

 

Pour lire le N°35, cliquez sur celui ci

 

 

Bifi SUD N°35

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Published by sud-chu-caen
7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 13:49

CFDT-CFTC-CGT-FO-SUD-UNSA

 

« Heures d’informations syndicales*»


MARDI 13 MAI 2014

 

CHU

(Amphithéâtre du FEH)

de 13h00 à 14h00

et

de 14h00 à 15h00

 

RPA

(Salle d’animation du Pavillon Monet RDC)

de 13h30 à 14h30

 

CLEMENCEAU

(Salle de cours de la Dermatologie)

 de 13h30 à 14h30

 

Manque d’effectifs dans la quasi-totalité des services.

-         Congés annuels imposés, non validés ou retirés au dernier moment, règle stricte des 25% pour départs simultanés.

-        Programmation et déprogrammation des RTT, fériés,… 

 

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Published by sud-chu-caen
6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 18:23

 

 

 

Pour lire le tract en PDF, cliquez sur celui ci

 

On est pas résignés

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 09:25

Caen : enquête sur un hôpital en crise

 

ENQUETE - Faut-il fermer d’urgence le CHU de Caen? Amiante, vétusté, mauvaise ambiance… et inquiétude pour la sécurité des patients. Un laboratoire des effets de la rigueur en milieu hospitalier.

 

La rigueur budgétaire frappe aux mollets. Quand Françoise a commencé sa carrière d'aide-­soignante il y a trente ans, le CHU de Caen dressait fièrement sa tour de 23 étages au-dessus des prairies grasses. Dans ce gratte-ciel devenu le phare des marins normands, elle a appris à traiter "le patient comme une personne". Aujourd'hui, "les valeurs humaines" se délabrent comme le bâtiment dans lequel elle trime. "Souvent, on saute la case douche pour la personne qui sort le lendemain. On écourte la toilette : les jambes, ce n'est pas indispensable de les laver tous les jours."


Un déficit abyssal

 

Alors que l'hôpital public va devoir se mettre au régime dans le cadre du programme d'économies de 50 milliards, celui de Caen est déjà à la diète. Depuis trois ans, il lui faut résorber un déficit abyssal aux causes multiples : défaut de pilotage et mauvaise gestion chroniques, coût exorbitant d'un partenariat public-privé, sans parler d'un handicap structurel : l'architecture verticale, inadaptée aux normes de sécurité actuelles et bourrée d'amiante, freine la réorganisation des soins et plombe les comptes.


La tour infernale

 

À tous les étages, les salariés racontent d'absurdes "histoires d'ascenseur" qui dévoilent un hôpital au bord de la crise de nerfs. Vendredi matin, un médecin chargé de faire passer les IRM a fraîchement accueilli le brancardier qui lui amenait le premier malade de la matinée, arrivé avec dix minutes de retard. S'il avait su que son collègue venait de perdre une demi-heure entre le 21e et le 1er étage… "Ce n'est même pas un record aux heures de pointe", fulmine Jacky Rouelle, responsable FO, le syndicat majoritaire. "Toutes les difficultés de l'hôpital public sont concentrées au même endroit", résume Pierre-Jean ­Lancry, le directeur de l'agence régionale de santé Basse-­Normandie.


Un plan social de plus de 400 emplois

 

Depuis quatre ans, le CHU vétuste fait figure de laboratoire de la rigueur. Piètre gestionnaire, le précédent directeur, aujourd'hui révoqué de la fonction publique, avait continué à embaucher malgré les voyants au rouge. Ce n'est pas cette munificence qui a causé sa perte, mais le million d'euros de travaux dans son logement de fonction. Arrivé fin 2009, son successeur, Angel Piquemal, a commencé à redresser les comptes. Réduction des dépenses, début de réorganisation des soins avec un développement de la chirurgie ambulatoire, mais surtout plan social massif. Au total, 417 postes ont été supprimés dans les cuisines, à la blanchisserie, parmi les secrétaires et les soignants. "Les départs à la retraite n'ont pas été remplacés. Il n'y a eu aucune grève", détaille Alain Lamy, le directeur adjoint, qui se félicite d'avoir obtenu un soutien financier de l'État. Même satisfaction de la représentante des médecins, la professeure Marie-Astrid Piquet : "Les efforts étaient inévitables. Les salariés se sont mobilisés."


La "détresse morale" des équipes

 

Tous ne digèrent pas les efforts demandés. "Personne n'a remplacé mon assistante malade. J'ai dû taper moi-même les comptes rendus d'opération en sortant du bloc", râle un chirurgien. "1.000 courriers aux patients en retard début septembre", s'est agacé le chef du service ophtalmologie dans un e-mail à ses collègues. Les infirmières, elles, se désolent de devoir rappliquer à l'improviste durant les week-ends et de "sacrifier l'écoute des malades".

 

L'été dernier, plusieurs soignantes ont utilisé les "fiches de signalement d'événements indésirables graves" pour dénoncer "la détresse morale" des équipes. "L'actuelle direction gère mieux, mais il ne faudrait pas verser dans l'austérité", met en garde Jacky Rouelle de FO. Son collègue de SUD, Philippe Saint-Clair, voit s'envoler le nombre des blâmes et de "rapports tendancieux" au cœur d'une "politique répressive". Sanctions disproportionnées, mises au placard, fuite de blouses blanches réputées vers d'autres hôpitaux… De nombreux médecins diagnostiquent, eux aussi, une souffrance accrue au travail.


Un patron qui divise

 

"Depuis la loi Bachelot, le directeur concentre toutes les prérogatives, sans contre-pouvoir. Le nôtre est un homme autoritaire qui dégomme ceux qui veulent discuter. Avoir mis Napoléon aux commandes du Titanic, quel désastre!", accuse un professeur. Répliquant en son nom, le directeur adjoint réfute le "mauvais procès" intenté à "un homme d'autorité, pas autoritaire", par "des mandarins qui refusent de se remettre en question". Reste qu'un rapport de l'Igas sur l'hôpital de Bayonne, où Angel Piquemal a officié pendant neuf ans, avait pointé "des difficultés récurrentes de management liées à l'existence de multiples clivages".

Alerte sur la sécurité des patients

 

Causé par la seule rigueur budgétaire imposée à un établissement vétuste ou par un cocktail explosif d'austérité et de management musclé, le blues des hospitaliers menace-t-il la qualité des soins? À la mi-mai 2013, le patron de la Haute Autorité de santé a adressé un courrier cinglant au directeur. Dans ce document consulté par le JDD, Jean-Luc Harousseau s'alarme de "l'exposition anormale des patients à des risques mettant en jeu leur sécurité sanitaire" (structures pas aux normes, pratiques professionnelles douteuses) et exige un sursaut sous peine de ne pas certifier le CHU. "On est sorti du déni, on a révolutionné nos pratiques et on a eu la certification", se félicite la porte-parole des médecins, Marie-Astrid Piquet. "C'était une ardoise du passé", argumente en écho Alain Lamy, l'adjoint du directeur.

 

Rien de mieux qu'un ennemi commun pour ressouder une équipe divisée. Avec les blagues d'ascenseur, il y a ces jours-ci un deuxième sujet d'unanimité au CHU de Caen : la joie de voir bientôt la tour infernale détruite. Marisol Touraine a promis qu'un nouvel hôpital serait construit sur le même site. Mais une question agite tous les étages : "Avec quel argent?"

 

Anne-Laure Barret - Le Journal du Dimanche


 

Pour lire l'article, en PDF, cliquez sur celui ci


 

 

CHU en crise

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 09:20

Dialogue social

 

La décision du TA de Caen sur les blocages des instances de l'EPSM provoque la colère des syndicats

 

03/05/14 - 08h50 - HOSPIMEDIA |

 

Le directeur de l'Établissement public de santé mentale (EPSM) de Caen (Calvados), Jean-Yves Blandel, a saisi la semaine dernière le Tribunal administratif (TA) de Caen (lire ci-contre) pour que le juge enjoigne aux syndicats Sud Santé Sociaux et au syndicat CGT de l'EPSM "de s'abstenir de faire obstacle de quelque manière que ce soit à la tenue des réunions du Comité technique de l'établissement (CTE), de la Commission médicale d'établissement (CME), du conseil de surveillance et du Comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)" et de laisser libre l'accès aux salles de réunion. Il a également demandé que les syndicats lèvent les consignes de blocage des instances consultatives et de diffuser de telles consignes.

 

Dans sa décision, le TA de Caen estime que ces instances doivent se réunir à bref délai "afin de se prononcer sur le projet de plan de modernisation destiné à rétablir la situation budgétaire et financière de l'établissement qui est manifestement dégradée". Et d'ajouter qu'il est établi au travers des pièces du dossier et de l'audience que le maintien de membres des deux syndicats cités ou d'autres personnes "empêche de fait la réunion des instances consultatives". Le juge des référés précise en outre que les personnes concernées ne se sont pas engagées à "mettre spontanément fin à leurs pratiques d'obstruction", il y a donc lieu des les assortir d'astreintes. Ainsi, le TA enjoint aux deux syndicats ainsi qu'à toute personne de leur chef "de lever les consignes de blocage des locaux de l'EPSM" et de faire obstacle de quelque manière que ce soit à l'accès aux locaux et à la tenue de réunions des instances consultatives. À l'inverse, l'EPSM pourra procéder à l'évacuation d'office des bâtiments. Par ailleurs, à défaut de la présente ordonnance, tout acte ou document contraire donnera lieu à une astreinte de 500 euros.

 

Pour Sud Santé Sociaux, cette ordonnance suscite un sentiment de révolte. Il estime qu'en retirant aux salariés la capacité à manifester s'instaure une "dictature administrative". De plus, en s'attaquant aux RTT et aux autres droits, la direction aggrave la situation des personnels qui sont "déjà au bout du rouleau". Et de préciser que si le personnel manifeste c'est pour défendre sa mission. Le syndicat appelle les salariés du sanitaire, du social et du médico-social à manifester massivement le 15 mai prochain. De son côté, la CGT de l'EPSM explique que la décision du TA est une "criminalisation de l'action revendicative". Les recours possibles contre cette décision sont donc étudiés. La direction de l'EPSM quant à elle devrait annoncer la tenue prochaine des instance consultatives pour présenter son plan de modernisation.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 17:52

Le personnel défend ses droits: il est condammné !

 

Le verdict suite au référé demandé par le directeur contre les syndicats CGT/Sud et contre "toutes personnes non identifiées" est tombé en fin d'après-midi:

Sans surprise, le directeur obtient de lourdes sanctions non seulement contre les syndicats CGT/Sud MAIS aussi contre le personnel:

-il est ordonné que les instances à venir puissent se tenir sous protection policière si une manifestation au même moment avait lieu.

-il est interdit sous peine d'amende (500 euros par jour) de se réunir ou de manifester devant les instances au moment de leur tenue. Cette amende est valable pour chaque syndicat, MAIS aussi pour chaque agent présent.

-il est interdit à chaque syndicat sous peine de la même amende d'écrire un tract appelant à une manifestation "devant l'instance ou à proximité"

Il s'agit d'une criminalisation de l'action revendicative à l'EPSM de Caen.

Nous étudions tous les recours possibles.

Nous savons l'émotion que va provoquer une telle annonce, nous demandons à chaque membre du personnel de garder son sang-froid dans cette situation nouvelle.

Soyez tous assurés que notre détermination est intacte. D’autres informations (non soumises à l'amende...) vous parviendront dans de brefs délais.

 

 

EPSM 3

EPSM 5

EPSM 2

EPSM 4

EPSM 1

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