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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 21:39
Une cérémonie des vœux houleuse à l'hôpital de Douarnenez

C'étaient les derniers vœux de Francis Bruneau, en partance vers le CHU de Nancy. Le directeur intérimaire est Pascal Besnard, directeur de l'EPSM Étienne-Gourmelen.

En partance vers Nancy

Alors que dire ce 22 janvier 2016 ? Sinon qu'il y a encore eu de l’orage dans l’air de la salle de restaurant de l’hôpital, où le directeur Francis Bruneau, à quelques jours de son départ vers le centre hospitalier universitaire de Nancy, a prononcé son 3e et dernier discours de vœux penn-sardin.

Comme l'an passé, une quarantaine de membres du comité des usagers a chanté de l'autre côté des vitres du restaurant. « Parole, parole », pendant l'introduction du sénateur-maire Philippe Paul, également président du conseil de surveillance, puis « Adieu, monsieur le directeur », pendant la prise de parole de Francis Bruneau.

Un directeur intérimaire

D'un humour plus douteux, une couronne mortuaire a crispé Philippe Paul, au moment pourtant d'annoncer « de bonnes nouvelles » selon lui : « Le recrutement d'un directeur est prévu par l'Agence régionale de santé et, d'ici à son arrivée, la nomination d'un directeur intérimaire, Pascal Besnard, directeur de l'Établissement public de santé mentale (EPSM) Étienne-Gourmelen de Quimper ».

Puis, Marceline Sévérac, secrétaire générale du syndicat CGT, a lu un texte adressé à« messieurs et mesdames les directeurs », égrenant, « au nom de tous les salariés du centre hospitalier, ce que nous voulons entendre de votre part ».Un préavis de grève de 15 h à 17 h avait été déposé par le syndicat CGT, « pour dénoncer des conditions de travail qui se dégradent ». Une centaine de personnels s'étaient rassemblés juste avant la cérémonie, portant un masque blanc.

« Entendez la souffrance du personnel »

Extrait : « Mesdames et messieurs les directeurs, entendez la souffrance du personnel et agissez dans le sens de l'amélioration de leurs conditions d'exercice professionnel, car ils souhaitent uniquement bien faire un travail qu'ils ont choisi et qu'ils aiment ».

Une intervention que le maire a peu goûtée : « Attention à l'image que vous donnez de l'hôpital, alors qu'une procédure de recrutement d'un directeur est en cours ! Si personne n'a postulé d'ici quelques mois, je ne me sentirai pas responsable ! »

« Tourner la page»

Puis, Ronan Largeau, successeur de Jean-Philippe Elkaïm comme président de la Commission médicale d’établissement (CME), a lu un court texte : « Je ne parlerai pas de 2014 et de 2015, qui ont été très compliquées. La gestion de cette crise a été très discutable, il faut tourner la page, aborder sereinement 2016 et le challenge de la certification. »

Le directeur Francis Bruneau a alors pris le micro, en même temps qu'une bonne partie du personnel quittait le restaurant.

Il a d'abord exprimé son sentiment du devoir accompli : « Nous avons su nous rassembler pour définir une feuille de route pour les cinq prochaines années, ce qui n'était pas gagné au départ. Je suis content de partir au moment où cette feuille de route a été adoptée. »

« Ton autoritaire et comminatoire »

Il a dressé le bilan de ses trois années comme directeur de l'établissement, saluant l'ensemble des 700 personnels (« médecins, soignants, administratifs et techniques »).

Il est aussi revenu sur l'intervention de Marceline Sévérac, précisant « qu'il s'agissait du syndicat minoritaire dans l'établissement [la CFDT étant le majoritaire], qui a perdu les élections il y a treize mois ».

Citant Voltaire, il s'est dit choqué par « le ton autoritaire et comminatoire » de la représentante syndicale, a loué « la vie démocratique très organisée d'un hôpital grâce aux instances », dit sa fierté « à la suite de la création de nouvelles activités » et sa satisfaction « de titulariser, début 2016, 10 % des contractuels de l’établissement (15 sur 160) ».

« 1924, c'est terminé »

Avant de conclure : « J'ai beaucoup apprécié travailler à Douarnenez. Je pense aussi que, pour une petite minorité, il faut regarder au-delà de 1924. 1924, c'est terminé. »

Allusion aux grèves des sardinières du début du siècle : « Il y a eu des épopées qui, à leur époque, ont été extrêmement respectables, admirables. Mais aujourd'hui, est-ce qu'elles sont de mise ? L'avenir ne doit pas être systématiquement source d'inquiétude. »

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