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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 10:40

 

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L'Agence régionale de santé exigeait, comme condition à l'autorisation d'accoucher à la maternité de Cricqueboeuf, que l'équipe médicale soit au complet. « Elle l'est », ont affirmé hier, politiques et manifestants.

 

10 h 30, ce jeudi, sur les marches de la mairie de Honfleur, sont rassemblés les élus ceints de leurs écharpes, les blouses blanches marquées de slogans qui disent non à la fermeture de la maternité de la côte fleurie. « On s'était presque résignés, reconnaît Christine Jean, la porte-parole du personnel de la maternité de l'hôpital, mais les élus nous ont aidés. »

 

Michel Lamarre, maire de Honfleur, explique comment ils ont, en quelques jours et à la stupéfaction du directeur de l'hôpital, réussi à rassembler les praticiens qui manquaient. « Plus rien ne s'oppose à la réouverture de la maternité, confirme Morgane Boisson, attachée parlementaire de la députée Nicole Ameline, au coude à coude avec le maire sur le dossier. À chaque exigence de l'Agence régionale de santé, on a répondu par l'affirmative. »

 

Faible mobilisation

 

Les élus de Honfleur, majorité et opposition main dans la main, et les élus du Pays de Honfleur étaient présents aussi. Mais pas ceux de Trouville ou Deauville. « Le maire de Trouville, Christian Cardon, nous soutient. Au conseil d'administration, il a fait remarquer qu'un rapport de la Cour des comptes montrait que deux structures coûtaient moins qu'un établissement énorme. »

 

Un consensus tiède, à l'image de la manifestation qui n'a pas réussi à mobiliser au-delà de la sphère des proches de la maternité. « Il fallait garder l'hôpital à Équemauville, estime une commerçante signataire de la pétition, mais peu concernée. Cricqueboeuf ne nous apporte rien... »

 

« L'hôpital de Cricqueboeuf a sauvé des vies. » Marie-Louise Benchet, pédiatre pendant 26 ans aux maternités d'Équemauville puis de Cricqueboeuf, explique comment, à plusieurs reprises et grâce à un service de proximité, des jumeaux prématurés et un bébé souffrant d'une malformation cardiaque ont eu la vie sauve. Elle dénonce, elle, le numerus clausus qui alimente la pénurie de médecins. « Les équipes sont super disponibles, le personnel prend le temps avec les patientes. »

 

L'avenir d'un territoire

 

Messaline, maman de Gabin, un des tout derniers nés à Cricqueboeuf, accompagne Catherine. Toutes deux travaillent à la maternité. Elles s'inquiètent de devoir changer de lieu de travail si jamais la maternité devait fermer.

 

« Ma belle-fille va un jour devenir maman. Je n'ai pas envie quelle perde 45 minutes, voire une heure, sur la route à cause des bouchons. Un territoire qui perd un service public est un territoire qui se meurt. Ici, on doit pouvoir naître, vivre et travailler au pays. » Gilles Léger, professeur au lycée de Honfleur, en est convaincu. « La maternité est un symbole essentiel. »

 

« Comment séduire des entreprises à venir s'installer chez nous si nous ne disposons pas de services de proximité, tels qu'une maternité ?, défend inlassablement Michel Lamarre. Le planning jusqu'à fin décembre est bouclé. Rien ne s'oppose plus à la reprise de l'activité. » Réponse, dans les prochaines heures, de l'Agence régionale de santé.

 

 

Source: Ouest-France

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte

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