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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 11:27

La lettre du directeur général, Philippe El Saïr, aux personnels du CHRU, le 26 juin, laissait présager un plan d'économie. Effectivement, 183 postes ne seront pas remplacés sur deux ans.

 

La direction parle de gel de postes sur deux ans mais, pour les syndicats, il s'agit bien de suppressions de poste. La CGT, qui avait prévu jeudi midi, la distribution de cartes postales, en réponse à la lettre diffusée aux personnels du CHRU de Brest-Carhaix (notre édition de mardi) a informé, hier, par la même occasion, le personnel. « Les propos de l'ARS sont effrayants : " le CHRU de Brest présente des indicateurs de productivité du personnel défavorables... Il est impératif de redéfinir les effectifs, en cohérence avec l'absence de progression de l'activité". C'est un cercle vicieux qui profite au privé en supprimant des postes, en fermant des lits. On ne peut pas préserver la qualité des soins », soulignent Thomas Bourhis et Pierre-Louis Deniel, de la CGT. Sur injonction de l'Agence régionale de santé, la direction du CHRU a décidé, en réunion de directoire, lundi dernier, de geler 183 postes sur deux ans. Il s'agit de 165 postes de personnels non médicaux et de 18 postes médicaux, dont les actes contribuent pourtant à l'activité et, donc, au budget. « C'est une question d'équité, on ne peut pas exonérer une partie de l'hôpital de l'effort », répond le directeur du CHRU, Philippe El Saïr.

 

« Une opportunité d'adaptation »

 

La CFDT, qui se déclare totalement opposée à ces suppressions, estime qu'« elles font porter la totalité du déficit sur le personnel non médical, si on compte les 25 postes déjà supprimés. La direction continue d'embaucher des médecins, alors même que l'ARS avait préconisé le gel de la masse salariale médicale pour 2013. La baisse d'activité est la seule responsable du déficit de l'hôpital. Il faut rechercher des solutions pour inverser la tendance ». Par ailleurs, le syndicat alerte sur l'augmentation inquiétante des risques psychosociaux, touchant toutes les catégories de personnel. Ces gels de postes seront organisés sur deux ans. « Nous allons travailler avec le directoire, les chefs de pôle, les cadres et les syndicats, pour décider comment cela va se décliner. Ce n'est pas quelque chose à quoi on se résout de gaieté de coeur. Il faut travailler sur la réorganisation, pour faire de cette contrainte une opportunité d'adaptation du CHRU », ajoute Philippe El Saïr, qui a écrit sa lettre au personnel « pour que tout le monde en interne soit au même niveau d'information ».

 

Pas de licenciement prévu

 

Aucun licenciement n'est prévu, les suppressions seront décidées au fil des quelque 300 départs à la retraite ou mutations, enregistrés chaque année au CHRU. Cela représente un effectif de 6.500 personnes, dont 600 médecins, ce qui correspond à 5.500 équivalents temps-pleins, dont 500 médecins. « On travaille sur les différentes réorganisations possibles mais aussi, par ailleurs, sur les achats ou l'amélioration des codages. Je vais informer l'Agence régionale de santé de nos hypothèses de travail et, pour fin septembre début octobre, on aura un contrat de retour à l'équilibre avec l'ARS ».

 

Témoignage d'une infirmière sur cet article du télégramme de Brest:

 

bonjour,

concernant l'article sur le CHRU de Brest, où je travaille en tant qu'infirmière, je souligne qu'il y a des économies à faire ailleurs ! il y a beaucoup de gaspillage : matériels non adaptés donc non utilisables, des restructurations dans les services qui ne tiennent pas comptent de notre rôle propre; on a pour supérieurs des économistes qui ne connaissent rien à notre travail ! on nous exploitent sur les horaires, on ne tient pas compte de nos horaires atypiques, on a pas le droit à une vie de famille et on nous reproche de nous absenter sur nos jours de repos parce qu'il faut remplacer les collègues en arrêt de travail ! On nous pond des protocoles, des procédures mais on réduit les moyens. Comment prendre soins des gens dans ces conditions ! Cela va devenir dangereux pour les patients de se faire hospitaliser ici. On ne peut surveiller correctement les gens, les familles nous reprochent notre manque de disponibilité, les médecins sont absents des services....on travaille sans prescriptions ! Nos cadres brassent de l'air ! Ils ne travaillent pas eux les we, à Noël, la nuit ! Personne ne sent rend compte de ce qu'on nous impose et pourtant on continue de se donner à fond pour nos patients. On se moque de nous, personnel soignant ! Les locaux sont insalubres, le matériel non adapté ! et on ne parle jamais de nos conditions de boulot ! L'image des fonctionnaires nantis de la santé publique est bel et bien révolue et cela depuis longtemps ! On est des pions !!!

 

Source: Le Télégramme.

 

Toute resemblance avec un établissement existant n'est pas une coïncidence !

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte

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