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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 09:37

Le conseil d’administration réuni à PARIS le 14 décembre 2016 a voté grâce à la voix prépondérante de son président FHF (représentant des directeurs) et contre l’avis unanime des représentants du personnel, la baisse ou la disparition de la majorité des prestations ouvertes aux hospitalier-es.

Ainsi, la compensation de salaire en cas d’arrêt maladie de plus de 3 mois passera de 47,5% à 45% dès le 1er janvier 2017.

Cette mesure est inacceptable pour SUD

La maladie de plus de 3 mois augmente de plus de 5% par an depuis 2010 et la seule réponse de nos directeurs est de proposer de réduire la compensation de salaire pour ne pas mettre en déficit le budget du CGOS qui est lui-même en diminution en raison d’une baisse des cotisations.

Se sont-ils posés la question des répercussions de l’allongement des carrières dû aux réformes des retraites et de la politique managériale de plus en plus inhumaine imposée aux agents ?

Lors des dernières assemblées générales, SUD a revendiqué le déplafonnement des cotisations CGOS aujourd’hui bloquées à l’indice majoré 489 alors que le salaire en cas de maladie est compensé à l’indice réel de l’agent.

La maladie, prestation incontournable qui permet aux agents atteints dans leur chair de pouvoir continuer à faire face à leurs charges, n’est pas la seule prestation impactée par les votes du conseil d’administration.

Dès le 1er janvier 2017 :
 Suppression de la prestation mariage et du coupon sport.
 Baisse de la prestation décès de 673€ à 163€
 Baisse de la prestation naissance
 Baisse des aides aux vacances

Bref : Une véritable cure d’austérité imposée à des personnels de plus en plus en difficulté.

La représentante du ministère, présente au CA, en réponse à l’interrogation de SUD sur la question du déplafonnement, a tout simplement été scandaleuse : le ministère accepterait le déplafonnement des cotisations mais à montant de contribution constant. Ce qui signifie la baisse du pourcentage des cotisations fixé actuellement à 1,5%.

Concrètement, au vu de la baisse de la masse salariale, cela revient à accepter l’idée d’une baisse progressive du taux de compensation de salaire en cas de maladie. Marisol Touraine peut toujours prôner la qualité de vie au travail, toutes les mesures prises visent à casser encore plus les hospitalier-es et les plonger dans la précarité. Au lieu de se pencher sur les problèmes de fond des conditions de travail, les directeurs sont confortés dans un management discriminant pour leur personnel malade !

Nous considérons que le CGOS sera, dans ces conditions, dans l’incapacité de remplir le rôle social pour lequel il a été créé en 1960.
La FHF a fait semblant de s’offusquer quand le ministère a décidé de ponctionner 300 millions d’euros sur les excédents de l’ANFH mais n’hésite pas à faire passer ses propositions drastiques d’économie au CA du CGOS.

Exit le paritarisme géré par une oligarchie : c’est aux salarié-es de gérer le CGOS !

Le CGOS, une béquille sociale incontournable.

Pour SUD, le CGOS est avant tout une institution qui aide les hospitalier-es dans les circonstances difficiles de la vie, tout particulièrement en cas de maladie, grâce aux compléments de salaire.

A écouter médias, patronat et gouvernement, les fonctionnaires se la coulent douce et s’arrêtent pour le moindre bobo. La réalité est toute autre et la dégradation brutale des conditions de travail provoque une usure physique et psychique chez des milliers de collègues.

Dans un monde meilleur, nos salaires nous permettraient de vivre pleinement et la sécurité sociale couvrirait l’ensemble des dépenses de santé, y compris le versement des salaires pendant toute la durée de la maladie. Après tout, qui finance la sécurité sociale si ce n’est notre travail ?

Mais nous vivons dans un monde de traders, de patrons, d’exploiteurs qui préfèrent s’enrichir sans limite sur notre dos en pleurnichant parce qu’il y en a toujours un, quelque part, qui gagne encore plus et que ce n’est pas juste.

Leurs larbins politiques sont aux ordres et pour quelques miettes du gâteau trahissent quotidiennement leurs engagements électoraux. Quand ils ne mettent pas la main directement dans le pot de confiture !

Alors nous avons besoin du CGOS pour éviter la noyade sociale de trop de collègues et nos représentants-es se battent pour sauver les maigres prestations distribuées.
Nous avons fait un rêve. La disparition du CGOS devenu inutile grâce aux salaires corrects versés aux hospitalier-es en rétribution de leur travail et de leur engagement professionnel sans faille. Un rêve….

Et si on se battait pour passer du rêve à la réalité !

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Published by sud-chu-caen

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