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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 15:01
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Published by sud-chu-caen
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 11:38
L’ubérisation de l’hôpital public !

Assistons-nous à l’asphyxie lente, méthodique et programmée de l’hôpital public ? Telle est la question que l’on peut légitimement se poser face aux réformes successives et au malaise croissant des personnels hospitaliers. Gazette Debout a interrogé Olivier d’Hôpitaux en lutte et Olivier d’Hôpitaux Debout pour en savoir plus. Et leur diagnostic est édifiant.

Aujourd’hui à bout de souffle, l’hôpital public ne fonctionne plus que grâce à la vocation et l’engagement des soignants qui, trop peu nombreux, reviennent sur leur temps de repos quand ils sont appelés, bien que ce soit illégal. La ministre Marisol Touraine promet des créations de postes, mais les syndicats dénoncent un double langage. Car en réalité, ces créations sont insuffisantes face à la hausse de la demande de soins due au vieillissement de la population et aux progrès de la science.

« En 10 ans, 100 000 postes et des milliers de lits ont été supprimés dans les hôpitaux publics. La loi de financement de la Sécu pour 2015-2017 a diminué le budget de la santé de 10 milliards d’euros en faveur du Pacte de responsabilité, dont 3,5 milliards ôtés à l’Hôpital, soit 22 000 postes en moins d’ici la fin de cette année », déplore un tract de l’intersyndicale. La mise en œuvre du Plan de Financement de la Sécurité Sociale 2017 imposera 4 milliards d’économies sur notre santé, dont 800 millions à l’hôpital. Cette baisse des budgets avait donné lieu à une grève nationale en novembre dernier.

En sous-effectif et soumis à des méthodes de management par la peur, le personnel est épuisé. Des cas importants de burn-out sont signalés dans les équipes, certains conduisant à des suicides. L’absentéisme et les démissions augmentent, les vocations diminuent. « Il faut remonter à la mise en place des 35 heures, qui n’a créé aucun poste », rappelle Olivier d’Hôpitaux debout. Or les besoins de santé augmentent. « Aujourd’hui il y a 1,2 millions de jours de RTT placés sur les comptes épargne-temps que les personnels ne peuvent pas prendre », poursuit-il. Mais voilà, depuis le temps que les pouvoirs publics tirent sur la corde, le personnel n’en peut plus.

L’Uberisation de l’hôpital public ?

« On assiste à un début d’uberisation », indique encore Olivier. En cause, l’ordonnance n°2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé, qui permet à une personne qui a validé une compétence en Europe pour faire une prise de sang, par exemple, de pratiquer en France sans pour autant être infirmier. « Avec la tarification à l’activité, on nous fait travailler comme des machines et il n’y a plus de prise en charge globale du patient », complète Olivier. « Les pouvoirs publics exigent la rentabilité, on parle même désormais de taux de marge brut. Le tournant libéral a été pris sous Juppé en 1995, puis s’est accentué au fil des ans ».

L’austérité infligée aux hôpitaux publics a un impact direct sur la santé de nos concitoyens. Alors que la France était première sur l’accès aux soins en 2006 dans le classement mondial de l’OMS, notre pays a dégringolé au 24ème rang en 2017, notamment en raison des fermetures de lits. Les dernières études de l’OCDE montrent que nous régressons dans la prise en charge de la santé : près d’un quart de la population renonce à se soigner, totalement ou partiellement, pour des raisons financières.

« En fonction des spécialités médicales, 36% à 64% de la population renoncent à des soins pour des raisons financières selon une enquête IPSOS/SPF. Le nombre de médecins pratiquant des dépassements d’honoraires ne cesse d’augmenter avec les « contrat d’accès aux soins » de Mme Touraine incitant les médecins à adhérer au secteur 2, qui autorise les dépassements », déclare le collectif Notre Santé en danger.

Cette situation ne peut que s’aggraver avec la progression des déserts médicaux en milieu rural et dans les quartiers populaires des villes, même à Paris. Ces inégalités d’accès à la santé sont aggravées par les restructurations hospitalières et les fermetures de maternités de proximité imposées par les gouvernements successifs.

Pour sauver l’hôpital public la lutte s’organise. Une intersyndicale historique Sud FO CGT a vu le jour. « Nous voulons un Grenelle de l’hôpital, et que le terrain puisse faire part de ses problèmes face à la technocratie », assure Olivier d’Hôpitaux en lutte. En janvier dernier, 144 hôpitaux ont fait grève. La prochaine manifestation nationale est prévue pour le 7 mars. Les usagers sont invités à s’y rallier massivement. Elle sera précédée d’une conférence de presse et d’un meeting à la Bourse du travail à Paris le 2 mars.

Voici quelques revendications :

  • Octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sanitaires et médico-sociaux d’assurer leur mission de service public, d’investir, d’embaucher et de titulariser nos collègues contractuel-le-s
  • Embauche en fonction des besoins, titularisation de nos collègues contractuel-le-s dans la Fonction publique hospitalière
  • Reconnaissance de la pénibilité de nos métiers
  • Abandon de la « territorialisation » de l’offre de soins, des GHT (Groupements hospitaliers de territoire) et des restructurations
  • Ouverture de vraies négociations sur les carrières et les grilles indiciaires, sur l’ensemble des secteurs, garantissant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, la revalorisation des métiers à prédominance féminine vers une grille unique des salaires, linéaire sans barrages ni quota
  • Arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes
  • Un plan d’urgence Emploi, formation initiale et continue, pour pallier le déficit démographique actuel et garantir à l’avenir des effectifs permettant un retour à la qualité, la sécurité et au confort du soin et de travail. Maintien de tous les instituts de formation (IFSI, IFAS…)
  • Des politiques sanitaires et sociales à la hauteur des besoins de la population, quels que soient leurs lieux d’habitation
  • Stop à la casse de nos métiers (l’abandon du projet de ré-ingénierie de l’ensemble des métiers du social)
  • La préservation et le développement d’un service public républicain de santé de proximité sur l’ensemble du territoire, garant d’une réelle égalité dans l’accès aux soins
  • Fin des enveloppes limitatives et abandon du plan ONDAM triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux
  • Abrogation des ordres professionnels
  • Retrait de la ponction de 300 millions d’euros sur les fonds de formation de l’ANFH
  • Abrogation des Loi HPST, Loi Santé et Loi Travail
  • Abandon des poursuites contre les syndicalistes et défense de leurs droits liés à l’exercice syndical.
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 08:36

L’épidémie de grippe touche à sa fin mais elle laisse derrière une augmentation alarmante de surmortalité. Les premières estimations de l’agence « Santé publique France », rendue publique mi février, font état d’une surmortalité de 17 000 personnes entre mi-décembre et mi-février. Des chiffres vertigineux qui rappellent ceux de l’hiver 2014-2015 au cours duquel une surmortalité de 18 000 personnes avait été observée, les trois quarts étant liés à la grippe. Les personnes âgées de plus de 65 ans sont les plus touchées.

Des hôpitaux saturés

Pour Olivier Mans, secrétaire fédéral de Sud Santé, le lien entre cette hécatombe et les coupes budgétaires dans le budget des hôpitaux est « évident ». « Le rouleau compresseur des mesures d’austérité, la généralisation des contrats précaires, le manque d’effectifs et de moyens rendent les conditions de travail, et d’accueil, très difficiles », explique le syndicaliste. Mi-janvier, en plein cœur de l’épidémie, la ministre de la Santé Marisol Touraine a concédé que bon nombre d’hôpitaux étaient débordés. « Les services d’urgence sont particulièrement sollicités, aux limites de leurs capacités, a-t-elle alerté, il y a un mois. Les remontées dont je dispose aujourd’hui (…) font état d’une situation préoccupante. » Déprogrammation d’intervention, placement de malades dans des services voisins, chambres simples transformées en chambre double, les équipes hospitalières ont dû ruser pour tâcher d’accueillir tout le monde. « On a aussi dû renvoyer des personnes mourir chez elle », déplore Olivier Mans.

Des échanges de mails entre plusieurs Samu de France auxquels le quotidien Libération a eu accès donnent un aperçu des conditions de travail, et d’accueil dans les services d’urgence : « Pour le CHU de Nice, saturation des urgences. Actuellement 265 passages par jour depuis quinze jours pour une moyenne annuelle de 250 mais surtout 26 % de patients de plus de 75 ans et nécessité de trouver 60 lits par jour. L’hôpital est saturé. » En Gironde, « plusieurs déclarations d’hôpital en tension sur l’ensemble du département de la ­Gironde, sur la métropole de ­Bordeaux […] mais pas uniquement. D’autres services d’urgences sont saturés ».

Personnels sous pression, et patients délaissés

À Montélimar, « L’établissement est saturé en ce qui concerne les lits de médecine. Il n’y a jamais de lits réservés pour les hospitalisations non programmées, déplore une responsable du Samu. C’est seulement hier mardi soir, après un affrontement oral plus que violent de ma part, que la décision a été prise d’ouvrir six lits supplémentaires avec rappel de personnels pour cette nuit. Mais aucun renfort aux urgences, pas de décision officielle d’établissement, pas d’ouverture officielle de cette unité pour les prochains jours. En résumé, nous ne sommes pas capables de gérer une simple grippe hivernale. »

« La grippe, c’est un effet de loupe, estime Olivier Mans. La vérité c’est que l’on est incapable de faire face à une urgence sanitaire que ce soit au niveau local, régional ou national. » Minés par la conscience de ne pouvoir répondre à la demande, avec des conséquences douloureuses, voire dramatiques pour les usagers, les personnels « ont mal à leur éthique », dit le syndicaliste. « C’est pour dire cela qu’ils seront dans la rue le 7 mars, à l’appel d’une intersyndicale CGT-FO-Sud, plus encore que pour défendre leurs acquis sociaux. »

par Nolwenn Weiler

Source: bastamag.net

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 08:29

Mardi 21 février, cinq candidats à la présidentielle ont présenté, à l’invitation de la Mutualité française, leurs propositions de financement de notre système de santé.

La santé, un sujet qui n’a pas encore été au cœur de la campagne, mais qui importe aux Français. Car même si le renoncement aux soins découle de facteurs multiples, les raisons financières sont dominantes et les remboursements de la Sécurité Sociale n’ont pas été réévalués depuis trente ans. L’évolution du système de santé préoccupe et l’accès aux soins devient de plus en plus inégalitaire : la médecine française est de plus en plus onéreuse.

Pour analyser le question, nous accueillons ce soir Frédéric Pierru, sociologue et spécialiste des politiques de santé, Agnès Verdier-Molinié, directrice de la fondation iFRAP et le professeur Guy Vallancien, chirurgien et membre de l’Académie nationale de médecine.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:21
Le délit d’entrave à l’IVG définitivement adopté par le Parlement

Aprement combattue par une partie de la droite et le mouvement «pro-vie», la proposition de loi PS visant à pénaliser les sites de «désinformation» sur l’IVG a été adoptée ce jeudi lors d'un dernier vote à l'Assemblée.

La pénalisation des sites internet qui cherchent à convaincre les femmes de renoncer à leur liberté d’avorter est devenue réalité. Ce jeudi, le Parlement a en effet adopté définitivement, par un dernier vote de l’Assemblée, la proposition de loi PS visant à pénaliser les sites de «désinformation» sur l’IVG, âprement combattue par une partie de la droite et le mouvement «pro-vie».

Ce texte, voté à main levée, prévoit d’étendre au numérique le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse, créé en 1993 et sanctionné par une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Tous les groupes de gauche et une majorité de l’UDI ont voté pour, alors que Les Républicains ont voté contre «une atteinte à la liberté d’expression».

«La liberté d’expression, ce n’est pas la liberté de manipuler»

 

Conçu initialement pour les «commandos» qui venaient perturber les établissements pratiquant l’avortement ou menacer les personnels, le délit d’entrave concernera aussi avec ce texte des informations destinées «à induire intentionnellement en erreur» les femmes s’informant sur l’IVG, «dans un but dissuasif». Quarante ans après la loi Veil, «les adversaires du contrôle des naissances avancent masqués, dissimulés derrière des plateformes qui imitent les sites institutionnels ou des numéros verts d’apparence officielle», a dénoncé la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol.

«Les militants anti-IVG resteront libres d’exprimer leur hostilité à l’avortement. A condition de dire sincèrement qui ils sont, ce qu’ils font et ce qu’ils veulent», a-t-elle assuré. Pour l’orateur des Républicains Christian Kert, cette loi menace «la liberté de pensée» et «met en place une véritable censure gouvernementale» que selon lui le Conseil constitutionnel n’acceptera pas. «La liberté d’expression, ce n’est pas la liberté de tromper les personnes, la liberté de manipuler», a répondu l’UDI Philippe Vigier.

LIBERATION avec AFP

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:12
NON à l'affront national !
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:05
6 bonnes raisons pour être en grève le 7 mars à Paris !
6 bonnes raisons pour être en grève le 7 mars à Paris !
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:50
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:41

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, le Planning Familial vous invite à une lecture de texte suivie d'un débat.

Au programme:

- Rétrospective sur la participation des femmes dans la révolution, notamment les journées du 5 et 6 octobre.

- Echange avec la salle sur l'évolution des droits des femmes depuis 1789.

 

Le mercredi 8 mars à 20h, à la Maison des associations de Caen.

Organisée par le Planning Familial.

Planning Familiale: Journée des Droits des Femmes; Les Femmes de la révolution de 1789
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:25

 

Hôpital : Granville et Avranches sous tension

Deux médecins hospitaliers d’Avranches et Granville tirent la sonnette d’alarme. Depuis plusieurs semaines, l’afflux de patients met le personnel sous tension dans les deux sites.

 

Hausse de l’activité à l’hôpital

 

Depuis plusieurs semaines, l’afflux de patients, issus de la filière gériatrique, génère une hausse de l’activité à l’hôpital. « La grippe n’explique pas tout », précise d’emblée Emmanuel Piednoir, chef de service de l’hôpital Avranches - Granville, ancien président de la commission médicale.

Le médecin tire la sonnette d’alarme, après avoir échangé avec le docteur Philippe Busson, l’actuel président de la commission médicale. Sur les deux sites, « il y a un problème de fond récurrent. »

 

Des équipes sous pression

 

La procédure hôpital sous tension adapte un nombre de lits, en fonction de l’augmentation des entrées. Elle est désormais « déclenchée de manière trop fréquente », ce qui augmente la charge de soins.

Sous pression, « les équipes courbent l’échine au quotidien, donnant le meilleur d’eux-mêmes. Des astreintes ont été doublées. Certains personnels sont rappelés sur leur jour de repos », constate Frédéric Goddé, chef de pôle, responsable du service réanimation de l’hôpital Avranches - Granville.

Source: ouest-France.fr

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