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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 09:38

Témoignage : «Tout est devenu payant à l'hôpital, les patients sont des vaches à lait»

Le 13 novembre dernier, la mère de Yolande a dû être admise au Centre hospitalier universitaire de Strasbourg (Bas-Rhin) où elle a été opérée une semaine plus tard. Témoignage. 

Yolande Wilhelm est contrariée. «Tout est devenu payant à l'hôpital ; les patients et leurs familles sont devenus des vaches à lait, s'agace cette Alsacienne. Pour aller voir ma mère, je dois payer le parking de l'hôpital, 2,70 € pour deux heures, et quand je l'appelle, je dois passer par un numéro de téléphone surtaxé.» La goutte d'eau de trop. Le 13 novembre dernier, la mère de Yolande a dû être admise au Centre hospitalier universitaire de Strasbourg (Bas-Rhin) où elle a été opérée une semaine plus tard.

Pour pouvoir joindre sa maman, Yolande a dû débourser 10 € afin qu'une ligne téléphonique soit ouverte dans sa chambre. « On m'a alors donné un numéro en 0.826. à composer, et un code pour joindre directement la chambre, raconte-t-elle. C'est lorsque j'ai entendu le message vocal m'annonçant une taxe de 0,15 € par minute que j'ai compris que mes appels seraient surtaxés. Je n'en suis pas revenue : ils se font de l'argent sur le dos des patients, peste Yolande. Il y a quelques années encore ça n'existait pas. C'est d'autant plus anormal, poursuit-elle, que dans l'hôpital, les smartphones sont interdits pour ne pas dérégler les machines ! » Evidemment, pas question pour autant d'abréger les conversations, « Maman passe avant tout. Je l'appelle tous les matins pour savoir si tout va bien et j'y vais presque chaque soir. » La facture ? « On verra bien, je n'ai pas encore calculé », glisse-t-elle, regrettant de n'avoir vu « aucune information dans l'hôpital prévenant des appels surtaxés ».

 Un smartphone apporté discrètement à l'hôpital

 Yolande Wilhelm a un frère à Pau (Pyrénées-Atlantiques) et une soeur à Londres (Royaume-Uni). « Ils ne peuvent pas venir, alors ils téléphonent, contribuant malgré eux à financer l'hôpital », dénonce-t-elle encore Voyant le temps d'hospitalisation s'allonger, les enfants ont décidé d'apporter discrètement à leur mère son téléphone portable. La direction du CHU, elle, réfléchit à revenir à la gratuité des appels.

Source: leparisien.fr

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 14:34

Santé : le malaise des soignants

Un infirmier anesthésiste de l'hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon, témoigne de son quotidien et de ses difficultés.

 
Paul Montange est infirmier anesthésiste. Au bloc opératoire, il a une lourde responsabilité. Avec le médecin anesthésiste, c'est lui qui est chargé d'endormir et de réveiller les patients. Il y a quelques jours, Paul Montange était en grève pour dénoncer le manque de moyens techniques à l'hôpital.

La parole se libère

Dans l'intimité du bloc et derrière les masques, la parole se libère. Au-delà de cet infirmier anesthésiste, c'est toute la profession hospitalière qui dit son malaise. "C’est devenu une entreprise", témoigne une femme. L'opération est terminée mais pas la journée de Paul Montange qui est d'astreinte ce jour-là. Pour ces horaires, après l'équivalent de cinq années d'études et 16 ans d'ancienneté, Paul Montange gagne environ 2 500 euros par mois, un salaire jugé insuffisant pour ces infirmiers spécialisés, qui exigent une revalorisation
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:59

Ils attaquent leur cinquième jour de grève. Le personnel soignant des urgences de l’hôpital Antoine-Béclère, à Clamart, proteste depuis vendredi contre le manque de moyens matériels et humains. « Tout le service est en grève mais les soignants sont assignés donc ils sont obligés d’assurer leur travail normalement », rapporte David Treille, délégué syndical Sud santé.

Les grévistes déplorent un « manque d’effectif récurrent qui pénalise les patients et la qualité des soins et engendre l’épuisement physique et moral des équipes. » Les 15 chambres que compte ce service d’urgences, équipées pour un seul patient, « sont systématiquement doublées », dénonce l’organisation syndicale.

« Un quotidien devenu catastrophique »

Les patients sont aussi pris en charge dans les couloirs du service, « ce qui engendre une insécurité certaine ». « Un quotidien devenu catastrophique » résume le syndicat Sud santé qui note « une augmentation considérable de l’activité de ce service ces dernières années avec toujours moins de personnels ».

Les soignants grévistes avaient adressé un courrier, resté sans réponse, à la direction pour faire part de leurs difficultés le 10 octobre dernier. Une concertation a cependant été organisée le 23 novembre, sans succès. De son côté, l’AP-HP assure « étudier les solutions à apporter en termes de renforcement de la sécurisation des accès au service et pour améliorer la fluidité en aval des urgences ». La direction confirme que cette mobilisation « n’a pas de répercussion sur la prise en charge des patients ».

Source: leparisien.fr

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 10:07

Désormais c’est validé, le candidat de la droite affiche ses prétentions : si la France va mal, c’est à cause de ses fonctionnaires, des retraites, de la sécu et du temps de travail !
A l’en croire, les françaises et les français en ont marre de ces 5,5 millions de femmes et d’hommes qui vivent au crochet de la société et en plus qui ne travaillent pas assez et qui rêvent de partir à la retraite plus tôt que prévu !

 

500 000... Qui dit mieux ?

Et que dire de toutes ces femmes et ces hommes qui profitent d’un système de santé qui se permet de rembourser les actes médicaux pour une grippe ou pour un rien…
Qui sont ces gens irresponsables qui profitent, alors que notre pays est en quasi faillite ? !!!

La solution elle est connue et ce candidat est fier de pouvoir dire que les françaises et français attendent de lui un véritable redressement :

  • Fini la sécu !
    Toutes et tous choisissez l’assurance privée pour vous soigner.
  • Fini les services publics !
    Supprimons 500 000 fonctionnaires inutiles, externalisons leurs missions ou supprimons les carrément (école ? Hôpitaux ? Impôts ? etc .. )
  • Fini le départ à 62 ans !
    Ce n’était pas assez long ! Maintenant tout le monde reste au boulot jusqu’à 65 ans ! Comme cela les chômeuses et chômeurs attendront avant de pouvoir espérer retrouver du travail et les jeunes alors eux, on verra plus tard ?
  • Fini la solidarité !
    Aidons les riches !! Un peu plus de baisse de la fiscalité des entreprises (déjà le peu qu’elles payent c’est trop !) Supprimons l’impôt de solidarité sur la fortune, il spolie celles et ceux qui font travailler les pauvres pour s’enrichir !
  • Fini la cohésion sociale !
    Ces propositions outrancières visent à détruire en réalité une seule chose : la cohésion sociale.

Quel cauchemar !

Ce matador du service public propose donc, pour réduire la dépense publique, de faire encore mieux que son mentor Sarkozy qui en son temps avait supprimé 150 000 fonctionnaires en cinq ans.
Rappelons nous du résultat à l’époque : une fragilisation des missions de service public, un secteur hospitalier dégradé, des missions fondamentales de l’état non assurées, une principale victime : la population socialement fragilisée.
Mais d’où sortent ces propos sur l’inutilité d’autant de travailleuses et de travailleurs ?
Peut-on dire aujourd’hui...
que dans l’éducation nationale il y a trop de personnels pour encadrer des élèves au nombre toujours croissant ?
Peut-on dire aujourd’hui...
que nos services de santé fonctionnent correctement et répondent aux réels besoins de nos concitoyen-nes ?
N’y a t’il pas besoin...
de lutter contre la fraude fiscale qui chaque jour s’accroît (60 à 80 milliards par an) ?
N’y a t’il pas besoin...
d’aides sociales pour les familles de plus en plus nombreuses en grande difficulté ?
La protection alimentaire n’est donc pas un souci aujourd’hui ?
Il n’y a pas de problèmes avec la maintenance des centrales nucléaires ?

Et la liste pourrait s’allonger des dysfonctionnements dus à des décennies de politique libérale qui tourne le dos aux solidarités indispensables dans un pays qui n’a jamais été aussi inégalitaire.

Solidaires FP ne peut imaginer un tel scénario !

S’attaquer à leur temps de travail en leur proposant de travailler 39h c’est méconnaître la réalité des services.
En réalité, la plupart des agentes font déjà plus de 35h par semaine.
Dans l’Hospitalière et à l’État, nombre de CET sont pleins à craquer, des heures supplémentaires non payées sont pléthores.

32 heures pour travailler toutes et tous !

A la Territoriale, les rythmes différents sont dus aux organisations de travail et à la précarité des embauches faites par les employeurs !
Les agents-es de la fonction publique doivent se mobiliser et ne pas accepter sans broncher un tel dénigrement de leur utilité.

Il est temps...
de rappeler notre revendication d’un temps de travail ramené à 32 heures afin de lutter contre le chômage et de créer des emplois dans la fonction publique afin de permettre aux jeunes, par la voie des concours d’entrer dans la fonction publique.

Il est temps...
de dire que les services publics non soumis au secteur concurrentiel sont nécessaires au bien commun. La fonction publique assure une grande partie d’entre eux.

La Fonction Publique, les services publics, sont une richesse pour le pays !
Ils répondent à de réels besoins auxquels il s’agit de répondre.

Ce 29 novembre, nous disons à la ministre de la fonction publique qu’elle doit répondre aux attentes réelles des personnels, maintes fois exprimées.

Mais évidemment la situation politique qui se profile commande que les agent-es de la fonction publique se préparent à agir pour défendre ensemble un modèle de société basé sur la solidarité et non sur l’exclusion.

A nous, toutes et tous, ensemble de faire entendre une autre voix ! De montrer une autre voie !

L’avenir de notre pays ne passera pas par la régression sociale !

Dans cette période si troublée, les agents de la fonction publique ne doivent pas rester silencieux !
Les agents publics ont des revendications légitimes qui doivent trouver une réponse positive :

  • - défense du statut général de la fonction publique qui, en assurant ’indépendance des fonctionnaires, garantit un traitement égal des usagers. A cet égard, le CPA (compte personnel d’activité), ensemble de droits attachés à la personne, constitue une brèche au statut. Il a de surcroît pour objectif d’instaurer une mobilité public-privé.
  • - résorption de la précarité dans la fonction publique (20 % de contractuels dans la fonction publique, soit près de un million d’agents publics).
  • - créations d’emplois de fonctionnaires titulaires.
  • - respect des 35h, arrêt de la flexibilisation.
  • - pour les 32h dans la fonction publique.
  • - réelle revalorisation des rémunérations, avec intégration des primes dans le traitement.
    Le point d’indice est passé de 4,63 € à 4,65€ au 1er juillet 2016 puis à 4,68€ au 1er février 2017, soit + 1,2%, après six ans de gel. Cette mesure électoraliste ne peut faire oublier 18% de perte de pouvoir d’achat depuis 2000.
  • - égalité de traitement des agents publics
  • - mise en oeuvre de mesures assurant l’égalité femmes / hommes, réduction des écarts entre catégories et harmonisation par le haut des rémunération et règles de gestion entre versants de la fonction publique.
  • - amélioration des conditions de travail - pour une mobilité choisie, avec une formation professionnelle continue qui réponde aux besoins des agents.

Les agents publics souffrent de restructurations incessantes qui ont pour seul but de suivre la réduction de la dépense publique, et ont pour résultat l’affaiblissement et la déshumanisation du service public, la désorganisation des missions, et la mobilité forcée des agents publics.
Au delà du 29 novembre, les agents de la Fonction Publique ont le devoir d’agir ensemble dans l’unité syndicale pour une société plus juste, plus solidaires et plus
humaine.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:04

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon (Doubs) a été reconnu coupable, mercredi, d'avoir mis en danger la vie d'une quarantaine de salariés en les exposant délibérément à l'amiante pendant plus de quatre ans et condamné à une amende avec sursis, une première en France.

40 000 euros d'amende. Le tribunal correctionnel de Besançon a condamné le CHU Jean Minjoz à 40 000 euros d'amende avec sursis. Le parquet avait requis 60 000 euros d'amende lors de l'audience, en septembre dernier. La direction du CHU Jean Minjoz a fait part de son intention de faire appel de cette condamnation.

«Mise en danger délibérée de la vie de ses salariés»

«C'est la première fois en France qu'un établissement public, et de surcroît un hôpital, est condamné pour la mise en danger délibérée de la vie de ses salariés concernant le risque amiante», ont souligné l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, SUD) et les avocats des parties civiles.

L'établissement hospitalier était poursuivi pour la mise en danger d'une cinquantaine de salariés «par violation manifeste et délibérée d'une obligation réglementaire de sécurité», d'avril 2009 à juin 2013. L'hôpital a néanmoins été relaxé dans le cas de quelques salariés.

«Ce jugement nous paraît ambigu : une relaxe a été prononcée sur une partie des faits, alors que l'hôpital a été condamné sur les mêmes faits par ailleurs, pour d'autres agents», ont souligné les conseils de la direction de l'hôpital, Claude Evin et Pierre-Yves Fouré. «Et si l'on considère que sur le plan pénal il y a une mise en danger de la vie des salariés, pourquoi avoir prononcé une peine avec sursis ?», se sont-ils également interrogés.

Des travaux de désamiantage ont débuté en 2009

La présence d'amiante à l'hôpital Jean-Minjoz a été clairement établie en 2006 et des travaux de désamiantage ont débuté en 2009.

Cette condamnation «est un message très fort adressé à la fonction publique : les règles d'hygiène et de sécurité, les règles liées à la prévention du risque amiante sont applicables à tout le monde et il faut appliquer ces règles sans délai, sans tergiverser parce qu'il en va de la santé et de l'intégrité physique des salariés», a déclaré Me Michel Ledoux, l'un des avocats des parties civiles.

«J'espère qu'ici comme ailleurs, tout le monde aura bien compris la leçon, la prévention du risque amiante, c'est fondamental, c'est un risque mortel et dès l'instant qu'il y a de l'amiante quelque part, on doit agir immédiatement et protéger les opérateurs», a-t-il ajouté.

À plusieurs reprises, des salariés des services techniques et de sécurité incendie se sont trouvés en présence de poussière d'amiante sans protection et sans savoir qu'ils étaient exposés à cette poudre cancérigène.

Une cinquantaine de salariés partie civile

Une cinquantaine de salariés du centre hospitalier s'était portée partie civile, ainsi que les syndicats CFDT, CGT, FO, SUD, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail et l'Andeva (Association nationale de défense des victimes de l'amiante).

L'intersyndicale a salué une «sanction pénale symbolique» pour des «travailleurs hospitaliers qui devront vivre avec la crainte permanente de développer une maladie».

Jusqu'à présent, un seul salarié du centre hospitalier régional, parti à la retraite en 1995, a été diagnostiqué malade de l'amiante, selon l'intersyndicale. Il n'était pas concerné par ce procès.

Le CHU de Caen également truffé d'amiante

En Normandie, le CHU de Caen (Calvados) est qualifié, de son côté, d'hôpital «le plus amianté de France». Il et au coeur, lui aussi, d'une enquête pour mise en danger de la vie de ses salariés. Environ 6 000 personnes sont employées dans cette tour de 23 étages.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:26
Fin honteuse du SSR au CHU de CAEN
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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 09:29

Manifs des infirmier(e)s, personnels à bout, suicides : l’hôpital public est sous pression ! Pour notre première chronique chez MediapartOsons Causer analyse en 4 minutes la raison de ce malaise. Prochaine chronique le 23/11 dans le live Mediapart à partir de 20h.

►► Soutenir notre travail : http://bit.ly/tipeeeosonscauser
► Sources de la vidéo et aller plus loin : http://bit.ly/sourcesmalaisehopital
 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 17:54

Semaine d’action contre les violences faites aux femmes:

   
 
 

vous invite le jeudi 24 novembre ,

à 20 h, au Sillon, (MJC du Chemin vert) à Caen

pour découvrir une pièce présentée par Atout Théâtre :

 

"L’échappée belle"

 

Ce n’est pas une pièce drôle mais on y rit

Ce n’est pas une pièce intellectuelle mais on y réfléchit pendant et après.

C’est une pièce jouée sans prétention mais avec intention

Bref c’est une pièce humaine ! Quoique ? Pas sûr, pas entièrement…

C’est une pièce avec trois personnages qui vont vous emmener dans une histoire qui parle de violences mais pas que…qui parle d’amour mais pas que…qui parle aussi et surtout de la vie, de vous, de nous !

C’est une chronique sous forme de feuilleton avec des péripéties, des mésaventures, du remue-ménage assaisonnés de rebondissements, de ronronnements, de caresses, de  chansons.

Réservation au 02.31.82.20.50—mfpf14@gmail.com

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:06

À l'appel des trois fédérations syndicales de la santé FO, CGT et Sud, 500 personnes environ ont manifesté, mardi après-midi, à Caen. Cette mobilisation, lancée au niveau national, visait la loi santé et la création de "groupements hospitaliers de territoire".

Mardi après-midi, 500 personnes environ, venues de tout le Calvados, ont répondu à l'appel des syndicats de santé FO, CGT et Sud, et se sont rassemblées sur le parvis du théâtre. Dans le viseur : la réorganisation du système hospitalier et la création de "groupements hospitaliers de territoire". Le GHT du bassin de vie caennais est composé des hôpitaux d'Aunay-sur-Odon, Bayeux, Côte fleurie, Lisieux, Pont-L'Évêque, Vimoutiers, Falaise, Argentan, l'établissement public de santé mental de Caen et le CHU.

"Une perte de 420 lits"

"Pour notre région, cette mise en place se traduit par une perte de 420 lits, s'accompagnant bien évidemment d'une perte de personnel", déplore Claire Gabois, secrétaire départementale des personnels des services de santé.

Source: ouest-france.fr

Caen: 500 personnes manifestent contre la loi santé
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Caen: 500 personnes manifestent contre la loi santé
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 17:40

Les travailleurs sociaux de la maraude du Trait d'union de l'Association calvadosienne pour la sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence (Acsea) de Caen ont décidé de faire grève ce jeudi soir 3 novembre 2016 et de ne pas assurer la maraude. Soutenus par le 115, la CGT, Sud santé, FO et CFDT santé sociaux, ils ont manifesté à Hérouville-Saint-Clair pour que les mineurs et majeurs étrangers isolés soient tous, et sans condition, hébergés de manière décente. Mais aussi suivis au plan sanitaire.

17 h, jeudi 3 novembre, devant le comité central d'entreprise de l'Acsea, boulevard du Bois, à Hérouville-Saint-Clair. Les travailleurs sociaux de la maraude du Trait d'union de l'Association calvadosienne pour la sauvegarde de l'enfance et de l’adolescence (Acsea) de Caen manifestent.

Ils expriment ainsi leur désarroi face à ce qu'ils rencontrent tous les soirs lorsqu’ils font la maraude auprès des plus démunis : "Nous voyons de plus en plus de jeunes étrangers isolés à la rue. Certains ne sont pas reconnus comme mineurs par le conseil départemental. Mais pas non plus comme majeurs par l'État via la Direction départementale de la cohésion sociale. Les deux se renvoient la balle". 

Et l'Acsea, n'ayant pas l'attestation du conseil départemental comme quoi ils sont majeurs, ne peut pas les prendre en charge. À cet argument "juridique", les travailleurs de la maraude du Trait d'union opposent l'obligation morale d'aider les plus démunis. 

 

L'intersyndicale de l'Acsea FO, CGT, CFDT et Sud demande que le conseil départemental « assume ses responsabilités envers les mineurs isolés à la rue", que la Direction de la cohésion sociale "trouve des solutions d’hébergement décent et en nombre suffisant, à l’approche de l’hiver, pour toute personne à la rue, quel que soit son âge, sa nationalité, son statut" et que l’Acsea soutienne les travailleurs sociaux "en leur attribuant les moyens humains et matériels nécessaires à l’exercice de leur mission. »

Source: ouest-france.fr & sud chu caen

Trait d'union en grève : ils veulent un toit pour les jeunes étrangers
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