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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 08:56

Ils ne veulent rien lâcher. Après leurs requêtes auprès de la direction du centre hospitalier et de l'Agence régionale de santé, c'est désormais vers la population du bassin figeacois que les grévistes se tournent, pour créer un collectif de défense.

 

Le feu brûle doucement. La fumée s'élève de la cour d'honneur du centre hospitalier de Figeac. Les agents hospitaliers grévistes sont toujours là. Ils alimentent leur feu, nuit et jour. Tout un symbole. C'est leur piquet de grève, leur point de ralliement, depuis 14 jours.

 

Hier après-midi, ils étaient une quarantaine d'agents à s'y retrouver, avant de participer à une réunion sur la réorganisation du travail (suppression de 12 postes et passage aux 12 heures) avec le directoire de l'hôpital.

 

Sous les tentes, autour du café fumant, les langues se délient. «On se bat pour se faire entendre. Mais face au mépris de la direction, on en appelle aux habitants du bassin figeacois. Ils doivent, comme nous, s'emparer de la problématique de l'offre de soin sur le territoire et demander des comptes», disent les grévistes. Les pétitions sont posées sur les tables du campement. «Plus de 5 500 signatures et toutes ne sont pas rentrées», avance un agent hospitalier, comme une preuve que la population est là, qui les soutient.

Appel à la mobilisation jeudi

 

Ce sont ces mêmes habitants du territoire qu'ils invitent à une grande mobilisation, jeudi à 17 h 30, dans la cour de l'hôpital. «On s'y rassemblera, avant de partir en cortège jusqu'à la Halle, où à 18 h 30, nous ouvrirons l'assemblée constitutive du Collectif de défense de l'hôpital», prévient Chantal Dellac, représentante CGT. «La direction persiste sur les 12 heures consécutives de travail, dans les services de médecine, au 1er octobre. Une décision qui impacterait une trentaine de personnels», font remarquer les grévistes.

 

Ce qu'ils attendent de ce bras de fer : «du temps pour engager dans chaque service une discussion sur la réorganisation du travail et faire émerger nos propositions. Du temps, pour mettre toutes les problématiques du centre hospitalier de Figeac à plat et avancer vers une offre de soin complète et pérenne. Du temps, c'est-à-dire trois mois, pour suspendre les suppressions de poste et le passage en 12 heures».

 

«Lors d'assises, poursuit Chantal Dellac, le vœu d'une communauté hospitalière Decazeville, Figeac, Villefranche, avait été formulée, on attend toujours que des choses se dessinent. Le collectif devra s'en préoccuper, il aura aussi, parmi ses priorités, à défendre le centre périnatal de proximité».

 

Sur le camp, les grévistes tiennent. «La direction est prête à mettre arbitrairement en place ce roulement horaire. Nous opposerons notre statut, ce n'est pas légal. Avec 12 heures de travail quotidien, le corps atteindra ses limites et qui sera responsable en cas de problème», s'interrogent les hospitaliers.

 

Les victuailles apportées par la population ne manquent pas. Le bois pour le feu non plus. Mais la sympathie ne suffit plus, les grévistes attendent de tous un engagement.

La demande de moratoire signée

 

Alors que l'alerte e-mail des personnels grévistes du centre hospitalier de Figeac a été adressée à toutes les mairies du bassin figeacois, la ville de Figeac a signé la demande de moratoire, vendredi. Elle acte ceci : «Nous demandons à la direction de l'ARS de rechercher, avec la direction du centre hospitalier et les représentants du personnel, les modalités d'un retour à l'équilibre budgétaire de l'établissement, sans suppression de poste par non-renouvellement de contrat…» «Le conseil municipal soutient donc la demande de moratoire qui a été approuvée par le conseil de surveillance de l'hôpital, tant pour les modalités de mise en œuvre du plan de retour à l'équilibre en terme de personnel que d'organisation du travail». Et de conclure, en rappelant le soutien de l'ARS à l'offre de soin local, (une aide de 7 millions d'euros, le rachat par l'hôpital des bâtiments de la clinique Font-Redonde et leurs réaménagements), insistant par ailleurs sur la nécessaire concertation avec les personnels.

 

Source : LADEPECHE.fr

 

 

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte

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