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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 08:45

Les praticiens hospitaliers dénoncent une mesure, considerée comme une exception faite aux seuls médecins urgentistes...

Alors que les urgentistes ont, le 23 juillet dernier, obtenu gain de cause grâce à une réduction de leur temps de travail (1) (désormais limitée à 48 heures hebdomadaires maximum dont 39 heures de travail clinique), des voix s’élèvent pour dénoncer une mesure qui exclut le reste des praticiens hospitaliers.

Une « ségrégation » motivée par des raisons syndicales et politiques

En première ligne de cette contestation, le professeur Stanislas Chaussade, président de la commission médicale d’établissement (sorte de parlement des médecins) du groupement hospitalier Cochin, Broca, Hôtel Dieu. Dans un email adressé à la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), consulté par l’AFP, celui-ci évoque « une ségrégation » entre les médecins. Indigné, il souligne que les autres praticiens hospitaliers continuent de travailler « 48 heures par semaine ». L’origine de cette différenciation serait, selon lui, due à « des raisons syndicales et politiques ».

Outre la réduction du temps de travail, Stanislas Chaussade pointe également du doigt les moyens alloués aux urgentistes, mettant en avant le cas de l’AP-HP qui prévoirait « la création de 26 postes aux urgences » pour un coût total de « 3 millions d’euros ».

Une mesure jugée coûteuse

Or, « plus de 4 millions d’euros d’économies » sont, dans le même temps, demandées sur le personnel pour l’année 2015, dont « 600.000 » au sein de son groupement hospitalier (GH), regrette-t-il. « S’il manque des effectifs aux urgences, il faut les mettre, mais pas en déshabillant les autres services (…) sans concertation. ». Un constat qui renforce la grogne Stanislas Chaussade : « Dans ces conditions je refuse d’appliquer le plan d’efficience sur les effectifs médicaux au sein de mon GH en 2015 », prévient-il dans son email.

De son côté, la Fédération hospitalière de France (FHF), qui, conteste la circulaire du ministère de la Santé lors de sa parution, a, dans un récent communiqué de presse, évalué le coût de la réforme à « 90 millions d’euros ».

(1) Cette nouvelle organisation résulte d’un accord passé entre des syndicalistes et le ministère de la Santé, au terme d’une grève de 24 heures fin 2014.

Source: 20 minutes

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