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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 16:58

Philippe Poutou, délégué CGT de Ford à Blanquefort (Gironde) a estimé aujourd'hui que les services de renseignement craignaient une "contagion des luttes", l'union des salariés des entreprises en difficulté, au lendemain de la diffusion d'une note évoquant une possible radicalisation des mouvements sociaux.

 

"Que certaines personnes s’inquiètent d’une éventuelle radicalisation des luttes sociales, c’est plutôt rassurant: quelque part les services de surveillance (Etat ou privés) mesurent une montée du mécontentement, et par là, qu’on sortirait peut-être d’un climat social dominé par la résignation ou le sentiment d’impuissance", a déclaré Philippe Poutou, délégué chez First Aquitaine Industries (Ford), à Blanquefort, où les salariés luttent depuis plus d'un an pour le maintien de plus de 1000 emplois.

 

L'ex-candidat à la présidentielle du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) réagissait la diffusion d'une note auprès des services de renseignement, les invitant à suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'anticiper une éventuelle "radicalisation" de mouvements sociaux. "Les images de PSA et Renault quand ils ont défoncé le portail pour pouvoir se parler, cela fait plaisir (aux gens) cela réchauffe", a ajouté Philippe Poutou. Les services de renseignement, selon des sources policières, craignent une "radicalisation" de salariés de ces entreprises en difficulté, qui pourrait notamment apparaître lors d'une manifestation le 12 février à Paris.

 

Philippe Poutou confirme des contacts pour manifester ensemble ce jour-là, au côté des salariés de Goodyear, à l'occasion d'un Comité central d'entreprise du groupe, mais pas dans une optique violente. "Le 12, les Goodyear ont appelé à un rassemblement", dit-il. "On est (aussi) en lien avec les PSA, les Arcelor (...) c'est ça qui inquiète: à un moment donné ils disent que cela peut prendre. La radicalité n'est pas sur la forme +violente+ mais sur la généralisation du mouvement", a-t-il ajouté.

 

"Le danger pour l’Etat, le gouvernement comme pour les patrons mais aussi, et c’est plus surprenant, pour les directions syndicales (confédérations, fédérations) c’est la contagion des luttes, c’est la révolte généralisée car là il n’y a plus grand monde pour contrôler, maîtriser, encadrer le mouvement social", a-t-il conclu.

 

 

 

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Published by sud-chu-caen

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