Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:09

REIMS (51). Les chirurgiens du CHU de Reims n’ont plus les moyens de travailler comme ils devraient. Ni en personnel, ni même en matériel. La faute à une administration obsédée par les économies.

 

1514191271 B972517715Z.1 20140418151522 000 GGL2A5183.1-0

 

La chirurgie pourrait s’effondrer au CHU de Reims d’ici deux ans. Ce sont les chirurgiens qui le disent. Ils l’écrivent même dans un courrier à leur direction dans lequel ils tirent la sonnette d’alarme. Plus de vingt praticiens de neuf services différents signent cette lettre qui dénonce « l’asphyxie » de la chirurgie. « Sans un énorme sursaut de l’institution dans les mois qui viennent, la situation sera définitivement irrécupérable. »

 

Deux mois avant de pouvoir opérer

 

Ce délai est devenu courant pour des interventions qui devraient être bouclées en une semaine : « Une hernie discale, c’est six semaines alors que ça devrait être huit jours maximum. Résultats, les malades partent en ville », révèle un praticien. L’activité chirurgicale du CHU a baissé de 10 % en 2013, « cela représente 1 000 opérations en moins ». Les déprogrammations de malades sont devenues systématiques. Cause principale : le manque de personnel.

 

Les blocs fermés dès 15 heures

 

« Nous avions 48 anesthésistes en 2004, ils sont 32 aujourd’hui et seront 24 en 2016 », calcule un responsable de service. En cause, des départs en retraite et des démissions non remplacés. « L’administration en a profité pour fermer quatre salles d’opération. Les trois quarts des blocs ferment à 15 heures, faute de personnel, et perdent 1 h 30 le matin faute d’équipes complètes. La direction affirme qu’il y a trop de blocs mais oublie de dire qu’on ne peut pas opérer dedans ! » dénoncent plusieurs chefs de service.

 

Manque de matériel

 

En un an, il est arrivé deux fois de devoir réveiller un malade sur la table d’opération parce que les outils nécessaires à l’opération avaient un défaut : « Pas le choix car il n’y avait pas de boîte de rechange tant l’administration fait des économies. » Après chaque opération, les outils partent en stérilisation : « À Courlancy, la boîte revient au bout de quatre heures, au CHU, on attend 36 heures le retour des outils. Parfois on n’a pas la boîte nécessaire à l’intervention », déplore un membre du bloc.

 

Le personnel sur les genoux

 

« Il arrive qu’une infirmière arrive le matin à 6 h 30 et qu’elle reparte à 9 heures car on lui annonce que finalement elle fera la nuit. Elle devra revenir à 21 heures. » Les praticiens grognent, les autres personnels soignants sont « exténués ». « La moitié de mon équipe en chirurgie est en arrêt de travail. Il y a deux burn out, des problèmes de dos et d’autres raisons liées à des aléas », confie un interne. « On est fatigué. On n’a plus le temps de discuter avec les gens. Il n’y a pas encore eu d’erreur grave et c’est presque surprenant », préviennent plusieurs infirmières. Il arrive à certaines de faire leurs 40 heures en quatre jours et de devoir enchaîner par une nuit blanche de garde : « On n’est pas du tout dans les clous par rapport aux réglementations européennes. » Et on leur fait le reproche de faire trop d’heures supplémentaires : « On n’a droit qu’à 18 heures par mois mais on est obligé de dépasser. Ils ne nous les paient pas tout de suite, il faut attendre le mois suivant. »

 

Logique des coûts

 

« Avant, quand il y avait des problèmes dans un service, l’administration cherchait une solution. Maintenant elle nous répond qu’on peut partir si on n’est pas content », expliquent les chirurgiens. Les économies sont traquées à tous les étages du CHU : « On a abouti à des situations surréalistes. Les hôpitaux extérieurs de Soissons ou de Laon ne font plus faire leurs analyses de tissus au CHU parce qu’on leur a appliqué une nomenclature qui revenait à leur facturer les actes plus chers. Résultat : ils font maintenant appel à un laboratoire privé de Lille ! Cela ne gêne aucunement l’administration pour qui moins d’activité veut dire moins de dépenses. »

 

Situation meilleure à Charleville

 

Il y a aussi des restrictions de personnel au centre hospitalier de la capitale des Ardennes mais la situation est bien moins critique. « Les blocs tournent normalement jusqu’à 17 heures et quelques équipes travaillent plus tard », souligne un infirmier anesthésiste au bloc. « On a des jours où on est vraiment débordés et des périodes où les effectifs étant plus complets, on souffle un peu », expliquent plusieurs infirmiers de blocs opératoires. Cela n’empêche pas que dans certains services, une infirmière se retrouve avec vingt patients à gérer pour elle seule. Une fusion de la maternité et de la gynécologie soulève aussi quelques réticences. Quant au personnel, il ne fuit pas dans le privé comme celui du CHU mais lorgne vers la Belgique voire la Suisse où les salaires sont meilleurs. « Et là-bas, les CDD ne sont pas d’un mois renouvelables mais de plus longue durée. »

 

Sollicitée sur le sujet, la direction du CHU a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer.

Repost 0
Published by sud-chu-caen
26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 18:55

 

Pour lire le tract en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

1er mai

Repost 0
Published by sud-chu-caen
25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 18:44

Le directeur de l'EPSM fait une requête en référé contre Sud et cgt, pour blocage des instances.

 

Rdv demain à 8h15 avec l'avocat de la CGT.

 

Journée de mobilisation importante. Voir tract ci dessous


 

 

Pour lire le tract en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

1 2 3

1 2 3 (2)

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 18:39

 

 

Conflits à l’EPSM de Caen et dans l’Essonne.

 

 

Par trois fois le 24 avril, les personnels de l’Etablissement Public en Santé Mentale (EPSM) de Caen ont opposé leur mobilisation pacifique à la tenue de trois instances (Commission d’ Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail, Comité Technique d’ Etablissement, Commission Médicale d’Etablissement).

Par trois fois ces instances au cours desquelles le Directeur tentait de passer en force son plan de restriction des moyens du soin ont été annulées.

Le Directeur de l’EPSM ne désarme pas pour autant, il requiert du juge la présence des forces de l’ordre pour la tenue des futures instances. C’est quasiment une première dans l’histoire de la démocratie des institutions hospitalières.

 

De même depuis des années les personnels sont en lutte pour dénoncer les effets de la gabegie du partenariat public privé du CH du Sud Francilien. Aujourd’hui ils en payent le prix avec 52 suppressions de postes soignants. A Arpajon ce sont 8 lits de réanimation menacés de fermeture. L’intersyndicale CGT, FO, SUD a déposé un préavis de grève pour le 29 avril.

 

La Fédération SUD Santé Sociaux apporte tout son soutien aux personnels de l’EPSM de Caen et de l’Essonne, elle salue leur résistance. Si d’autres (nombreux) établissements sont soumis à des plans d’austérité autant injustes que drastiques, la mobilisation exemplaire des personnels de Caen et du 91 ont tenu en échec cette politique et la situation prendrait une tournure dramatique pour un gouvernement qui se targue de pratiquer le dialogue social.

 

La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce une cure de restrictions, d’austérité sans précédent infligée aux secteurs sanitaires, sociaux et médico-sociaux.

La Fédération SUD Santé Sociaux appelle les personnels de ces secteurs à se mobiliser, faire savoir les menaces qui pèsent sur leurs activités au service du public.

 

La Fédération SUD Santé Sociaux a demandé en urgence l’intervention du ministère afin que les directions de ces établissements cessent de bafouer les règles élémentaires de fonctionnement démocratique et respecte les personnels, les conditions de soins et de travail, et les instances représentatives.

 

Pour le secrétariat: Patricia Garcia secrétaire générale.

 

 

 

Pour lire le CP en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

Conflit EPSM

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 20:19

blocages-lhopital-psychiatrique-aujourdhui.jpg

                         Photographie: Ouets-France

 

Forte mobilisation ce jour encore à l'EPSM de Caen où le directeur tente de resservir aux instances pour la troisième fois en moins d'un an, son plan de rigueur devenu plan de modernisation, utilisant là le vocabulaire de la FHF (Fédération Hospitalière de France).

 

Attaque des RTT, des emplois, de l'accès aux soins ( facturation des consultations, des chambres à 1 lit...)...

 

Les personnels lui répondent encore non, non & non. L'hôpital est bloqué depuis 7 H ce matin.Le CHS-CT de 9h n'a pas pu se tenir. Le CTE de 14 H non plus. Actions enregistrées par un huissier spécialement mandaté sur les lieux par la direction (bel exemple de dialogue social...).

 

A 14h30 une assemblée générale forte de 500 agents a voté la reconduction de la grève, du blocage de l'établissement.

 

RDV pris pour la CME à 17h30...

 

Des nouvelles juste après...

 

On lâche rien!

 

Pour Sud EPSM CAEN,

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 20:13

 

 

Pour lire le CP en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

CP EPSM AG PARIS

Repost 0
Published by sud-chu-caen
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 20:22

Le jeudi 17 avril, le personnel soignant du CHS de Caen s'est rassemblé à 14 h 30 en réaction au nouveau plan de modernisation envisagé par le directeur Jean-Yves Blandel.

 

Le directeur de l'établissement publique de santé mentale de Caen, Jean-Yves Blandel, prévoit un nouveau "plan de modernisation". Les syndicats en ont été informés par un document interne, en vue des différentes instances qui se tiendront les 24 et 25 avril.

50 postes supprimés

 

Selon l'intersyndicale CGT/SUD, il se traduirait notamment par "la suppression de cinq RTT et cinquante postes supprimés". Mais "On ne se laissera pas faire", affirme le représentant CGT, Jean-Jacques Davy.

 

Hôpital au ralenti

 

A l'initiative des syndicats, une série d'actions est programmée à partir d'aujourd'hui ; service minimum pour "faire tourner l'hôpital au ralenti", rassemblement quotidien devant les locaux administratifs et blocage des instances, qui ont lieu les 24 et 25 avril. Objectif : le retrait pur et simple du "plan de modernisation".

 

300-personnes-mobilisees-la-contestation-reprend

 

300-personnes-mobilisees-la-contestation-reprend 0

 

 

 

 

 


Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 22:38

 

Pour lire le tract en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

15 mai avec logos

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 22:35

 

  Pour lire le tract, en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

La-FP-dans-la-rue.jpg

Repost 0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 22:29

 

Pour lire le tract en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

IP

Repost 0
Published by sud-chu-caen

Présentation

  • : Le blog de sud-chu-caen
  • Le blog de sud-chu-caen
  • : Site du syndicat SUD Santé du CHU de CAEN
  • Contact

Recherche