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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 15:53

 

 

"Cette mesure est nécessaire et justifiée socialement", a déclaré le ministre (conservateur) de la Santé, Antonis Georgiadis, sur la chaîne de télévision Skaï. Pourtant, la mise en oeuvre, depuis le 1er janvier, d'un droit d'admission de 25 euros pour les malades entrant à l'hôpital suscite une vive opposition du parti socialiste, son partenaire gouvernemental.

 

Antonis Georgiadis a reconnu que l'absence d'exemption pour les chômeurs était "une injustice" mais a expliqué que, "dans la phase actuelle", une telle dispense n'était pas possible. La Grèce compte 27 % de chômeurs. Début décembre, l'organisation Médecins du monde avait estimé au même pourcentage le nombre de personnes sans couverture sociale.


40 millions d'euros pour les hôpitaux grecs

 

La mesure est censée rapporter 40 millions d'euros annuels au budget des hôpitaux grecs à court de moyens, de matériel, de personnel. Les handicapés à plus de 80 % et les personnes souffrant d'une pathologie chronique n'auront pas à payer ce droit d'admission, dû uniquement lorsque le patient passe une nuit à l'hôpital.

 

Le parti socialiste Pasok associé aux conservateurs au sein du gouvernement d'Antonis Samaras depuis juin 2012 a multiplié les critiques contre cette mesure qu'il a pourtant votée au Parlement dans le cadre des plans d'austérité qui se sont succédé en Grèce depuis 2010 sous supervision des créanciers du pays UE-BCE-FMI.


"Jeux de communication bon marché"

 

"Nous avons cependant toujours eu pour but d'améliorer ces mesures, notamment lorsqu'elles sont injustes envers les plus vulnérables", a précisé le Pasok, affirmant qu'il faisait pression depuis plusieurs mois sur les conservateurs pour la suppression de ce droit d'entrée. "Quand on dit que la situation économique s'améliore (...), on peut se permettre de renégocier des mesures qui (...) sapent le service public de la santé", a ajouté dans un communiqué le partenaire de cette fragile coalition qui ne dispose que d'une majorité de trois sièges au Parlement.

 

La gauche radicale du Syriza, principal parti d'opposition et opposant virulent au "ticket de 25 euros", a dénoncé samedi "les jeux de communication bon marché" auxquels se livrent "sur le dos du peuple grec" les deux partis de gouvernement .

 

Source: Le Point

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Published by sud-chu-caen

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