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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 11:52

 

Jusqu'en février 2015, il sera possible d'accoucher à Vitry-le-François. Après cette date, les mères devront rallier Saint-Dizier ou Châlons puisque la maternité sera reconvertie en centre périnatal. La moitié des salariés pourrait être touchée par ce changement visant à sauver un hôpital en déficit

 

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Le 3 février 2015, la maternité de Vitry-le-François deviendra un centre de maternité de périnatalité de proximité. L'Agence régionale de santé a rendu sa décision ce mardi matin.

Les raisons invoquées sont doubles. Premièrement, l'hôpital fait face à des dettes qu'il n'arrive pas à éponger. Deuxièment, il y a un manque crucial de personnel médical.

 

Désormais, les maternités les plus proches seront celles de Châlons-en-Champagne, dans la Marne, ou à Saint-Dizier, dans la Haute-Marne. Ce nouveau centre assurera le suivi de la grossesse ainsi que le suivi post-natal.

L'ARS prévoit le redéploiement d'une partie des effectifs vers d'autres centres de santé.

 

 

 

 

VITRY-LE-FRANCOIS (51). Après l’annonce de la disparition de la maternité, la directrice de l’hôpital, Christine Ungerer, évoque le projet médical vitryat, qui sera établi en partenariat avec Châlons ou Saint-Dizier.

 

Les accouchements ne seront plus pratiqués à Vitry en 2015, quelle est l’ambiance à l’hôpital depuis cette annonce ?

 

En général, le personnel s’attendait à cette décision, mais sa première réaction est un sentiment de grande tristesse. Il était très attaché à ce service, que la population appréciait beaucoup. Ensuite, en discutant, on s’aperçoit que sa prise de conscience de la fragilité de la maternité était réelle. Les agents savaient, qu’à un moment, on n’allait plus pouvoir pratiquer d’accouchements à Vitry. Aujourd’hui, on a le sentiment qu’ils sont prêts à se mobiliser sur le nouveau projet d’établissement.

 

Comment s’articule ce nouveau projet médical qui prévoit une coopération avec les hôpitaux de Châlons ou de Saint-Dizier ?

 

On va développer un partenariat privilégié avec l’un de ces deux établissements, qui doit se positionner avant fin septembre, tout en conservant ce qui est établi. Une convention sera fixée, pour le centre périnatal de proximité, avec ce site partenaire qui devra notamment nous aider à réorganiser la chirurgie et développer des spécialités médicales. Les axes les plus forts de ce projet concernent la gériatrie et la nutrition-diabétologie.

 

Ce projet débute réellement en 2015, mais des projets se mettent déjà en place ?

 

Oui, c’est important de montrer qu’on est dans un hôpital en mouvement, pas en régression. On va augmenter le nombre de places en service de soins infirmiers à domicile pour les gens âgés et handicapés, et on va créer une unité de 15 lits pour les personnes âgées handicapées. Ce sera fait en septembre avec une structure médico-sociale. Dans le système de santé, les besoins les plus criants sont liés à la prise en charge du handicap.

 

Vous avez évoqué la chirurgie, qui suscite des inquiétudes aussi…

 

Nous allons la réorganiser, mais nous ne sommes pas encore trop avancés là-dessus. Nous avons sept spécialités (orthopédie traumatologie, chirurgie digestive, urologie, oto-rhino-laryngologie, gynécologie, gastro-entérologie, ophtalmologie) mais cette richesse n’est pas exploitée par manque d’activité. Des praticiens ont aussi quitté l’établissement… On ne sait pas encore si on va recruter ou travailler avec notre partenaire vu que la chirurgie est très coûteuse et que certains services manquent de notoriété, mais on veut garder cette diversité. On doit aussi conforter nos relations avec les médecins de ville.

 

Dans un courrier adressé à mille Vitryats, le maire encourage « les bonnes relations entre la médecine de ville et l’hôpital », quelles sont-elles aujourd’hui ?

 

On s’en occupe beaucoup depuis un an. Sur une cinquantaine de médecins du Vitryat, il m’en reste dix à rencontrer. Je souhaite tous les voir pour être à leur écoute, connaître leur perception de l’hôpital et leur dire quelles sont nos orientations.

 

Comment conforter ces relations ?

 

On a organisé une soirée portes ouvertes à l’hôpital cet hiver. Une quinzaine de médecins sont venus. On a aussi mis en place une gazette pour des échanges ville-hôpital. Le numéro 2 sortira cet automne. On développe des échanges par messagerie sécurisée pour les comptes rendus d’hospitalisation et les résultats d’analyses, les médecins gagnent du temps… On doit désormais améliorer les délais d’envoi des comptes rendus de sortie et passer plus fréquemment des appels ou envoyer des mails pour développer ces relations au quotidien. On attend maintenant qu’ils nous envoient des patients dans tous les domaines, sinon on n’aura plus d’hôpital.

 

Avez-vous finalement un message à faire passer aux parents ?

 

En novembre, on fera une communication très spécifique sur la transformation de la maternité en centre périnatal de proximité via la presse, les médecins traitants, les femmes enceintes… On va expliquer qu’on va continuer à faire l’essentiel. Seuls les trois, quatre jours d’accouchement se feront ailleurs. Un médecin a bien résumé les choses : On va aller de la conception jusqu’aux premières contractions et du retour au domicile jusqu’à l’adolescence.

 

 

SOS Hôpital de Vitry le François : cliquez sur l'image ci dessous

 

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte

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