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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 11:44

Le ministère de la Santé souhaite développer la chirurgie ambulatoire. Conséquence : une soixantaine de petits services de chirurgie pourrait être restructurés ou disparaître, y compris dans le Grand Sud.

Voilà qui jette un froid dans les rangs des défenseurs des hôpitaux de proximité. Selon Le Figaro qui en a dressé la liste, 58 établissements chirurgicaux (dont neuf en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon), verraient leurs services disparaître ou restructurés en raison d'une activité jugée trop faible.

Dans le cadre du plan d'économie de l'hôpital qui s'élève à 3 milliards d'euros d'ici 2017, le ministère de la Santé veut développer la chirurgie ambulatoire qui permet, pour une opération, de limiter à une seule journée le temps d'hospitalisation.

Dans ses instructions diffusées fin septembre auprès des Agences régionales de santé (ARS), le ministère expliquait vouloir économiser ainsi près de 600 millions d'euros.

On croyait l'affaire oubliée. Il n'en est rien. Le gouvernement revient à la charge. Mais à partir de quel seuil considère-t-on une activité chirurgicale insuffisante dans un établissement hospitalier ? Quand elle n'excède pas 2 101 actes chirurgicaux par an, répondent les services de Marisol Touraine. En deçà de cette limite, une restructuration de l'offre de chirurgie doit être engagée, stipule le ministère. Le projet de loi de finances pour la Sécu (PLFSS) 2015 a prévu de son côté de ramener le déficit sous les 10 milliards d'euros. Parmi les pistes d'économies prévues par le gouvernement : «l'amplification du virage ambulatoire du système français de soins». Nous y sommes.

Visés depuis longtemps

Selon, le ministère, les 58 hôpitaux et cliniques trahis par les chiffres de leurs activités chirurgicales tourneraient «au ralenti» avec des lits inoccupés un jour sur deux. Au demeurant, cette volonté de réforme n'est pas nouvelle.

En 2010 déjà, avait été divulguée une liste d'établissements menacés de fermeture au motif que leurs services de chirurgie y opéraient moins de 1 500 personnes par an. Dans cette liste : Decazeville, Saint-Girons ou Figeac…

Le manque de pratique des chirurgiens des petits hôpitaux était l'argument avancé par Jean Leonetti, à l'époque président de la Fédération hospitalière de France.

Du côté des défenseurs des petits hôpitaux, c'est la stupéfaction : «Je suis surpris que cette instruction ministérielle refasse surface car le texte présenté en septembre avait été jugé non utilisable par le ministère», explique Michel Antony, coordonnateur national des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. «Chaque fois qu'on affaiblit un service de chirurgie, on met à mal tout un plateau technique.

Voilà des années que maternités, urgences de nuit, cardiologie, sont dans le viseur. Sur 1 500 maternités par exemple, on en a supprimé un millier en 20 à 30 ans. C'est un rouleau compresseur, une catastrophe sanitaire», poursuit Michel Antony qui se dit «consterné que le ministère actuel poursuit sur la même voie que l'ancienne ministre Roselyne Bachelot ...»

Source: ladepeche.fr

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